vendredi 10 juillet 2009

Jamais contente

Je déteste faire les boutiques. Je n'ai aucune idée des dernières tendances de la mode, suis totalement ignorante des derniers must have. Je déteste la foule, je m'y sens oppressée, en danger. Alors forcément, les soldes c'est le summum du cauchemar en ce qui me concerne.

Malheureusement pour moi (ou heureusement, c'est selon) j'ai perdu 12 kilos depuis début janvier, 8 de moins que l'été passé. Je peux donc me planter devant mon armoire pleine à craquer et gémir comme toutes les fashion victim que je méprise,
c'est horrible, je n'ai rien à me mettre
Pas de choix, il me fallait refaire ma garde-robe, j'ai donc pris la décision de profiter des soldes pour me relooker. L'héroisme ayant ses limites, j'ai laissé passer la première semaine avant de me risquer dans les boutiques. Mauvaise idée, j'ai rejoint le bataillon des nanas s'habillant en taille 38-40. Et elles, elles avaient dû se ruer sur les soldes dès le premier jour ...
J'ai erré dans les rayons, regardant avec rage tous ces vêtements attendant une acheteuse qui hier m'allaient, mais sont devenus totalement importables. Et puis après deux heures de supplice, j'ai jeté l'éponge et suis rentrée chez moi totalement déprimée.

Bon, et maintenant, je mets quoi demain ? Parce que je n'ai toujours rien à me mettre ...

mercredi 8 juillet 2009

Transports très communs

7h30. Blondie est dans sa salle de bain. D'abord la crème hydratante, posée par massages réguliers. Puis le fond de teint. Une couche, deux couches. Inspection minutieuse dans le miroir. Raccords autour du nez. Inspection minutieuse dans le miroir, retouches autour de la bouche. Inspection minutieuse dans le miroir, retouche au niveau du menton, surement une rougeur à masquer. Dernière inspection, puis passage au blush. L'ombre à paupières ensuite, et le mascara passé et repassé sur des cils de plus en plus épais, de plus en plus charbonneux. Enfin le rouge à lèvres, posé avec application. Un dernier regard dans le miroir, Blondie est satisfaite du résultat. Range ses produits dans la pochette, se donne un coup de brosse, et enfin se lave les mains au gel sans eau. Vérifie l'heure sur son portable et compose frénétiquement un sms. Envoyé juste à temps, la rame entre dans la station où Blondie descend.



Elle parle fort, branche des garçons à peine plus agés qu'elle ...
- Tu t'appelles comment ? Joseph ? T'es juif ? ah non ? Vous êtes tous chrétiens alors.
Puis passe à autre chose,
- Tu fumes toi?
puis sans attendre de réponse enchaine,
- mais la cigarette ça sert à rien. Juste à se donner de l'assurance.
Et puis descend, c'était sa station.



Ils sont bruyants, imposent au wagon leur musique inaudible déversée par un téléphone. Les voisins parlent plus fort, seul moyen de s'entendre. L'un hurle dans son téléphone, conversation pathétique infligée à l'entourage. Les autres haussent le ton, parlent boulot.
Et moi, seule dans cette foule qui tente de me concentrer sur ma lecture, abandonne, et note fébrilement ces instantanés sur un morceau de papier sous dimensionné.

Série de notes prises dans le RER et le métro ...

lundi 6 juillet 2009

Vacances

Oser parler de vacances après avoir laisser les Chroniques au repos tout le mois de Juin, il faut le faire. Je ne parle pas de vraies vacances, celles qui vous emmènent à Trouperdu ou Boudumonde, mais des deux semaines qui viennent.
Enfin je peux renouer avec mon rythme biologique. Le Gnome est parti pour deux semaines en colo (en sautant l'épisode tique, mais pas celui pou sinon ça n'aurait pas été drôle), et Oggy déplacé pour deux mois à la campagne. Ce pourrait donc être le pur bonheur si je ne m'étais cassé une dent sur un ridicule os d'aile de poulet hier soir.

Quelques mots sur le long silence bloguesque dans lequel je me suis enfermée. Ici et chez vous. Je cours après le temps depuis début avril. La rive droite est devenue extrêmement chronophage ces derniers temps, et comme je ne chôme pas sur la rive gauche, la seule solution pour alimenter les Chroniques serait d'arrêter de dormir. Je tourne en moyenne à 5 heures de sommeil par nuit depuis début Juin, la marge de manoeuvre est donc extrêmement limitée.

Cela dit, j'accumule les bouts de papiers couverts de pattes de mouches, de billets en gestation. Mon ambition est de taper tout ça et de faire des mises en ligne programmées histoire de récompenser la fidélité de ceux qui malgré tout continuent de passer ici. L'été devrait donc être 100% rive droite !

vendredi 5 juin 2009

Histoire

Après avoir soigneusement rangé les documents dans son cartable en cuir, éteint les lumières, plongeant la pièce dans la pénombre typique d’une fin d’après midi d’été, jeté un dernier regard à ce lieu qu’il s’apprêtait à quitter pour de longs mois, il quitta l’appartement sans se retourner. Sa destination, le port de Bordeaux d’où il embarquerait pour une longue traversée vers le Brésil. Il pourrait consacrer le temps du voyage à régler les derniers détails de la transaction fructueuse qu’il comptait réaliser sous les tropiques.

La suite est , puis , et arrive finalement ici à sa conclusion….

mercredi 3 juin 2009

Bateau ivre

C'est de plus en plus l'impression que donne l'université qui m'héberge. Aujourd'hui trois évènements sont venus la renforcer.

  • Reçu des services généraux de la vénérable maison, un mail concernant les appels d'offre pour les Partenariats Hubert Curien (coopération interpays européens). Nous sommes le 3 juin, la dead line pour le PHC qui m'interesse (Grande Bretagne) est le 9 juin. Soyons réalistes, c'est mort. D'un sens, c'est plus simple je gagne du temps, je ne monte pas de dossier.
  • Reçu du service communication, l'appel à candidature pour des partenariats avec les entreprises du bassin d'emploi. Il s'agit en fait d'aller présenter des sujets développés à l'université devant des représentants industriels, pour les tenir informés de nos activités, et plus si affinité. Projet à envoyer avant demain soir. Là c'est plus chiant, car j'aimerai bien trouver un contact local, donc je pense que je vais plancher cette nuit, pas le choix.
  • Cerise sur le gateau, la CCSU. Ce matin, j'ai passé deux heures à trier 70 dossiers de candidature ATER (pas toute seule, nous étions 3), afin de leur attribuer un rapporteur. Le gag, c'est que nous ne savons toujours pas quels seront les besoins d'enseignement pour l'année à venir (donc les disciplines succeptibles d'être pourvues d'un poste ATER. Vachement pratique pour sélectionner des candidats) ni le nombre de supports disponibles. Seule information, les nominations doivent avoir lieu début juillet, réunion du CS qui validera le 3 juillet, et auparavant il faudra que la CCSU se réunisse, qu'elle transmette au département qui transmettra au CS. Question à 2 sesterces: on fait comment ? et quand ?

Franchement, je n'en peux plus de travailler dans ces conditions. Et je ne suis pas la seule. Loin de là.

mardi 2 juin 2009

Agence tout risque

Nous avons vécu cet après midi une évacuation d'urgence du laboratoire, en risque chimique.
Une méga fuite d'H2S, juste sous la fenêtre de mon bureau ...
Bonjour l'odeur.
Après 1 heure passée sur le trottoir, le verdict est tombé. Evacuation totale du bâtiment. On a laissé la cellule d'intervention masques à gaz sur le nez tenter de trouver l'origine du problème. Espérons tout sera rentré dans l'ordre et que nous pourrons retourner bosser demain.
Qu'est ce qu'on se marre quand même ...

lundi 1 juin 2009

Ouf !

Enfin, on en vient à bout... Non parce que franchement cette année, le mois de mai a été un pur cauchemar. Pas une semaine sans pont (en fait si, il y en a eu une mais j'avais pris un jour de congé rapport à ma visite aux impôts). Donc que des semaines de quatre jours. L'horreur.

Oui, vous avez bien lu, l'horreur.

Pourquoi? Tout simplement parce que j'ai fait en quatre jours ce que je fais usuellement en cinq coté boulot, et que les ponts ont été totalement surbookés. Donc non seulement je terminais sur les rotules la période boulot, mais il était tout simplement impossible de récupérer pendant les week end.

Heureusement, tout rentre dans l'ordre (enfin pas cette semaine, mais la suivante). Pas trop tôt...