samedi 5 décembre 2009

Truc d'hiver

Allez, je vais faire ma fierotte. C'est moi qui ait choisi le thème pour le

du DrCaso. Comment ça vous ne connaissez pas les "photos de truc" ? Le règlement c'est ici, et pour participer c'est là-bas.

Je sais, techniquement ce n'est pas encore l'hiver. Il va falloir patienter jusqu'au 21 décembre. Mais quand on voit les conditions météos que Caso affronte d'ores et déjà, je pense qu'on peut parler d'hiver. Et à mon avis, c'est pas le moment de la brancher sur le réchauffement climatique ... même si de nombreuses projections prédisent que sous nos latitudes, ce sera plutôt du grand froid que le sahara en Ile de France.

mercredi 25 novembre 2009

Rebelles

Comme je l'avais détaillé dans un (très) ancien billet, la CSE dont j'étais membre n'avait pas d'états d'âme particuliers à ne pas recruter les candidats "locaux" pour peu qu'un candidat externe soit meilleur.

Les chiens ne faisant pas des chats (comme disait ma grand'mère), la CCSU mise en place pour les concours 2009 ne s'est pas plus censurée... ce qui avait conduit le chef d'un labo à échanger des propos peu aimables avec le président du comité responsable de l'éviction du candidat local.

Et bien voila ce que vient de nous adresser le président en question:
Ce courrier pour vous informer des suites de notre proposition de recrutement d’un Maitre de Conférence dans le labo d’X. Vous vous souvenez que nous avions classé première Alienette qui n’était pas la candidate locale. Alienette a effectivement pris le poste et X que j’ai vue récemment est absolument ravi de ce recrutement.
Nous avons donc bien travaillé !
Moralité: CCSU de toutes universités, ne vous privez pas de choisir vous même le ou la candidate qui vous semble le plus adapté au poste. Vous pourriez bien avoir raison !

maj: je précise qu'Alienette était totalement inconnue de tous les membres de la CCSE, et n'avait pas obtenu sa thèse dans notre vénérable université. Bref, le vrai alien.

vendredi 20 novembre 2009

Fêtons la Science

Petit passage éclair ici bas, pour faire de la pub pour un site que je viens de découvrir:

L'université de tous les savoirs, en toute modestie, propose des vidéos de conférences filmées ou de vulgarisation intelligente dans toutes les disciplines.
Alors franchement, les soirs où vous en aurez plus qu'assez de vous farcir la soixantième rediffusion d'un épisode des Experts, où la perspective de regarder un match de Hand-ball à 11 vous déprimera, au lieu de surfer sur le woueb à la recherche improbable de sites qui rendent intelligents, filez sur Canal U et découvrez le monde !!!!

Et pour ceux vivants en France, j'espère que vous aurez eu l'occasion de voir le documentaire "Espèces d'espèces", passé sur Arte le 14 novembre (oui, je sais, j'aurais pu faire de la pub avant plutôt qu'après ..). Sinon, faites en sorte de ne pas rater la redifusion mercredi 25 novembre toujours sur Arte (ou France 5 je suis toujours perdue ) à 9h55.

Tiens, un petit trailer pour vous donner envie de vous y coller (c'est un pur bonheur ce documentaire)


Espèces d'espèces #1

Merci à Dailymotion

lundi 9 novembre 2009

Crise de nerf

Après les nouvelles moroses de la rive droite, voici en vrac les sources d'énervement de la rive gauche. En fait, tout tourne autour du même problème ...

Je suis sensée faire de la science:
Réflexion, rédaction d'articles, direction de thèse, bibliographie, un peu d'enseignement et de vulgarisation, recherche de financements, et s'il reste du temps quelques passages à la paillasse.

Concrètement, que fais-je ?
Gestion de contrats, passage de commandes, bilans financiers et humains, petit bricolage, ménage, gestion du parc informatique, réunions diverses et variées, et s'il reste du temps, un peu de tout ce qui doit être mon coeur de métier.

Figurez vous que j'en ai marre, mais marre à un point qu'il est difficile d'imaginer.

Heureusement, un projet me permettra j'espère de remettre une perspective scientifique dans mes activités futures.
Nom de code, Anakin.
J'y crois, je veux y croire, bien que j'ai déjà compris qu'il me faudra une fois de plus faire le boulot qui devrait être réalisé par d'autres ...

samedi 24 octobre 2009

Le Poète

Pour alléger un peu l'ambiance glauque du précédent billet, la rive droite est heureuse de vous offrir un peu de poésie ....


Eh oui, le Gnome est un poète, ça se confirme! Parce que voir une "l'ibelule" dans un exercice de géométrie, ça n'est pas donné à tout le monde.

Au passage, ceci est la démonstration qu'il existe des professeures des écoles moins psychorigides que d'autres ....

vendredi 23 octobre 2009

Qu'est ce qu'on se marre

Il ne faut pas se fier aux apparences, la Mérantaise n'a pas dit son dernier mot. Et cédant aux injonctions du Piou soutenu par Anthropopotame, je me fends d'un post. Ames sensibles s'abstenir, vous allez rapidement comprendre pourquoi la rive droite est silencieuse depuis, pfff, je n'ose même pas regarder quelle est ma dernière contribution concrète ici bas.

Disons que depuis Juillet nous galérons.
Le thème de base est "gériatric land".
Prenez la mère de Baloo. Faites la choir mi-juillet avec fracture du coude (droit sinon c'est trop facile, étant entendu qu'elle est droitière) à la clé. Comment est-elle tombée, mystère. Elle a dit s'être pris les pieds dans quelque chose, sauf que sur le lieu du crime (attesté par la trace de sang) d'obstacle il n'y a. J'aurai tendance à penser qu'elle a fait un ACV, et l'IRM indique qu'il y en a eu (bien qu'impossible à dater). Bref, depuis cette chute, et bien plus grave que les six semaines de plâtre, il s'est avéré que Belle-Maman n'était pas une nostalgique d'un passé révolu comme nous avions tendance à le penser, mais bel et bien atteinte de la maladie d'Alzheimer. Nous avons donc décidé de passer la moitié de nos vacances d'été chez elle afin de mettre en place le réseau d'aide personnalisée lui permettant de rester chez elle.
A ma grande honte, je dois avouer avoir souvent ri des blagues sur cette maladie (je vous en ferai grâce, ceux qui ne les connaissent pas peuvent googueuler). A vivre au quotidien, c'est plus qu'éprouvant en fait. La situation est parfois surréaliste (et le rire nerveux est alors le seul dérivatif), parfois anxiogène. Bref, depuis mi-juillet, la lente descente aux enfers a commencé. Dans notre malheur, nous sommes chanceux puisque nous avons obtenu une place en maison spécialisée après seulement 2 mois d'attente, la solution du maintien à domicile s'étant rapidement avérée utopique. Baloo descend donc ce week end aider Big Brother pour le déménagement et l'installation.
De mon coté, la situation est différente mais pas meilleure. Ma mère a appris que sa neuropathie était évolutive, sans possibilité thérapeutique, et qu'elle se dirigeait donc à court terme vers la perte complète de sa jambe droite (en termes neurologiques, comprendre qu'elle sera paralysée). Cet été l'aura vu tomber deux fois, heureusement sans plus de bobo que des bleus et bosses, mais j'avoue avoir pas mal stressé lorsque nous étions à l'autre bout de la France. J'ai donc consacré la deuxième moitié de mes vacances d'été à un séjour chez la Reine Mère. Histoire de pimenter le tableau, il faut y ajouter la présence de sa soeur (sans enfant), quasi invalide, qui aura fini l'été en réanimation, est depuis une semaine en centre de soins gériatriques, où elle consacre son temps à téléphoner à tous ses contacts pour leur faire ses adieux. Ce qui j'en ai peur est tout à fait lucide de sa part vu le peu d'amélioration de l'oedème pulmonaire.
La majeure partie de notre temps libre consiste donc à chercher des solutions pour nos 3 ainées, rencontrer des médecins, téléphoner pour remonter le moral des troupes (très peu efficace) etc.

Les problèmes n'arrivant jamais seuls, pour nous changer les idées nous pouvons également gérer tant que faire se peut les problèmes de la fille ainée de Baloo, qui sombre dans la dépression et les troubles obsessionnels. Nous en sommes à deux hospitalisations en deux semaines, tout baigne.

Un évènement aurait pu nous apporter un peu de baume au coeur. Nous avons finalement trouvé une maison à acheter, dans notre budget et pas au bout du monde, puisque je serai prochainement à 15 minutes à pied du labo. Génial non? Nous pourrions nous consacrer aux projets de réaménagement, travaux divers à prévoir, bref être dans les projets d'avenir. Nous pourrions. Sauf que nous n'en avons ni le temps ni l'envie. Cerise sur le gâteau, et retour sur le thème favori, notre vendeuse âgée de 91 ans, passe son temps à vouloir nous voir pour nous parler. La dernière en date (hier) a consisté à me faire venir chez elle pour me demander si elle pourrait rester dans sa maison après la vente ... no comment.

Voila pour la rive droite, je n'ai pas trop pour principe d'étaler ma vie privée (sauf si c'est léger) sur ces pages, mais j'espère que vous comprendrez que non je ne suis pas une feignasse, mais que le coeur n'est vraiment pas au bloggage en ce moment.

vendredi 4 septembre 2009

dessine moi un Mouton

Après le Piou1 et Anthropopotame, j'ai finalement réussi à rencontrer Dr Mouton. Déjeuner bien sympa, bon j'ai un peu ruiné mon joli pull blanc avec la sauce curry des moules (miam miam), mais ça valait vraiment la peine.
Je suis personnellement ravie que mes amis virtuels de FB ou de la blogosphère deviennent des personnes en chair et en os de la vraie vie.

Qui sera le/la suivante ? (j'ai hélas raté DrCaso lors de son passage parisien)


1Bon ça compte pas, je l'ai connu bien avant qu'il ne blogue ...

samedi 1 août 2009

Rentrer maison

Voici la version que je n'avais pas eu le temps de mettre en ligne. Elle date du 31 juillet au matin.
Lever 6h30, ma première pensée est que dans exactement 24 heures je serai à Paris.
Malheureusement, ma 2ème pensée est que je ne dormirai probablement pas au cours des prochaines 24 heures.
Je déteste aller vers l'est, mais c'est certainement le moyen le plus rapide d'être de retour chez soi.
La suite des évènements m'a donné tort. J'ai largement eu le temps de dormir au cours de ces 24 heures. Same player shoot again, j'espère vraiment être chez moi dans moins de 24 heures. Probablement sans sommeil, mais franchement ça m'est devenu totalement indifférent. Je veux juste être à la maison. Rien de plus.
Si quand même, le plus vite possible.

Le retour du chat noir

Vraiment, le doute n'est plus permis, je suis plus que maudite en ce qui concerne les voyages. Pourtant tout avait bien commencé. Mais, est arrivé le jour tant attendu du retour dans la mère patrie.
Je viens d'ajouter une nouvelle expérience à mes déboires divers et variés. L'erreur sur le jour de retour. C'est très simple, il suffit de dire qu'on veut être de retour en France le 1er aout. A une blonde décérébrée qui n'a jamais entendu parler de fuseaux horaires. Et vous a donc réservé une place sur un vol quittant les USA le 1er aout. Comme je suis d'un naturel somme toute confiant, je n'ai absolument pas vérifié que les dates de voyage étaient correctes. Je me suis donc présentée comme une fleur ce jour, 31 juillet, au comptoir d'enregistrement d'Air France. Pas de passager enregistré à mon nom. Après une (très) longue attente j'ai enfin pu parler à la personne devant régler le problème. C'est là que j'ai appris que mon nom n'était pas dans la liste passager tout simplement parce que ma réservation était pour le lendemain. C'est là que j'ai également appris (ou plutôt eu confirmation) qu'Air France a définitivement rayé de son vocabulaire l'expression "Geste commercial". Mon billet est pour demain, il est non échangeable, si je voulais partir aujourd'hui il me suffisait de payer la modique somme de 2200 $.
J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, il m'a été demandé à l'extrème bord de la politesse d'aller inonder un autre endroit.
Et voila comment on se retrouve dans un hôtel d'aéroport, zone glauque s'il en est, uniquement déservi par un courtesy bus, excluant de fait toute possibilité d'aller, faute de retour maison, claquer l'argent du ménage dans les boutiques Bostoniennes.
Ce qu'il y a de bien dans tout ça c'est que non seulement toute la famille doit retarder d'une journée le départ en vacances, mais que je perds plus de 24 heures de ma courte vie à attendre un avion qui, si j'ai de la chance, ne sera ni retardé, ni annulé.
Maudite. Définitivement maudite.

jeudi 30 juillet 2009

La totale

Franchement, je ne regrette pas mon déplacement à ce congrès. Le premier jour j'ai appris qu'un requin anglais rodait dans les mêmes eaux que celles que je fréquente actuellement. Quand je dis rodait, le mot est faible. Ce serait plutôt de l'alerte rouge, genre on va se faire scooper dans les plus brefs délais. Du coup, je passe tout mon temps libre à terminer d'écrire le papier pour pouvoir l'envoyer dès la semaine prochaine (comment ça je suis en vacances la semaine prochaine ?).
Et franchement un congrès sans les after autour du bar ça perd beaucoup d'intérêt.
Aujourd'hui j'accroche mon poster, redoutant la visite de la perfide Albion, bien consciente que j'expose des données qu'il pourrait exploiter à son avantage. Et bien, le coup est venu d'ailleurs. Du Japon pour être précise. Un groupe a la structure complète de ma protéine favorite (nous n'avons qu'une partielle). Chance pour moi, ils n'ont pas l'activité. Du coup, ils proposent une collaboration.
Quand je pense que j'ai choisi de passer sur des organismes bizarres pour ne plus avoir la pression compétitive du domaine, je me dis que j'ai vraiment peu de flair ...

vendredi 24 juillet 2009

Go west

Départ demain pour Boston, puis après demain middle-of-no-where New Hampshire. Et ça pour une semaine. Au programme une Gordon conference, pile-poil dans ce qui m'interesse. Donc je devrais être contente. Et bien non. Ca me gave. Ce qui semblait une excellente idée en mars, devient un pur cauchemar fin juillet. Je suis épuisée. La perspective du vol et du jet-lag me glace. De plus, j'ai tellement de boulot en retard, que je dois en embarquer, et que les rares heures de liberté du congrès seront studieuses.
Le retour m'angoisse tout autant, puisque je rentre le 1er aout au matin ... jour de notre départ en vacances. Je n'ose imaginer l'état d'épuisement que je vais atteindre. Du coup, je n'arrive pas à me motiver pour boucler les bagages. Tous les (mauvais) prétextes sont bons pour ne pas s'y mettre. Et en plus, je viens de réaliser que je suis connectée via la rive droite pour commenter la rive gauche. Ce système à double pseudo me gave également !!!
N'en déplaise au Piou, je pense que je vais enterrer Roberta.

lundi 20 juillet 2009

Les insectes sont nos amis

Je sais bien qu'il faut les aimer aussi, mais trop c'est trop.

Entre le HLM à poux dans la tête du Gnome, les 3 tiques qu'il a encore chopé et l'invasion de l'appartement par les puces de plancher, je craque.
La guerre sera totale, chimique ET totale.

Saloperies de bugs.

vendredi 10 juillet 2009

Jamais contente

Je déteste faire les boutiques. Je n'ai aucune idée des dernières tendances de la mode, suis totalement ignorante des derniers must have. Je déteste la foule, je m'y sens oppressée, en danger. Alors forcément, les soldes c'est le summum du cauchemar en ce qui me concerne.

Malheureusement pour moi (ou heureusement, c'est selon) j'ai perdu 12 kilos depuis début janvier, 8 de moins que l'été passé. Je peux donc me planter devant mon armoire pleine à craquer et gémir comme toutes les fashion victim que je méprise,
c'est horrible, je n'ai rien à me mettre
Pas de choix, il me fallait refaire ma garde-robe, j'ai donc pris la décision de profiter des soldes pour me relooker. L'héroisme ayant ses limites, j'ai laissé passer la première semaine avant de me risquer dans les boutiques. Mauvaise idée, j'ai rejoint le bataillon des nanas s'habillant en taille 38-40. Et elles, elles avaient dû se ruer sur les soldes dès le premier jour ...
J'ai erré dans les rayons, regardant avec rage tous ces vêtements attendant une acheteuse qui hier m'allaient, mais sont devenus totalement importables. Et puis après deux heures de supplice, j'ai jeté l'éponge et suis rentrée chez moi totalement déprimée.

Bon, et maintenant, je mets quoi demain ? Parce que je n'ai toujours rien à me mettre ...

mercredi 8 juillet 2009

Transports très communs

7h30. Blondie est dans sa salle de bain. D'abord la crème hydratante, posée par massages réguliers. Puis le fond de teint. Une couche, deux couches. Inspection minutieuse dans le miroir. Raccords autour du nez. Inspection minutieuse dans le miroir, retouches autour de la bouche. Inspection minutieuse dans le miroir, retouche au niveau du menton, surement une rougeur à masquer. Dernière inspection, puis passage au blush. L'ombre à paupières ensuite, et le mascara passé et repassé sur des cils de plus en plus épais, de plus en plus charbonneux. Enfin le rouge à lèvres, posé avec application. Un dernier regard dans le miroir, Blondie est satisfaite du résultat. Range ses produits dans la pochette, se donne un coup de brosse, et enfin se lave les mains au gel sans eau. Vérifie l'heure sur son portable et compose frénétiquement un sms. Envoyé juste à temps, la rame entre dans la station où Blondie descend.



Elle parle fort, branche des garçons à peine plus agés qu'elle ...
- Tu t'appelles comment ? Joseph ? T'es juif ? ah non ? Vous êtes tous chrétiens alors.
Puis passe à autre chose,
- Tu fumes toi?
puis sans attendre de réponse enchaine,
- mais la cigarette ça sert à rien. Juste à se donner de l'assurance.
Et puis descend, c'était sa station.



Ils sont bruyants, imposent au wagon leur musique inaudible déversée par un téléphone. Les voisins parlent plus fort, seul moyen de s'entendre. L'un hurle dans son téléphone, conversation pathétique infligée à l'entourage. Les autres haussent le ton, parlent boulot.
Et moi, seule dans cette foule qui tente de me concentrer sur ma lecture, abandonne, et note fébrilement ces instantanés sur un morceau de papier sous dimensionné.

Série de notes prises dans le RER et le métro ...

lundi 6 juillet 2009

Vacances

Oser parler de vacances après avoir laisser les Chroniques au repos tout le mois de Juin, il faut le faire. Je ne parle pas de vraies vacances, celles qui vous emmènent à Trouperdu ou Boudumonde, mais des deux semaines qui viennent.
Enfin je peux renouer avec mon rythme biologique. Le Gnome est parti pour deux semaines en colo (en sautant l'épisode tique, mais pas celui pou sinon ça n'aurait pas été drôle), et Oggy déplacé pour deux mois à la campagne. Ce pourrait donc être le pur bonheur si je ne m'étais cassé une dent sur un ridicule os d'aile de poulet hier soir.

Quelques mots sur le long silence bloguesque dans lequel je me suis enfermée. Ici et chez vous. Je cours après le temps depuis début avril. La rive droite est devenue extrêmement chronophage ces derniers temps, et comme je ne chôme pas sur la rive gauche, la seule solution pour alimenter les Chroniques serait d'arrêter de dormir. Je tourne en moyenne à 5 heures de sommeil par nuit depuis début Juin, la marge de manoeuvre est donc extrêmement limitée.

Cela dit, j'accumule les bouts de papiers couverts de pattes de mouches, de billets en gestation. Mon ambition est de taper tout ça et de faire des mises en ligne programmées histoire de récompenser la fidélité de ceux qui malgré tout continuent de passer ici. L'été devrait donc être 100% rive droite !

vendredi 5 juin 2009

Histoire

Après avoir soigneusement rangé les documents dans son cartable en cuir, éteint les lumières, plongeant la pièce dans la pénombre typique d’une fin d’après midi d’été, jeté un dernier regard à ce lieu qu’il s’apprêtait à quitter pour de longs mois, il quitta l’appartement sans se retourner. Sa destination, le port de Bordeaux d’où il embarquerait pour une longue traversée vers le Brésil. Il pourrait consacrer le temps du voyage à régler les derniers détails de la transaction fructueuse qu’il comptait réaliser sous les tropiques.

La suite est , puis , et arrive finalement ici à sa conclusion….

mercredi 3 juin 2009

Bateau ivre

C'est de plus en plus l'impression que donne l'université qui m'héberge. Aujourd'hui trois évènements sont venus la renforcer.

  • Reçu des services généraux de la vénérable maison, un mail concernant les appels d'offre pour les Partenariats Hubert Curien (coopération interpays européens). Nous sommes le 3 juin, la dead line pour le PHC qui m'interesse (Grande Bretagne) est le 9 juin. Soyons réalistes, c'est mort. D'un sens, c'est plus simple je gagne du temps, je ne monte pas de dossier.
  • Reçu du service communication, l'appel à candidature pour des partenariats avec les entreprises du bassin d'emploi. Il s'agit en fait d'aller présenter des sujets développés à l'université devant des représentants industriels, pour les tenir informés de nos activités, et plus si affinité. Projet à envoyer avant demain soir. Là c'est plus chiant, car j'aimerai bien trouver un contact local, donc je pense que je vais plancher cette nuit, pas le choix.
  • Cerise sur le gateau, la CCSU. Ce matin, j'ai passé deux heures à trier 70 dossiers de candidature ATER (pas toute seule, nous étions 3), afin de leur attribuer un rapporteur. Le gag, c'est que nous ne savons toujours pas quels seront les besoins d'enseignement pour l'année à venir (donc les disciplines succeptibles d'être pourvues d'un poste ATER. Vachement pratique pour sélectionner des candidats) ni le nombre de supports disponibles. Seule information, les nominations doivent avoir lieu début juillet, réunion du CS qui validera le 3 juillet, et auparavant il faudra que la CCSU se réunisse, qu'elle transmette au département qui transmettra au CS. Question à 2 sesterces: on fait comment ? et quand ?

Franchement, je n'en peux plus de travailler dans ces conditions. Et je ne suis pas la seule. Loin de là.

mardi 2 juin 2009

Agence tout risque

Nous avons vécu cet après midi une évacuation d'urgence du laboratoire, en risque chimique.
Une méga fuite d'H2S, juste sous la fenêtre de mon bureau ...
Bonjour l'odeur.
Après 1 heure passée sur le trottoir, le verdict est tombé. Evacuation totale du bâtiment. On a laissé la cellule d'intervention masques à gaz sur le nez tenter de trouver l'origine du problème. Espérons tout sera rentré dans l'ordre et que nous pourrons retourner bosser demain.
Qu'est ce qu'on se marre quand même ...

lundi 1 juin 2009

Ouf !

Enfin, on en vient à bout... Non parce que franchement cette année, le mois de mai a été un pur cauchemar. Pas une semaine sans pont (en fait si, il y en a eu une mais j'avais pris un jour de congé rapport à ma visite aux impôts). Donc que des semaines de quatre jours. L'horreur.

Oui, vous avez bien lu, l'horreur.

Pourquoi? Tout simplement parce que j'ai fait en quatre jours ce que je fais usuellement en cinq coté boulot, et que les ponts ont été totalement surbookés. Donc non seulement je terminais sur les rotules la période boulot, mais il était tout simplement impossible de récupérer pendant les week end.

Heureusement, tout rentre dans l'ordre (enfin pas cette semaine, mais la suivante). Pas trop tôt...

dimanche 24 mai 2009

Bonneteau

Félicitations du jury, pour le bonnimenteur de choc dirigeant l'éducation nationale !
Après avoir diminuer de 2 heures la semaine de classe, et fait consacrer ces deux heures aux élèves "en difficulté", dans le même temps avoir alourdit les programmes, ce qui de fait conduit les enseignants à accelérer le rythme; généré donc des élèves en difficulté, il se félicite de ce que l'aide personnalisée fonctionne et concerne un million d'enfants.

Sauf que, si ces deux heures avaient été maintenues sur du temps de classe, en d'autres termes si les samedi matins avaient toujours été travaillés, il y a fort à parier que l'aide personnalisée n'aurait eu aucune justification de masse.

Bravo donc, d'autant que la suppression de l'école le samedi matin est très populaire chez les parents et les enseignants (ainsi que chez les enfants, pour qui toute demi-journée de libérée est bonne à prendre).

lundi 18 mai 2009

Patience

Semaine de concours, soyez patients, je ferai comme promis une analyse des nouvelles modalités du recrutement des Maîtres de Conférence (normalement ce week end).

Coté rive droite, c'est assez mouvementé également. Je découvre les joies des règles de l'urbanisme, il y aura également matière à produire un billet.

Et oui, je sais Junior, le teasing c'est nul ...

lundi 4 mai 2009

Vous avez demandé la rive gauche...

... ne quittez pas.

Promis, je vais m'atteler à l'écriture d'un billet sur les nouveaux concours MCF qui doivent (parait-il) laver plus blanc.
Mais là, j'ai pas trop le temps parce que c'est la semaine de début des concours, et qu'avec la chance qui me caractérise je me suis retrouvée embarquée dans deux jurys.
Alors, afin d'être le plus pertinente possible, je ne réaliserai l'analyse comparative qu'une fois les concours terminés. Soit après le 22 mai ...

Entretemps, il faudra que je vous raconte deux trois trucs sur la rive gauche... Il y a matière à billet, c'est juste que le coeur n'y est pas (la vie de chercheur est plutôt morose depuis l'automne).

Le retour des héros

Hier soir, je suis allée faire le pitre à minuit sur le parking du RER pour récupérer le Gnome rentrant de tournoi international de rugby.
J'ai récupéré une loque, puante et boueuse (rapport à la pluie normande), à la voix éraillée de ceux qui ont trop bu gueulé dans le car, bref, un rugbyman en herbe ayant gagné ses premiers galons à la force des crampons.
Les mini-poussins ont fait honneur au club, alors qu'ils ont été embarqués dans l'aventure à l'arrache. Ils se sont classés 3ème (sur 16 équipes engagées), n'ayant perdu que la demi-finale personne n'est parfait. Ils ont surtout vaincus les deux équipes anglaises engagées, ce qui a fait sauter de joie tous les pères de mini-pousses.
Ce matin, hélas, ce fut le drame puisque nous ne retrouvons pas la médaille "en or massif, et en vrai or pas comme les autres". Bon, il faut dire que mon fils a quand même réussi à perdre, outre la médaille, son pantalon de survêtement, ses chaussures de rugby et son protège dent. Y a pas, l'effet chromosome Y est parfois terrible...

mercredi 29 avril 2009

Ultramoderne couplitude

Je trouvais jusqu'à peu que Baloo et moi formions un couple ultramoderne, à la pointe des nouvelles technologies, tout ça tout ça. Souvenez-vous, Gmail avait révolutionné notre mode de communication. Plus récemment, nous avons sombré corps et âme dans la spirale Facebook, moyen finalement très efficace pour être à peu près au courant de ce que deviennent les enfants devenus grands.
Nous nous sommes un peu inquiétés pour l'avenir de notre couple, quand il nous est arrivé de communiquer sur nos murs respectifs, alors que nous étions vautrés dans des canapés se faisant face... J'ai récemment été rassurée, quand j'ai vu que Bergère demandait au Mouton quand il comptait aller se coucher ... sur FB. Nous étions bien finalement un couple moderne, dans l'air du temps, ce malgré nos ages vénérables.
Et bien non, finalement nous sommes vraiment des has been. Car je viens de réaliser que le must en matière de communication conjugale, c'était la section commentaire des blogs. Si, si, j'ai des preuves! C'est , et aussi ...
Franchement, la bergerie met la barre très haut ...

le temps qui passe

Il y a pile neuf ans, il m'a fallu 23 minutes pour perdre 11 kg...
Cette année, ça m'aura pris 4 mois pour en effacer 10 (mais ça ne m'a pas fait mal).

dimanche 26 avril 2009

A mon tour ...

... de parler vaccins et vaccination, en écho aux billets du Piou (ici et ) et à celui de Bergère.

Premier commentaire, qui concerne le documentaire sur les accidents vaccinaux (à voir chez Bergère, j'ai la flemme de rechercher l'adresse), que je vous recommande vivement, et j'insiste, de visionner. Je dois dire que j'ai beaucoup appris de ce film et que son ton modéré plaide en sa faveur. Néanmoins, deux ou trois passages m'ont fait réagir. Le premier concerne l'affirmation (incrustée à l'image) que le calendrier vaccinal est le même au Québec et en France, alors que la personne qui parle présente le calendrier en vigueur aux USA (5'43"). Je pinaille me direz vous? Oui et non. Car en France on ne vaccine pas les nouveaux-nés contre l'hépatite B. Ou plus exactement, on ne procède à cette injection que pour les enfants nés de mère séropositive à l'hépatite B (tout comme on soumet à tri-thérapie les nourrissons de mères séropositives VIH). Parce que ces nouveaux nés là, et seuls ceux là, présentent un très haut risque de contamination. Rappelons au passage que ce vaccin n'est pas obligatoire en France.
Autres passages m'ayant gêné, ceux referrant aux accidents vaccinaux de deux enfants. Je ne remets pas en cause l'accident vaccinal, qui pour autant que je puisse en juger doit être considéré comme très probable. Ce qui me gène, c'est que les deux enfants en question présentaient des pathologies pré-vaccinales (une est microcéphale) qui auraient dû alerter les médecins, et leur faire envisager de ne pas procéder à la vaccination. Car les médecins ont accès aux fiches techniques qui stipulent les effets "indésirables" et les contre-indications au contraire des parents (franchement, je n'ai jamais lu les notices des vaccins, et l'aurai-je fait, je n'aurais probablement rien compris).
Ce que j'ai également retenu de ce documentaire est que les accidents vaccinaux se produisent principalement chez des individus "à risque". Il ne semble pas que nous puissions les identifier en "prévention", sauf bien entendu si vous êtes d'une famille à Lupus ou SEP. Une simple consultation bien menée permet sans aucun doute d'identifier de telles personnes. Pour les autres, j'ai peur qu'il soit très difficile de les éviter. Cependant, le bénéfice global apporté à la société par la vaccination devrait justifier à lui seul que la société indemnise ces personnes sans barguigner.
De ce documentaire je retiens également qu'il serait judicieux que l'OMS fasse procéder à une étude épidémiologique sur les adjuvants vaccinaux, et que cette étude ne remettrait pas en cause le principe de vaccination, mais permettrait de diminuer les accidents.

Enfin, il me semble qu'il est de la responsabilité de chaque parent de procéder ou pas aux vaccinations "de confort". En ce qui me concerne, (ou plutôt en ce qui concerne mon fils) j'ai choisi de ne pas. Le vaccin anti varicelle n'est pas disponible en France (sauf pour les personnes atteintes d'une pathologie rénale dont j'ai oublié le nom). J'ai refusé la méningite, car en cas de contact on peut procéder au vaccin immédiatement (et le réseau d'alerte fonctionne très bien). Rotavirus et grippe, c'est également non, même si dans le cas de la grippe l'épisode tristement célèbre de la grippe Espagnole (30 millions de morts au bas mot entre 1918 et 1919) devrait me conduire à militer pour la vaccination de toute la famille.

Pour finir, j'avoue avoir la chance de faire suivre mon enfant par un médecin "responsable". Jamais le Gnome n'a reçu plus d'un vaccin à la fois, et les injections ont toujours été séparées d'au moins 6 mois, et repoussées en cas de rhume, gastro ou autre. Une meilleure sensibilisation des médecins aux risques vaccinaux contribuerait probablement à diminuer les accidents.

PS: j'ai dit n'importe quoi dans un de mes commentaires chez le Piou (enfin, pas moi... Roberta!). On peut tout à fait se faire vacciner contre la rougeole hors association Rubéole/Oreillons. Dont acte.

samedi 25 avril 2009

Travailler son h index

Pour faire écho aux conseils de Dr Mouton sur le sujet (c'est et ), je vais y aller également de ma recette.

Lorsque vous êtes reviewer d'un papier, c'est en général dans votre domaine d'activité. Vérifiez attentivement que votre propre travail (et celui de vos copains dans le domaine, ils vous renverrons bien l'ascenseur un jour) soit bien cité. Si ce n'est pas le cas, demandez à ce que ce soit fait.

Voila comment un samedi j'aurai contribué à améliorer la diffusion des oeuvres du Piou (si jamais il voulait faire un come-back dans l'académique) et des miennes. Reste à voir si le papier sera finalement accepté et si les auteurs auront suivi mes recommandations.

Bon, maintenant je passe au suivant ... (et oui, je me suis pris 2 papiers à réferer la même semaine)

lundi 20 avril 2009

Les chiens ne font pas des chats

Ces vacances m'auront permis d'établir de manière définitive, que ma mauvaise foi légendaire m'a été transmise par la Reine Mère (85 ans le 8 avril, pour situer le personnage). Quant à savoir si c'est de l'héritage mitochondrial ou non, il faudra attendre un peu que le Gnome grandisse.

Bref, pour ces vacances pascales, nous avons conduit ma mère dans la maison de famille, ré-ouverture après ces (longs) mois d'hiver, ménage intense à l'intérieur et jardinage extensif en extérieur. Depuis quelques années, la Baby-boomeuse et moi lobbyons comme des forcenées pour que le terrain réservé aux cultures maraichères voit sa surface quelque peu réduite. L'an passé, nous avons remporté une petite (toute petite) victoire, la Reine Mère ayant consenti de laisser une bande de terrain en jachère (en vert sur la figure A). A la fin de l'été, elle a reconnu que n'ayant plus vingt ans, il lui faudrait diminuer la surface cultivée la saison prochaine (soit en 2009). Il fut même évoqué de diminuer de MOITIE ladite culture, au plus fort de l'hiver alors que le moral maternel était au plus bas. Je révais donc de pouvoir négocier les projets B ou C lors des semis printaniers.
Mais les jours passant, et les rayons de légumes à planter/semer s'additionnant, je finis par faire part de ma perplexité quand au mode de réduction potagère envisagé. Outre le fait que je me suis fait copieusement engueuler, la Reine Mère dans toute sa splendeur finit par m'asséner que cette année, le plan de mise en jachère serait le suivant:




No comment....

vendredi 10 avril 2009

OK je vois le genre

Je ne voudrais pas dire mes chers lecteurs, mais j'ai eu deux fois plus de visite le jour où je donnais des recettes de cocktails que le jour où j'ai parlé de mon évaluation Aeres....

Des fois, on se sent vachement soutenu.

Allez, joyeuses Pâques quand même pour ceux qui pratiquent et bonne chasse aux oeufs pour les impies.

Quant à moi je (re)pars en vacances (mais avec boulot sinon le 20 avril je vais pleurer).

jeudi 9 avril 2009

Douce France

Au titre des évènements ayant contribués à ma morosité printanière, est l'histoire de Mody. Mody est malien, il était homme de ménage dans notre vénérable institut, dûment salarié de l'entreprise de nettoyage ayant obtenu le marché public de l'université. Il était en France depuis 2004, entré en toute régularité, salarié dès le début, parlant parfaitement Français, ayant un logement (ne rêvons pas, dans un foyer type Sonacotra, mais bon). Il avait laissé femme et enfant au Mali, conscient que ses revenus ne lui permettraient pas d'assurer une vie décente à sa famille dans notre beau pays. Il ne profitait donc en aucune manière du système social de notre société (ce que l'on entend régulièrement dès que le sujet de l'immigration est abordé). L'an passé, il est rentré au Mali ayant pris des congés cumulés au fil des années augmentés d'un sans solde. Malheureusement, son visa n'a alors pas été renouvellé. Moralité, il est revenu sur un titre qui le condamnait de fait à l'illégalité, et a repris son travail qu'il faisait fort bien. L'histoire se termine mal, vous l'aurez deviné depuis longtemps. Il a été contrôlé début mars, placé en centre de rétention, puis finalement expulsé le 27 mars, direction Bamako. Les lettres de soutien, pétition (plus de 2000 signataires), et preuves de son emploi n'y ont rien changé.

Hier matin, Mr Eric Besson ministre sinistre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire (ça ne s'invente pas...) était invité sur France Inter. Je l'ai ainsi entendu justifier l'injustifiable, et surtout pointer le fait que la régularisation au cas par cas des sans papiers se faisait principalement lorsque les personnes avaient un emploi (jusque là OK) et une famille en France. Cette deuxième condition exclut de fait Mody d'une quelconque possibilité de régularisation. Dont acte.

Je me demande maintenant, quelle autre clause secrète est requise, qui aurait permis à Ismail d'être régularisé. Parce que dans ce dernier cas, on est carrément dans le dégueulasse...

Ismail, habitant de Gif-sur-Yvette, vit avec sa compagne Paloma. Avec elle, il a eu une petite fille, Magdalena, qui a maintenant 2 ans ½.
Paloma, la compagne d’Ismail, est française. Magdalena, la fille d’Ismail, est française. Mais Ismail est turc, il est arrivé en France en 2002 avec un visa touristique, et il n’a jamais pu obtenir un titre de séjour régulier.

Il vit en France depuis plusieurs années, c’est ici qu’il construit sa vie et son avenir. La France est le pays de sa compagne, celui de sa fille, et aussi le sien maintenant. Nous devons l’aider à y rester !!!

Il vient de recevoir de la préfecture d’Évry un refus de séjour comportant Obligation à Quitter le Territoire Français (OQTF).
Au moindre contrôle d’identité, ce qui est fréquent dans les gares RER, il sera placé en centre de rétention avant d’être expulsé dans son pays d’origine.


Pour plus de détails sur le droit des étrangers, et les conditions de traitement des personnes interpellées, je vous renvoie au blog d'Eolas, vous verrez que c'est édifiant!


mercredi 8 avril 2009

Le verdict

Ne désespérez pas, je n'ai pas décidé de mettre la clé sous la porte, mais comment dire ... ces derniers temps ma vie est devenue un peu trop remplie et fatiguante pour que j'ai le courage de poster.

Cela dit, la grande nouvelle des deux dernières semaines, c'est que nous avons finalement reçu le rapport de l'évaluation AERES (qui datait du 16 et 17 décembre quand même).

Disons le tout net, cet organisme impartial sensé oser dire les choses que les comités CNRS partiaux n'osaient aborder, ne se distingue pas vraiment desdits comités. On ne va pas se plaindre non plus, mais finalement nous avons eu un gentil rapport. Quelques équipes ont des problèmes et ils sont identifiés, mais le tout est présenté sans aucune agressivité ni négativisme. En fait, nous sommes plutôt agréablement surpris par le niveau qualitatif qui nous est implicitement attribué.
Reste à voir, comment cela se traduira à l'interclassement, l'AERES étant sensé classer non seulement les instituts mais également les équipes de chaque institut. M'est avis que l'exercice sera périlleux.

Je suis donc officiellement acceptée comme nouvelle équipe dans la maison, et je suis très contente de l'évaluation que j'ai obtenu. Pas trop laudative, pointant les problèmes potentiels, bref, en la lisant j'étais vraiment heureuse. Cerise sur le gateau, j'ai obtenu un financement (petit mais stratégique) qui nous permettra de boucler 2009 sans soucis...


Allez, je ne résiste pas... voici l'évaluation du groupuscule (ceux qui me connaissent pourront le lire sur le site de l'Aeres de toutes façons) édité de manière à préserver un tout petit peu l'anonymat de la taulière :

Cette jeune équipe, créée à l’occasion du quadriennal 2010-2013, regroupe un chercheur CR1 CNRS, un technicien (AJT), un post-doc CNRS et un étudiant en thèse.
Le projet vise à réaliser par une approche pluridisciplinaire (résumé du projet) ...

Points forts : au cours du présent quadriennal, cette équipe a réussi à assurer une bonne production scientifique malgré un contexte difficile. Elle a établi de fructueuses collaborations nationales et internationales, accompagnées de financements. Elle a pu recruter des étudiants (M1, M2, thésard et post doc). Le projet proposé est en adéquation avec l’environnement scientifique du laboratoire.
Points faibles : Les travaux récents sur les gnagnagna n’ont pas encore été publiés, ce qui pourrait nuire à l’obtention de financements pour soutenir le projet de cette équipe.
Recommandations : le comité recommande à cette équipe dynamique de finaliser ces premiers travaux afin de pourvoir au financement futur de son projet de recherche. Il recommande à la direction du laboratoire d’apporter, au moins pour un temps, un soutien logistique, financier et en personnel, afin que cette jeune équipe puisse développer sereinement son projet.

Bon ben "yapuka" écrire tous les papiers en retard, et la vie sera vraiment tip top sur la rive gauche...

mercredi 1 avril 2009

Le petit chimiste (2)

Bon, le moins que l'on puisse dire est que le sujet d'examen n'a pas inspiré nombre de mes lecteurs... Savoir si cette indifférence est due au sujet ou à ma longue absence de la blogosphère restera un mystère. Mais bon, je tiens parole, et vous livre les protocoles des quelques combinaisons que nous avons testées pour vous (la science ne recule devant aucun sacrifice, cela va sans dire). Toutes les proportions indiquées sont pour un verre.

Sans alcool:
Bora Bora Brew:
- 12 cl de jus d'ananas frais
- 3 cl de Canada Dry
- 1 cl de grenadine.
Mettre les glaçons dans un verre, ajouter les ingrédients, mélanger à la cuillère.

Shirley Temple:
- 8 cl de Canada dry
- 8 cl de Seven Up
- 1 cl de grenadine
- 1/8 de citron vert
Mettre les glaçons dans un verre, ajouter les ingrédients, mélanger à la cuillère.

Bull's Eye:
- 4 cl de jus d'orange pressée
- 1 cl de sirop de sucre de canne (oublié dans la liste des ingrédients)
- 13 cl de Canada dry
Mettre les glaçons dans un verre, ajouter les ingrédients, mélanger à la cuillère.

Avec du Rhum:
Citrus cooler:
- 3 cl de rhum blanc
- 3 cl de jus d'orange pressée
- 1 cl de jus de citron vert pressé
- 1 cl de triple sec
- 10 cl de Seven Up
Mettre les glaçons, le rhum, les jus de fruit et le triple sec dans le shaker. Secouer vivement. Verser sans filtrer dans le verre, ajouter le Seven Up dans le verre et mélanger à la cuillère.

Daiquiri: (ma recette, ou Daiquiri n°6 en toute modestie)
- 4 cl de rhum blanc
- 2 cl de sirop de sucre de canne
- 2 cl de jus de citron jaune pressé
- 6 glaçons pilés
Mettre dans le mixeur, et mixer jusqu'à homogénéité. Verser dans le verre sans filtrer.

Avec du Whisky:
Lynchburg Lemonade:
- 4 cl de whisky
- 2 cl de jus de citron pressé
- 1 cl de triple sec
- 1 cl de Seven Up
Mettre les glaçons dans un verre, ajouter les ingrédients, mélanger à la cuillère. (en fait assez proche de la réponse du Piou, mea culpa)

Avec du Gin:
Honolulu Punch:
- 4 cl de gin
- 8 cl de jus d'ananas
- 4 cl de jus d'orange pressée
- 1 cl de citron jaune pressé
- 1 cl de sirop de sucre de canne
Mettre les glaçons et tous les ingrédients dans le shaker. Secouer vivement. Servir au verre en filtrant.

Parisian:
- 4 cl de gin
- 2 cl de vermouth dry
- 1 cl de crème de cassis
- 1 zeste de citron jaune
Mettre les glaçons et les alcools dans un verre à mélange. Remuer à la cuillère. Servir au verre en filtrant. Lever le zeste et le presser au dessus du verre, puis le placer dans le verre.



Quelques commentaires et recommandations :
Vocabulaire: dans les recettes, le seven up est appelé " lemon-lime soda" et le canada dry "ginger ale". Le triple sec le plus connu en France est le Cointreau, et le vermouth dry est le Martini blanc ou le Noilly Prat pour les nostalgiques.
Il manque trois cocktails réalisables avec les ingrédients proposés, mais nous ne les avons pas testé (caïpirinha, que j'aime beaucoup; un au whisky et un au gin dont les noms m'échappent).

J'ai testé la "lecture rapide" sur le Citrus cooler, et ai mis le soda dans le shaker.... inondation garantie sur le lieu de préparation.

Le Parisian est le seul short drink de la liste, et il cogne salement !!! C'est une variante du Dry Martini. Vous pouvez donc le réaliser au shaker ("Shaken not stirred" comme chacun sait ...), même si la recette préconise l'usage de la cuillère à mélange.

Je n'ai pas tout gouté, mais parmi ceux testés j'ai bien aimé le Bora Bora, le Citrus cooler, le Daiquiri (mais c'est ma recette, donc normal que j'aime ...) et le Parisian (plus doux au gout que le Dry Martini). En revanche, j'ai trouvé le Honolulu Punch trop sucré.

mardi 31 mars 2009

Le petit chimiste

Produits de départ:

Gin, Rhum, Whisky, Triple sec, Crème de Cassis
Jus d'ananas, orange, citron jaune et citron vert pressés, grenadine, seven up, canada dry
Glaçons à profusion


Alors, avec tout ça on peut faire quoi???

(réponse demain...)

maj 22h37: j'avais oublié le vermouth (martini blanc)...
Nan c'est super important. Sinon, pour le Piou, celui là on ne l'a pas gouté.

dimanche 29 mars 2009

Open bar

Afin de fêter la fin de l'heure d'hiver, j'avais invité les forces vives du labo à dîner hier soir. Mot d'ordre (par égard aux conjoints présents également) PAS DE SCIENCE... nous avons malgré tout dérapé sur un problème de qualité d'eau, ce qui est surprenant quand on pense à ce que nous avons bu pendant la soirée.
J'ai en effet profité de l'occasion pour tester mes qualités de bar tender, option cocktail. Y compris, sans alcool. Bref, la dégustation a été tout à fait réussie, mais la journée suivante un peu dure à négocier. Impression permanente que le Gnome parlait dans un mégaphone, si vous voyez ce que je veux dire...
On ne m'otera pas de l'idée que le vrai problème c'est l'heure qu'on nous a volé pendant la nuit...

mardi 24 mars 2009

Forza !

L'ami Mouton est en train de plancher...

Une petite pensée positive, faute de pouvoir arroser ça en fin de journée.

Farewell



Sloop John B

We come on the sloop John B
My grandfather and me
Around Nassau town we did roam
Drinking all night
Got into a fight
Well I feel so broke up
I wanna go home

So hoist up the John B's sail
See how the mainsail sets
Call for the captain ashore
Let me go home, let me go home
I wanna go home, yeah yeah
Well I feel so broke up
I wanna go home

The first mate he got drunk
And broke in the captain's trunk
The constable had to come and take him away
Sheriff John Stone
Why dont you leave me alone, yeah yeah
Well I feel so broke up I wanna go home

So hoist up the John B's sail
See how the mainsail sets
Call for the captain ashore
Let me go home, let me go home
I wanna go home, let me go home
Why dont you let me go home
(hoist up the John B's sail)
Hoist up the John B
I feel so broke up I wanna go home
Let me go home

The poor cook he caught the fits
And threw away all my grits
And then he took and he ate up all of my corn
Let me go home
Why dont they let me go home
This is the worst trip I've ever been on

So hoist up the John B's sail
See how the mainsail sets
Call for the captain ashore
Let me go home, let me go home
I wanna go home, let me go home
Why dont you let me go home

lundi 23 mars 2009

Rien ne va plus

Je me fais violence pour poster un billet. Après tout, malgré mon long silence, vous êtes encore quelque uns à passer ici.
Pourquoi ce silence? Disons que tout est dans le titre. Je ne vais pas bien. Et j'ai horreur des blogs pleureurs.
Je suis d'une humeur maussade, et tout ce que je pourrai écrire en ce moment que ce soit rive droite ou rive gauche ne serait pas vraiment à classer dans la grosse marrade.
Je vous laisse juges:
  • Je pourrais écrire sur cette (censurée) évaluation AERES pour laquelle nous n'avons toujours aucun retour. Et rien n'est pire pour les nerfs que l'incertitude.
  • Je pourrais écrire sur la mise en place de la réforme du CNRS bien que la direction ne juge pas utile de nous tenir informés.
  • Je pourrais écrire sur la grève qui s'étire et me semble de plus en plus vaine, mais la lecture du blog d'Anthropopotame est bien assez déprimante sans que j'en remette une couche.
  • Je pourrais écrire sur un papier en préparation pour lequel je viens de subir un chantage assez gerbant qui me fait perdre la position de dernier auteur (alors que j'ai assuré et porté toute la direction scientifique du projet).
  • Je pourrais écrire sur l'absolue incohérence du système des HDR et des qualifications (ah oui, au fait, je ne suis pas qualifiée).
  • Je pourrais écrire sur l'état d'esprit français qui n'autorise absolument aucune erreur à aucun moment de sa vie.
  • Je pourrais écrire sur la crise qui s'installe dans le pays, les magasins qui ferment dans ma ville, les prix qui montent et mon salaire qui baisse.
  • Je pourrais écrire sur les amis qui nous quittent brutalement, et nous font durement prendre conscience que nous avons peut être moins de temps devant nous que nous n'en avons derrière.

Je pourrais écrire sur tous ces sujets, mais avouez que ce serait d'un déprimant...

mercredi 18 mars 2009

Chienne de Vie (2)

On aurait bien aimé que ce soit un évènement exceptionnel. Mais voilà, il semble que Mars soit un mois particulièrement apprécié de la Camarde.

Un autre ami nous tire sa révérence. Comme ça, brutalement.

La seule chose qui tourne dans ma tête depuis bientôt une heure, est cette réplique des Virtuoses
"... et John Lennon est mort alors que Margaret Thatcher est toujours vivante."

Parce que franchement, quitte à payer son tribut à la Faucheuse, j'aurai largement préféré qu'un(e) autre en fasse les frais.

jeudi 12 mars 2009

Palais en péril

Je ne pourrai pas y être malheureusement. Mais peut être certains de mes lecteurs le pourront-ils?

Madame, Monsieur, chers amis

Vous avez exprimé votre soutien au Palais lorsqu’il a été menacé de disparition il y a un an.
Après 6 mois d’un silence ministériel assez mystérieux qui laissait espérer un abandon des mesures envisagées, voilà le Palais à nouveau en danger. Un décret instituant sa fusion avec la Cité des Sciences et de l’Industrie est prévu début avril, fusion qui prend la tournure d’une absorption pure et simple par la Cité.
Bien sûr, la flamme si particulière qui souffle au Palais n’y survivrait pas.

Un lieu qui déplace des limites, où l’horizon se fait plus vaste est nécessaire.
Ne laissons pas le gouvernement le détruire.

Aujourd’hui, si nous laissons faire ce gâchis, le Palais risque à tout jamais d’être victime d’une « fausse bonne idée » de rationalisation, lancée à-la-va-vite mais que rien ne justifie, ni sur le plan scientifique et culturel, ni sur le plan économique. Comment comprendre qu’en pleine crise, le gouvernement maintienne une mesure qui pourrait coûter 6 millions d’euros, puis plus de 2 millions d’euros par an de coûts supplémentaires de fonctionnement ?

Comment comprendre cette forme de colonisation, alors que le Palais va bien, qu’il bouge et continue de faire bouger les esprits ?
Sa fréquentation est excellente. Les rapports officiels de la Cour des Comptes et autres Inspections saluent sa réactivité et son dynamisme. Loin de l’immobilisme et du statu quo, il est activement engagé dans une rénovation ambitieuse. De grands scientifiques dont plusieurs Prix Nobel, et des dizaines de milliers de personnes ont exprimé fortement leur attachement à ce qui s’y passe.

Alors, venez soutenir le Palais en participant à la grande soirée organisée dans son enceinte mardi 24 mars, à partir de 19 heures.

Des personnalités scientifiques et de la culture, des amis du Palais y parleront de ce qu’il représente pour eux, pour la science et pour la culture.
Des médiateurs du Palais, avec la complicité de personnalités « cobayes », vous convieront à des exposés exceptionnels, pour vivre un moment de science, comme le Palais sait le faire.

Transmettez ce message autour de vous, venez très nombreux.


Pendant que j'y suis, pour s'abonner à la liste d'information, c'est là.

Sur ce, je retourne à la lecture de la thèse (rapport à rendre demain) qui me tient éloignée de ces pages.

jeudi 5 mars 2009

EdNat, ton univers impitoyaableu

On a un problème, un sérieux problème même. Je sors d'un rendez-vous avec la maitresse du Gnome (à ma demande), et je suis totalement atterrée. Depuis le début de sa scolarité, nous avions l'habitude d'être convoqués relativement tôt dans l'année par les différentes institutrices. Toujours pour le même problème d'indiscipline. Oui, dès la petite section, notre fiston était un fauteur de trouble, rompait l'ordre de la classe, bref nous devions faire montre d'autorité, nous substituer parfois à l'enseignant pour "punir" à la maison des actes survenus à l'école. En général, après un premier trimestre houleux, la situation allait s'améliorant. Comprenez par là que le Gnome adoptait la stratégie du "attendons que ça se passe", et faute de devenir l'élève attentif et motivé façon Hermione Granger, parvenait à ne plus se faire remarquer quitte à ce qu'on lui reproche d'être ailleurs...
Bref, ça c'était jusqu'à l'an passé. Cette année, les jours, les semaines puis les mois ont passé sans que la maitresse ne nous convoque. Nous avons trouvé ça tout à fait encourageant, avons stupidement pensé que le Gnome avait grandi (enfin, muri) et qu'il avait finalement adopté un comportement adapté à l'apprentissage scolaire, sans enthousiasme certes mais sans révolte stérile non plus...
Jusqu'au début des vacances scolaires. Alors que je nettoyais son cartable, j'ai trouvé tout au fond un morceau de papier format 13x2 (si, si, j'ai mesuré), pré-imprimé mais complété manuellement, nous informant qu'à partir d'aujourd'hui, et à raison de deux fois par semaines, le Gnome bénéficierait désormais de l'aide personnalisée en Maths. D'explication aucune. Il faut savoir que la seule matière que notre fils aime, c'est les maths, qu'il est très à l'aise avec les opérations (et qu'il adore calculer), la géométrie, etc... , que ses notes d'évaluations sont plutôt bonnes, et que son cahier de maths est émaillé de "tb" en rouge dans la marge. D'où notre surprise.
Je passerai sur le niveau de communication frôlant le zéro absolu de son enseignante, qui a eu le don d'énerver au plus haut point le géniteur. Rendez vous a donc été pris de toute urgence pour clarifier la situation, et comprendre où était le problème de notre petit chéri. Bah oui, mais maintenant que le samedi matin a été supprimé, on fait comment pour rencontrer les maitres? Surtout quand ils ne participent pas à l'étude? Surtout quand on travaille? Réponse, on obtient un rendez vous à 8hr du matin...
Or donc, je viens d'apprendre (vérifiez la date du jour, c'est édifiant) que depuis le début de l'année, le Gnome a de sérieux problèmes en classe, qu'il se plaint en permanence d'être "épuisé", qu'il somnole, ne participe pas (ou alors est à coté de la plaque), est plus que lent, ne termine aucun devoir, a du mal avec l'apprentissage des leçons, ... dois-je continuer? Vous voyez le problème? Non?

Le problème, c'est que nous avons des mots ou des convocations quand il y a perturbation de la classe. Quand visiblement il y a un problème de scolarité, personne ne juge utile de nous en parler. C'est vrai, pourquoi tirer la sonnette d'alarme alors que l'enfant ne "gène" plus?


mercredi 4 mars 2009

Le plein de super

Enfin j'espère... parce que je commençais à me lasser de la relecture.
Samedi je me suis donc rendue chez mon libraire favori, munie d'une liste d'une quinzaine de titres établie par ma belle-soeur bibliothécaire. J'ai laissé le libraire en choisir 2 (le critère étant "disponible en poche"), qui sont venus compléter deux sorties récentes. Je me suis limitée à quatre, parce que Mars est un peu chargé au labo, donc les soirées risquent d'être occupées.

Bref, voila ce que j'ai ramené:
  • No country for old men de Cormac McCarthy
  • Suite française de Irène Némirovsky
  • Hiver arctique de Analdur Indridason (ce qui me fait penser que j'ai oublié de vous dire tout le bien que je pense de son précédent bouquin, "l'homme du lac")
  • La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe
Je ne manquerai pas de vous faire part de mes impressions dès que j'aurai tout lu. En attendant, si certains d'entre vous ont déjà consommé l'un ou l'autre de ces titres, je vous encourage à nous dire ce que vous en pensez dans les commentaires. Personnellement, je n'ai rien lu des deux premiers auteurs de cette liste, c'est donc de la pure découverte.

Je dois maintenant affronter le dilemne suivant: par lequel commencer ?

jeudi 26 février 2009

Philo express

Ce soir, la cuisine s'est transformée en café philosophique, le Gnome assurant le discours.

Dieu c'est le bien et le Diable le mal. Mais si le Diable n'est pas là, on n'a pas besoin de Dieu.

Il y a eu le Big Bang, et puis la planète a été créée. Mais Dieu et le Diable sont arrivés bien après... (et quand donc?) Après les dinosaures qui étaient trop bêtes. Ils ont attendu l'homme.

Et oui fils, tu as bien raison. Dieu est arrivé après l'homme (qui l'a fait à son image, mais c'est une autre histoire), animal doué de langage et de raison, rationnel mais suffisamment irrationnel pour avoir besoin de Dieu. D'ailleurs, c'est écrit noir sur blanc dans la Bible, et personne ne le remarque ...
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu (Jean 1.1)


mercredi 25 février 2009

Une organisation sans faille

Ouf, je viens enfin de terminer tout ce que je devais boucler avant le 31 janvier. C'est cool, je vais pouvoir m'occuper de tout ce que je dois boucler avant le 28 février, et pour la première fois de ce mois je me retrouve en avance.

Parfois, mon organisation m'impressionne vraiment.

samedi 21 février 2009

La poisse

Il fait beau, la neige est abondante et d'excellente qualité, le gnome est (presque) sage, Baloo est (presque) détendu ... et moi je suis malade, cloitrée à attendre que la troupe rentre de sa journée de ski.

Maudite, je dois être maudite...



samedi 14 février 2009

St Valentin, update

l'an dernier, si vous vous souvenez, la St Valentin n'était pas tip top sur les berges de la Mérantaise. En direct live voici les nouveautés de l'année:
Ma copine désespérée n°1 est toujours avec le même mec ...
Ma copine désespérée n°2 est toujours avec le même mec ...

Quant à moi, je suis toujours avec le même mec, mais cette année nous avons changé de resto...

Juste à coté de chez nous, cadre moins grand style mais repas largement au dessus de l'année passée.

Comme quoi, les années passent et ne se ressemblent pas...

vendredi 13 février 2009

Pourquoi je vous délaisse

Via le blog de Mouton, Anthropopotame me fait remarquer que les toiles d'araignées commencent à s'accumuler sur les berges de la Mérantaise.

Donc, voici un embryon d'explication:
  • Rapport d'activité à 4 ans à rendre au CNRS le 17 février
  • Demande de financement à l'IFR avant le 1er mars
  • Demande de financement PEPS à rendre au plus vite
  • De temps en temps, et assez régulièrement ces derniers temps, AG, manifs, pétitions, la routine quoi.
  • Et surtout, .... manips!!!
Et oui, depuis début janvier j'ai fait mon come-back à la paillasse, avec plein de résultats hyper méga excitants, qui font que je délaisse les points sus-mentionnés dans la journée... et que le soir venu, je me vautre dans un canapé pour lire la prose des copains, et vaguement travailler (très vaguement pour être honnête).

Pour couronner le tout, je vais me payer une tranche de vacances la semaine prochaine. Donc, je laisserai la lumière allumée et le chauffage branché pour ceux d'entre vous qui passeront par là, mais j'ai peur de ne pas vous fournir beaucoup de lecture (quoi qu'il suffise que je dise cela pour aussitôt retrouver l'énergie d'écrire).

lundi 9 février 2009

La fronde

Le pompier pyromane qui dirige notre pays, a déclenché un mouvement qui va croissant.
Passe encore de gagner des clopinettes, de bricoler en permanence pour palier aux baisses de crédit, d'accumuler des heures à rédiger des demandes de financement, justificatifs de financement, demande d'autorisations de détention de chimiques, radio-activité, organismes génétiquement modifiés, etc etc,
Mais se faire traiter de feignasse, là c'était trop. Et voila Anthropopotame muant en Che Guevara et moi même endossant les vètements de Louise Michel... on croit rêver!

Pour information, voici la mise au point d'Axel Kahn dont les propos ont quelque peu été détournés par le généralissime lors de son interview du 5 février:

Paris, le 7 février 2009
Communiqué de presse d'AXEL KAHN - Président de l'Université Paris Descartes

J'ai été cité par le Président de la République lors de son émission à la télévision le Jeudi 5 février 2009. Le Président de la République s'est déclaré renforcé dans ses opinions par la Tribune publiée dans le Monde par moi-même et trois autres Présidents d'universités, Alain Beretz, Université de Strasbourg, Yvon Berlan, Université de la Méditerranée, et Jean-Charles Pomerol, Université Pierre et Marie Curie.


Je désire par conséquent préciser les points suivants :

1. Je suis favorable depuis longtemps, dans son principe, à la modification du Décret de 1984 fixant les services des enseignants-chercheurs à l'Université.

2. En effet, une telle modification est indispensable pour prendre en compte dans la promotion des enseignants-chercheurs l'éventail de leurs activités (recherche, enseignement, pilotage) et non plus seulement la recherche.

3. L'évaluation des activités selon des critères discutés collégialement et sous la responsabilité d'une instance nationale est la contrepartie d'une réelle prise en compte des services, et le seul garde-fou contre l'arbitraire.

4. La présentation initiale par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche de la réforme du Décret de 1984 semblait indiquer que l'augmentation des charges d'enseignement serait la punition infligée aux mauvais chercheurs ; une telle vision n'est pas acceptable.

5. De plus, la décision prise par l'Etat de supprimer deux-cent cinquante postes dans les universités alors même que les besoins s'accroissent du fait du passage à l'autonomie, a donné du poids à la crainte d'une mesure comptable, compensant l'insuffisance des effectifs par des surcharges de service.

6. Dans son allocution sur la recherche et l'innovation française, le Président de la République a, le 22 janvier 2009, gravement blessé les chercheurs et les enseignants-chercheurs par des considérations qui remettaient en cause, souvent, l'engagement de toute une vie.

7. Dans ces circonstances, la communauté universitaire s'est très massivement dressée contre les modifications proposées du Décret de 1984, et cela malgré d'incontestables améliorations de ce texte.

8. Mon analyse est que la reprise du dialogue sur la nécessaire évolution de ce décret, dans le contexte d'exaspération et de mobilisation actuel, exige le retrait du texte adressé au Conseil d'Etat et une reprise à zéro des discussions.

9. La Conférence des Présidents d'Universités doit aussi porter très haut la revendication d'une annulation de la suppression des postes et d'un plan pluriannuel d'embauches afin d'accompagner le passage à l'autonomie et toutes les charges nouvelles que cela entraîne.

Et puis quand on n'a plus grand'chose à perdre, on en vient à oser l'inimaginable:
pétitionner pour obtenir des excuses d'un chef d'état ....

dimanche 8 février 2009

Quine!

Week end 100% rugby sur la rive droite. Hier était prévu un match du Gnome (auquel j'ai refusé qui aille, rapport à la neige... mon pôv' bébé), deux rencontres du tournoi des six nations (Angleterre-Italie, 36-11; et Irlande-France, 30-21), et l'évènement du mois... le loto du club de rugby du Gnome.
La chance souriant aux débutants, le Gnome a gagné par deux fois le carton (pour les règles, c'est ici). Je dois reconnaitre que nous avons effectivement été chanceux, puisque nous avons échappé aux 35 kg de pommes de terre, et au cuissot de sanglier...

En vrac, nous avons ramené deux DVD*, 4 tee-shirts, des stylos pour écrire jusqu'à la nuit des temps, des lunettes de soleil, une radio, un cartable, un parapluie, une casquette, des porte-clés, une lampe torche, et j'en oublie.

Aujourd'hui nous restons donc dans le rythme, puisque se joue actuellement Ecosse-Pays de Galles...
maj: mauvais week end, les 3 équipes que je soutiens se sont prises une tôle (Ecosse-Pays de Galles, 13-26)

*dont un est composé de deux nanards italiens des années 50-60... un pur bonheur pour les fans de nanards que nous sommes!

vendredi 6 février 2009

Science Fiction

Dans un commentaire du billet précédant, Aisling m'interpelle:
Concernant l'avenir du CNRS, le gouvernement a beau y aller au bulldozer, je serai quand meme etonnee qu'ils reussissent a degager l'ensemble des chercheurs du CNRS d'ici un an, pour en faire quoi? Les re-affecter dans les universites "autonomes"?

Alors, allons y d'un exercice de projection en partant du postulat que ce gouvernement aura la peau du CNRS. Cette hypothèse n'est pas surréaliste, le généralissime ayant annoncé dans son discours du 22 janvier, que nous devrions nous transformer en agence de moyen (traduire, devenir la NSF française, mais sans le budget faut quand même pas déconner). Reste le personnel, qu'il faudra bien recaser, vu qu'il a le mauvais gout de faire partie des fonctionnaires d'état.
Alors, allons y.

Première étape, très facile: Il l'a dit et répété ce jeudi, 1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite ne sera pas remplacé. Les projections des départs en retraite chez nous sont assez claires, d'ici 5 ans, le CNRS devrait perdre (de mémoire) 20 à 25% de ses effectifs. Il suffit de ne pas les remplacer. Un sur deux au total, ne présume pas que toutes les administrations soient logées à la même enseigne.
Deuxième étape, pas très compliquée: dans le cadre de l'absorption des Sciences de la Vie par l'INSERM, on transfère ceux qui peuvent se recycler sans trop de mal. Ou bien, ceux que l'on juge dignes de l'excellence de l'INSERM (et qui donc échapperont à l'enseignement).
Troisième étape: On oblige les chercheurs à enseigner (dans le projet Pécresse, on parle de 64 hr d'enseignement). Et il y aura forcément des besoins d'enseignement, car les départs à la retraite coté fac sont encore plus importants qu'au CNRS. Là encore, il suffit de ne pas remplacer les partant. Si on veut de plus moduler les charges d'enseignement, à savoir les "bons" enseignent peu, les autres beaucoup, il faut bien fournir un réservoir d'intervenants.

Lissé sur 3 ans, je pense que c'est tout à fait jouable.

Bon, et bien il ne me reste plus qu'à commencer à réviser l'anatomie du cloporte pour assurer les TP de BA en L1 ...

jeudi 5 février 2009

Pendant ce temps au CNRS...

On se demande sérieusement si la maison passera 2009. Disons que les indices s'accumulent dangereusement:

  • La création des Instituts (d'ailleurs, SDV n'existe plus, remplacé par l'Institut des Sciences Biologiques sans que personne n'ai jugé utile de nous prévenir)
  • Bien entendu, le très fameux discours du 22 janvier.
  • La baisse sévère du recrutement 2009 (et celle annoncée pour 2010, une vraie peau de chagrin ces concours)
  • L'arrêt des post-docs CNRS. En 2009, c'est fini, a-pu. D'ailleurs, je le soupçonnais fortement puisque je n'avais obtenu qu'un an de financement pour mon labo précisé dès le départ comme non renouvellable.
  • Le courrier surréaliste que nous venons de recevoir concernant la monétisation de nos compte-épargne-temps.

Je vais détailler un peu ce dernier point, car j'en entends certains dire "c'est quoi ce compte?".
Facile, pour ceux qui (comme moi) n'arrivent pas à prendre la totalité de leurs jours de congé, surtout depuis l'instauration des ARTT, l'excédent de congés peut être placé sur un CET. Lorsqu'un nombre suffisant de jours a été épargné (40 de mémoire), le compte est activé. Ce qui veut dire que l'on dispose alors de 10 ans pour le vider ... Un truc un peu piège à c' vu que si on n'arrive pas à consommer 43 jours de congés en une année, je ne vois pas comment on peut consommer 43 + n (avec n>40), mais bon . Disons qu'au lieu de les perdre, bon nombre d'entre nous se sont dit... ben on verra, épargnons épargnons.
Hors donc, pour faire vivre le célèbre et risible "travailler plus pour gagner plus", le généralissime nous a autorisé l'an passé à nous faire payer 4 jours épargnés en 2007. Royal. En fait, çà a dû couter bonbon à l'état vu que beaucoup de fonctionnaires ont fait valoir leur droit (recherche, mais surtout hopital, et même justice). Bref, il fallait que cela cesse. D'où le changement de règle du jeu survenu cette année. C'est la dernière fois que nous pouvons demander le paiement des jours de congé épargnés. Ne seront éligibles que la moitié de ceux épargnés au 31/12/2007. Pour vous donner un ordre d'idée, en ce qui me concerne, on parle de 22 jours à se faire payer. A 125€ la journée, c'est presque un 13ème mois ... Alors bien sur je vais demander le paiement. Sauf que c'est comme dans les contrats, il y a toujours des clauses écrites en bas qui gachent un peu le tableau.
Je cite pour ne pas déformer (et je grasse ce qui m'inquiète un peu):
Conformément aux dispositions du décret, et sous réserve que le CNRS demeure votre employeur, le versement de l'indemnité s'effectuera par tranche maximale de quatre jours par an jusqu'à épuisement du solde de jours à indemniser.

C'est bien la première fois que cette précision apparait dans un courrier officiel du CNRS. Du coup, je me demande si le CNRS sera toujours mon employeur dans 5 ans, voire même un an en fait ...
Bon la bonne nouvelle c'est que nous serons fixés dans 11 mois.


mercredi 4 février 2009

De la part des mauvais

Voila quelques réponses de médiocres, anarcho-gauchistes à notre généralissime. et .
Il est souhaible de lire le premier avant d'écouter le second.
Ca ne changera rien, mais çà fait du bien.

lundi 2 février 2009

Du rififi sur la rive gauche

Et bien voila, çà devait finir comme çà. A force d'être traités comme des moins que rien par les plus hautes instances de notre pays, mes collègues enseignant-chercheurs ont décidé aujourd'hui que trop c'était trop.
Notre vénérable université, si chère au nain, est donc en grève générale depuis aujourd'hui et ce pour une semaine (reconductible) à 191 oui, 2 non, 7 abstentions.

Me voila face à un sacré dilemne, puisque je suis sensée faire cours mercredi matin ...

Certes, je suis totalement solidaire de mes collègues. Mais j'enseigne dans une UE longue (et on peut tout de même espérer que la grève sera terminée avant les examens fin avril), et surtout le cours que je donne est utilisé par tous les collègues qui me suivent (dont le principal intervenant qui ne souhaite pas faire grève de l'enseignement)... Bref, j'avoue ne pas trop savoir quoi faire.

Alors, une fois n'est pas coutume... j'aimerai bien savoir ce que vous feriez à ma place ...

jeudi 29 janvier 2009

Le mépris

Quand j'ai écouté çà (et que pour être sure de ne pas être victime d'hallucinations acoustiques, j'ai téléchargé le document pdf et l'ai relu), je dois avouer que la colère m'a gagné et n'est pas prête de me quitter.

Quelle arrogance, quelle suffisance, et pire que tout quel mépris pour un corps d'état qui travaille depuis des années dans des conditions déplorables, et qui malgré tout continue à produire des connaissances, les diffuser, et maintenir notre pays dans le top 10 de la recherche mondiale.

Ce soir, alors que j'allais poster ce bref billet, je viens de lire la prise de position d'Albert Fert sur l'excellent blog {sciences2} de Sylvestre Huet. Un peu de baume au coeur après l'agression commise par la plus haute autorité de notre pays. Merci à vous Mr Fert.

En direct de la Bastille

Enfin pour être tout à fait honnête, d'après notre envoyée spéciale à la Bastille, il semblerait que la manifestation de ce jour soit un raz de marée.
Le cortège Recherche et Enseignement Supérieur a quitté Jussieu à 14 hr pétantes, pour rallier la Bastille point de départ de la "The" manif'. A 16h30, il y est toujours coincé alors que les premiers partis de Bastille à 14 hr viennent d'atteindre Opéra.

Je n'ose vous communiquer le nombre de manifestants estimé par les RG tellement il semble ridiculement sous-évalué.

Cela dit, les sciences de la vie semblent avoir fait l'impasse sur ce rendez-vous. D'ailleurs, je suis "en grève" mais au boulot, des manips de la plus haute importance ne pouvaient être remises à plus tard. Comme quoi le personnel CNRS est prêt à aller travailler en milieu hospitalier ...

samedi 24 janvier 2009

Dieu, la Mort, les Hommes

On ne plaisante pas sur la rive droite avec les questions existentielles du Gnome, on essaye toujours d'y répondre le plus honnêtement possible.
Mais voila, depuis quelques mois, l'essentiel des états d'âmes du fiston tourne autour de la mort, de Dieu, et de l'avenir de l'humanité.
Impossible d'éviter de répondre (Comment çà est-ce que Dieu existe ??? File donc ranger ta chambre) c'est totalement contre productif, ce môme est une vraie teigne qui ne lâche pas le morceau. De plus, je n'ai pas (et son père non plus) franchement l'intention de créer des tabous.

Au milieu de toutes ces interrogations (ou affirmations) qui mine de rien le travaillent quand même, surgissent parfois des réflexions (de bon sens) qui ont l'art de nous faire mourir de rire.
Bon, quelles sont les sources d'informations de mon fils?
1- ses parents
2- ses copains (ceux qui vont au catéchisme en ce qui concerne le divin)
3- les documentaires sur la vie des méduses dont France 5 et Arte nous inondent

A l'aide de ce fonds documentaire, il tente de répondre à tout ce qui lui pose problème ....

Ma préférée est la suivante:
Vraiment Jésus il est idiot. Il veut revenir sur Terre quand tout le monde sera mort. Tu imagines?? Plus que de la poussière partout, oui même les os j'en suis sur. Franchement, il ferait mieux de revenir avant, ou alors il va vraiment s'ennuyer ...


Autre exemple:
- Maman, c'est vrai que quand on est mort, on monte au ciel ?
- Qu'en penses-tu mon bonhomme?1
- Ben non, sinon les morts se cogneraient dans les avions ... (ce qui n'était vraiment pas la réponse que j'attendais!)
- mnnnn2....
- Mais mon copain Alceste il dit que les morts vont au ciel avec Dieu, que c'est leur mnmnmnm, un truc qu'on a là (montre sa poitrine) qui reste à côté de Dieu comme çà les morts sont pas vraiment morts.
- Tu veux dire l'âme?
- Ouiiiiii, c'est çà !
- Et bien disons, qu'on n'est pas tout à fait mort tant que quelqu'un pense à nous. Tes papys sont morts, et pourtant tu penses beaucoup à eux, tu en parles beaucoup, donc tu vois ils sont toujours un peu présent parmi nous.
- Oui mais alors et Dieu ????
- .... certains croient que Dieu existe, et qu'il accueille tout le monde. D'autres n'y croient pas.
- ah.... et toi maman, qu'est ce que tu crois ?
- Peu importe ce que je crois mon bonhomme, ce que je te dis là c'est que chacun choisi de croire ou pas, et personne ne doit imposer son opinion sur la question.
- ah ... alors il faut que je décide si j'y crois ou pas?
(arrivé là j'avoue avoir jeté l'éponge...)

Je ne pensais pas que c'était si dur d'être parent...

1 & 2parfois j'ai l'impression de jouer le rôle du psy dans une mauvaise série télé...

vendredi 23 janvier 2009

Les experts : Bordeaux

Hier soir, nous sommes tombés sur une série française (diffusée par TF1, j'avoue) absolument hallucinante. Section de Recherche çà s'appelle. Uniquement parce que la prod' n'a pas dû oser l'appeler comme le titre de ce post.

Je vois bien une session brain-storming en production fiction.
Bon les cocos, les ricains ils ont ces séries qui cartonnent vous savez les Experts. A tel point qu'ils ont plusieurs séries parallèles. La ménagère adoooooore. Chez nous aussi on a une police scientifique, on pourrait faire une série sur leurs enquètes, non???
Ouais coco, super bonne idée!! Attends je me rencarde.

A la réunion suivante, coco2 annonce qu'il a trouvé, çà se passera à Bordeaux dans l'unité scientifique de la Gendarmerie Nationale.

Bon, voila j'ai tout dit, c'est déjà mort avant de commencer!! Franchement, çà vous fait rêver vous l'uniforme du Gendarme? Le même que celui qui vous fait flipper quand vous prenez l'autoroute un jour de grand départ, embusqué qu'il est tous les 200km ???

Bref, malgré tout certains en haut lieu ont dû trouver çà génial, et roule ma poule, Section de Recherche était née...

Disons le franchement, je ne m'étais pas autant marrée depuis fort longtemps. Et Balou aussi (à tel point qu'il en a oublié de dormir sur le canapé). Du coup, on a regardé la fin, les occasions de rigolade étant plutôt rares en cette période de crise.

Bref résumé (pour dire le niveau de l'intrigue, tu regardes les 15 dernières minutes et tu comprends tout...):
Le Capitaine Machepreau dirige la section de recherche de la Gendarmerie. La branche scientifique. D'ailleurs, son assistante a toujours une blouse blanche pour qu'on comprenne qu'elle est scientifique. Hier ils cherchaient à piéger un gigolo sérial killer de bourgeoise pré-ménopausée mais friquée. Et paf, voila-t'y pas qu'ils trouvent le bellâtre gisant poignardé dans une baignoire remplie d'eau teintée de son sang. Au début, l'assistante (cette naze) elle croit que l'assassin c'est celle qui aurait dû être la victime (la ménopausée, vous suivez?). D'ailleurs elle n'est pas dans la maison, c'est un indice. Bon, après ils trouvent un couteau de cuisine couvert de sang (lame et manche), rouge écarlate, sauf que le meurtre a dû être commis à 18h10 (et là il est 22h et des bretelles). Ils le savent car la montre du bellâtre s'est arrêtée sur 18h10 (gros plan sur le cadran), ben oui pas étanche la montre!! (pour les nuls du script: le sang aurait déjà dû être oxydé). Après, ils fouillent la maison déguisés en cosmonautes. Et là, le Capitaine Machepreau entre dans la cuisine, et il regarde le micro-onde avec un regard bovin du plus bel effet. Puis il regarde la pendule de la cuisine. Et encore le micro-onde. Pour qu'on comprenne tout, il y a des gros plans sur les heures affichées (ce ne sont pas les mêmes). Après il a une vision de tout ce qui s'est passé, et qui explique pourquoi les deux affichages sont différents. Et puis il sort de sa transe, et il explique comment le meurtre s'est passé. Ah ah, enfoncés les Experts américains!!
On a ensuite droit à un plan de coupe photo noir et blanc du capitaine (comme dans NCIS), et on se retrouve dans les locaux de la gendarmerie, ou quelqu'un amène la victime qui croit avoir tué le bellatre (bon, elle était droguée, elle s'est réveillée en tenant le couteau, et elle a du sang sur les bras et le décolleté - mais pas sur la robe). Machepreau la rassure, il sait qu'elle n'a rien fait. Puis arrive un type qui amène les résultats ADN (faudra qu'il me file le protocole pour extraire aussi vite de l'ADN et l'analyser). Et ensuite, un gendarme arrive avec les résultats de l'enquète de voisinage. Et paf, il y a des voisins qui ont vu un homme partir dans une 205 blanche immatriculée dans le 33 dont l'aile avant droite est enfoncée. Immédiatement, Machepreau a une nouvelle vision. De la voiture garée, et du proprio qui en sort... alors il part l'arrêter et fait avouer le vilain en moins de trois questions. Générique de fin.

Et je vous jure que cette narration est assez fidèle.

Ben moi je dis "trop forts les gendarmes!!"

mardi 20 janvier 2009

Comme d'habitude

Et bien voila, jeudi prochain je devais me rendre à Strasbourg pour une journée de réunion. Donc, selon la règle maintenant bien établie, la RATP et la SNCF ont déposé un préavis de grève pour le 29 (jeudi prochain donc pour ceux qui ont du mal avec les calendriers).

Or j'ai décidé qu'en 2009 j'en avais fini avec les galères de transports. Donc, j'ai annulé ma participation.

Finalement, c'est assez facile de dire non !

samedi 17 janvier 2009

Mea Culpa

Franchement, vous avez bien du mérite chers lecteurs à me rester fidèles vu l'indigence de ma production bloguesque de début d'année (qui ne déshonore pas celle de décembre 2008, vous l'aurez remarqué).

Et pourtant, je pourrai fournir une quantité phénoménale de billets sur la rive gauche: Opération Campus, réforme des Sciences du Vivant au CNRS, autonomie des Universités et son corollaire la mise en place de jurys de concours enfin indépendants-transparents-qualifiés (rayez les mentions inutiles), ineptie de l'évaluation AERES, et j'en oublie surement.
Je pourrai également tenter de vous faire sourire avec les anecdotes de la rive droite, qui se sont sérieusement accumulées ces deux derniers mois.

OU PAS...

Je ne peux invoquer un manque de temps: je viens de prendre 4 jours de vacances pour cause de grippe Gnomesque, et j'avoue m'être ennuyée à mourir dans mon rôle de mère dévouée assurant l'infirmerie et l'intendance, mais je n'ai pas trouvé une once de courage pour venir ici aligner quelques lignes.

Il me faut donc me remotiver sérieusement, ou bien disparaitre de la blogosphère ...

Alors, je pense que ma bonne résolution de 2009 sera d'être un peu plus régulière dans ma production. D'autant que comme toute drogue, l'écriture une fois qu'on la repratique redevient très vite addictive. Tenez là, hop, je me sentirai presque de faire un second billet. Mais il faut savoir raison garder, et reprendre en douceur afin de ne pas risquer le blog-wrist ....

vendredi 9 janvier 2009

Mon premier Troll

Cher anonyme 209.85.175.132 de Naha, Japon,

Merci de l’honneur fait à ce blog de penser qu’il est suffisamment lu pour que vous y épandiez votre prose et que votre « action » puisse ainsi bénéficier d’une meilleure lisibilité sur Google. J’eus en revanche préféré que vous ne me preniez pas pour une poire. Il n’y a pas trace de la moindre erreur de votre part dans votre commentaire, vous le savez et moi aussi. Contrairement à mon ami le Piou, je ne participerai pas, même indirectement, à la promotion de vos actions fangeuses, ce qui explique la suppression de votre commentaire.
Voyez vous, je pense comme le regretté Pierre Desproges, que si l’on peut rire de tout, on ne peut le faire avec tout le monde.

Sans aucune cordialité,

Narayan

mercredi 7 janvier 2009

Play it again

Certes c'est la saison des bonnes résolutions. Mais, lorsque suivant l'exemple du Piou j'ai repris ma liste 2008, j'ai réalisé que j'avais dû passer l'année à soigneusement ignorer mes résolutions; à moins que je n'ai une mémoire de poisson rouge ...

Tenues rive droite:
- Organisation des vacances. Je la garde pour 2009, elle n'est pas mal.
- Achat de Santons. Bon, pas en septembre, mais en novembre... et ils sont arrivés juste avant l'installation de la crèche. Je renouvelle donc pour 2009.
- Arrêt des achats déco (à faire). En fait, je n'ai pas dû mettre les pieds dans une boutique de tout 2008, donc c'était plutôt simple. Soyons fous, je remets çà en 2009.

Celles qui n'ont pas été tenues peuvent également se voir renouveler, bien que je soupçonne un certain blocage psychologique expliquant l'absence de résultats en 2008 ...

Tenues rive gauche:
Là c'est hyper simple; à part la demande à l'ANR (que je n'ai pas obtenu, sinon vous l'auriez su) je n'ai tenu AUCUNE des résolutions 2008. Et en plus, je les laisse tomber pour 2009 (sauf les papiers, parce qu'il y a des broutards™ qui attendent et qui commencent à trouver le temps long).

Quant aux petites fleurs, je commence à m'y habituer ...

Bon, finalement, les bonnes résolutions 2009 c'était facile.


Glagla-land

-11°C sur les berges de la Mérantaise ce matin ...
Il fallait être sacrément motivée pour sortir du lit, puis de l'appart'.
Et le pire, c'est que coté rive gauche nous sommes en panne de chauffage depuis deux jours. Si mes dents ne claquaient pas si fort j'en rirais presque.

lundi 5 janvier 2009

Le bonheur est dans le pré

Dix jours dans la patrie du canard, à profiter de la famille, voilà quel était le thème de cette pause hivernale.
De la fenêtre de ma chambre, les jours passaient sans se ressembler.

Coté cuisine, la variété était moindre. Disons que le thème général était canard (gras bien entendu), avec de subtiles variations sur le foie (gras également): cru, mi-cuit, cuit, cuit en cocotte, et j'en passe. J'ai échangé plein de recettes, expérimenté certaines (dont des huitres chaudes au sabayon, miam), en fait passé la majeure partie de mes journées en cuisine.
Nous avons donc copieusement cuisiné, copieusement mangé, copieusement bu, copieusement dormi. Le gnome s'est quant à lui fait une cure télé (merci le satellite ...).
Bref, c'était de vraies bonnes vacances, qui arrivaient à temps pour remonter le moral des troupes.

Le retour à la mine n'en est que plus dur ...