vendredi 4 septembre 2009

dessine moi un Mouton

Après le Piou1 et Anthropopotame, j'ai finalement réussi à rencontrer Dr Mouton. Déjeuner bien sympa, bon j'ai un peu ruiné mon joli pull blanc avec la sauce curry des moules (miam miam), mais ça valait vraiment la peine.
Je suis personnellement ravie que mes amis virtuels de FB ou de la blogosphère deviennent des personnes en chair et en os de la vraie vie.

Qui sera le/la suivante ? (j'ai hélas raté DrCaso lors de son passage parisien)


1Bon ça compte pas, je l'ai connu bien avant qu'il ne blogue ...

samedi 1 août 2009

Rentrer maison

Voici la version que je n'avais pas eu le temps de mettre en ligne. Elle date du 31 juillet au matin.
Lever 6h30, ma première pensée est que dans exactement 24 heures je serai à Paris.
Malheureusement, ma 2ème pensée est que je ne dormirai probablement pas au cours des prochaines 24 heures.
Je déteste aller vers l'est, mais c'est certainement le moyen le plus rapide d'être de retour chez soi.
La suite des évènements m'a donné tort. J'ai largement eu le temps de dormir au cours de ces 24 heures. Same player shoot again, j'espère vraiment être chez moi dans moins de 24 heures. Probablement sans sommeil, mais franchement ça m'est devenu totalement indifférent. Je veux juste être à la maison. Rien de plus.
Si quand même, le plus vite possible.

Le retour du chat noir

Vraiment, le doute n'est plus permis, je suis plus que maudite en ce qui concerne les voyages. Pourtant tout avait bien commencé. Mais, est arrivé le jour tant attendu du retour dans la mère patrie.
Je viens d'ajouter une nouvelle expérience à mes déboires divers et variés. L'erreur sur le jour de retour. C'est très simple, il suffit de dire qu'on veut être de retour en France le 1er aout. A une blonde décérébrée qui n'a jamais entendu parler de fuseaux horaires. Et vous a donc réservé une place sur un vol quittant les USA le 1er aout. Comme je suis d'un naturel somme toute confiant, je n'ai absolument pas vérifié que les dates de voyage étaient correctes. Je me suis donc présentée comme une fleur ce jour, 31 juillet, au comptoir d'enregistrement d'Air France. Pas de passager enregistré à mon nom. Après une (très) longue attente j'ai enfin pu parler à la personne devant régler le problème. C'est là que j'ai appris que mon nom n'était pas dans la liste passager tout simplement parce que ma réservation était pour le lendemain. C'est là que j'ai également appris (ou plutôt eu confirmation) qu'Air France a définitivement rayé de son vocabulaire l'expression "Geste commercial". Mon billet est pour demain, il est non échangeable, si je voulais partir aujourd'hui il me suffisait de payer la modique somme de 2200 $.
J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, il m'a été demandé à l'extrème bord de la politesse d'aller inonder un autre endroit.
Et voila comment on se retrouve dans un hôtel d'aéroport, zone glauque s'il en est, uniquement déservi par un courtesy bus, excluant de fait toute possibilité d'aller, faute de retour maison, claquer l'argent du ménage dans les boutiques Bostoniennes.
Ce qu'il y a de bien dans tout ça c'est que non seulement toute la famille doit retarder d'une journée le départ en vacances, mais que je perds plus de 24 heures de ma courte vie à attendre un avion qui, si j'ai de la chance, ne sera ni retardé, ni annulé.
Maudite. Définitivement maudite.

jeudi 30 juillet 2009

La totale

Franchement, je ne regrette pas mon déplacement à ce congrès. Le premier jour j'ai appris qu'un requin anglais rodait dans les mêmes eaux que celles que je fréquente actuellement. Quand je dis rodait, le mot est faible. Ce serait plutôt de l'alerte rouge, genre on va se faire scooper dans les plus brefs délais. Du coup, je passe tout mon temps libre à terminer d'écrire le papier pour pouvoir l'envoyer dès la semaine prochaine (comment ça je suis en vacances la semaine prochaine ?).
Et franchement un congrès sans les after autour du bar ça perd beaucoup d'intérêt.
Aujourd'hui j'accroche mon poster, redoutant la visite de la perfide Albion, bien consciente que j'expose des données qu'il pourrait exploiter à son avantage. Et bien, le coup est venu d'ailleurs. Du Japon pour être précise. Un groupe a la structure complète de ma protéine favorite (nous n'avons qu'une partielle). Chance pour moi, ils n'ont pas l'activité. Du coup, ils proposent une collaboration.
Quand je pense que j'ai choisi de passer sur des organismes bizarres pour ne plus avoir la pression compétitive du domaine, je me dis que j'ai vraiment peu de flair ...

vendredi 24 juillet 2009

Go west

Départ demain pour Boston, puis après demain middle-of-no-where New Hampshire. Et ça pour une semaine. Au programme une Gordon conference, pile-poil dans ce qui m'interesse. Donc je devrais être contente. Et bien non. Ca me gave. Ce qui semblait une excellente idée en mars, devient un pur cauchemar fin juillet. Je suis épuisée. La perspective du vol et du jet-lag me glace. De plus, j'ai tellement de boulot en retard, que je dois en embarquer, et que les rares heures de liberté du congrès seront studieuses.
Le retour m'angoisse tout autant, puisque je rentre le 1er aout au matin ... jour de notre départ en vacances. Je n'ose imaginer l'état d'épuisement que je vais atteindre. Du coup, je n'arrive pas à me motiver pour boucler les bagages. Tous les (mauvais) prétextes sont bons pour ne pas s'y mettre. Et en plus, je viens de réaliser que je suis connectée via la rive droite pour commenter la rive gauche. Ce système à double pseudo me gave également !!!
N'en déplaise au Piou, je pense que je vais enterrer Roberta.

lundi 20 juillet 2009

Les insectes sont nos amis

Je sais bien qu'il faut les aimer aussi, mais trop c'est trop.

Entre le HLM à poux dans la tête du Gnome, les 3 tiques qu'il a encore chopé et l'invasion de l'appartement par les puces de plancher, je craque.
La guerre sera totale, chimique ET totale.

Saloperies de bugs.

vendredi 10 juillet 2009

Jamais contente

Je déteste faire les boutiques. Je n'ai aucune idée des dernières tendances de la mode, suis totalement ignorante des derniers must have. Je déteste la foule, je m'y sens oppressée, en danger. Alors forcément, les soldes c'est le summum du cauchemar en ce qui me concerne.

Malheureusement pour moi (ou heureusement, c'est selon) j'ai perdu 12 kilos depuis début janvier, 8 de moins que l'été passé. Je peux donc me planter devant mon armoire pleine à craquer et gémir comme toutes les fashion victim que je méprise,
c'est horrible, je n'ai rien à me mettre
Pas de choix, il me fallait refaire ma garde-robe, j'ai donc pris la décision de profiter des soldes pour me relooker. L'héroisme ayant ses limites, j'ai laissé passer la première semaine avant de me risquer dans les boutiques. Mauvaise idée, j'ai rejoint le bataillon des nanas s'habillant en taille 38-40. Et elles, elles avaient dû se ruer sur les soldes dès le premier jour ...
J'ai erré dans les rayons, regardant avec rage tous ces vêtements attendant une acheteuse qui hier m'allaient, mais sont devenus totalement importables. Et puis après deux heures de supplice, j'ai jeté l'éponge et suis rentrée chez moi totalement déprimée.

Bon, et maintenant, je mets quoi demain ? Parce que je n'ai toujours rien à me mettre ...

mercredi 8 juillet 2009

Transports très communs

7h30. Blondie est dans sa salle de bain. D'abord la crème hydratante, posée par massages réguliers. Puis le fond de teint. Une couche, deux couches. Inspection minutieuse dans le miroir. Raccords autour du nez. Inspection minutieuse dans le miroir, retouches autour de la bouche. Inspection minutieuse dans le miroir, retouche au niveau du menton, surement une rougeur à masquer. Dernière inspection, puis passage au blush. L'ombre à paupières ensuite, et le mascara passé et repassé sur des cils de plus en plus épais, de plus en plus charbonneux. Enfin le rouge à lèvres, posé avec application. Un dernier regard dans le miroir, Blondie est satisfaite du résultat. Range ses produits dans la pochette, se donne un coup de brosse, et enfin se lave les mains au gel sans eau. Vérifie l'heure sur son portable et compose frénétiquement un sms. Envoyé juste à temps, la rame entre dans la station où Blondie descend.



Elle parle fort, branche des garçons à peine plus agés qu'elle ...
- Tu t'appelles comment ? Joseph ? T'es juif ? ah non ? Vous êtes tous chrétiens alors.
Puis passe à autre chose,
- Tu fumes toi?
puis sans attendre de réponse enchaine,
- mais la cigarette ça sert à rien. Juste à se donner de l'assurance.
Et puis descend, c'était sa station.



Ils sont bruyants, imposent au wagon leur musique inaudible déversée par un téléphone. Les voisins parlent plus fort, seul moyen de s'entendre. L'un hurle dans son téléphone, conversation pathétique infligée à l'entourage. Les autres haussent le ton, parlent boulot.
Et moi, seule dans cette foule qui tente de me concentrer sur ma lecture, abandonne, et note fébrilement ces instantanés sur un morceau de papier sous dimensionné.

Série de notes prises dans le RER et le métro ...

lundi 6 juillet 2009

Vacances

Oser parler de vacances après avoir laisser les Chroniques au repos tout le mois de Juin, il faut le faire. Je ne parle pas de vraies vacances, celles qui vous emmènent à Trouperdu ou Boudumonde, mais des deux semaines qui viennent.
Enfin je peux renouer avec mon rythme biologique. Le Gnome est parti pour deux semaines en colo (en sautant l'épisode tique, mais pas celui pou sinon ça n'aurait pas été drôle), et Oggy déplacé pour deux mois à la campagne. Ce pourrait donc être le pur bonheur si je ne m'étais cassé une dent sur un ridicule os d'aile de poulet hier soir.

Quelques mots sur le long silence bloguesque dans lequel je me suis enfermée. Ici et chez vous. Je cours après le temps depuis début avril. La rive droite est devenue extrêmement chronophage ces derniers temps, et comme je ne chôme pas sur la rive gauche, la seule solution pour alimenter les Chroniques serait d'arrêter de dormir. Je tourne en moyenne à 5 heures de sommeil par nuit depuis début Juin, la marge de manoeuvre est donc extrêmement limitée.

Cela dit, j'accumule les bouts de papiers couverts de pattes de mouches, de billets en gestation. Mon ambition est de taper tout ça et de faire des mises en ligne programmées histoire de récompenser la fidélité de ceux qui malgré tout continuent de passer ici. L'été devrait donc être 100% rive droite !

vendredi 5 juin 2009

Histoire

Après avoir soigneusement rangé les documents dans son cartable en cuir, éteint les lumières, plongeant la pièce dans la pénombre typique d’une fin d’après midi d’été, jeté un dernier regard à ce lieu qu’il s’apprêtait à quitter pour de longs mois, il quitta l’appartement sans se retourner. Sa destination, le port de Bordeaux d’où il embarquerait pour une longue traversée vers le Brésil. Il pourrait consacrer le temps du voyage à régler les derniers détails de la transaction fructueuse qu’il comptait réaliser sous les tropiques.

La suite est , puis , et arrive finalement ici à sa conclusion….

mercredi 3 juin 2009

Bateau ivre

C'est de plus en plus l'impression que donne l'université qui m'héberge. Aujourd'hui trois évènements sont venus la renforcer.

  • Reçu des services généraux de la vénérable maison, un mail concernant les appels d'offre pour les Partenariats Hubert Curien (coopération interpays européens). Nous sommes le 3 juin, la dead line pour le PHC qui m'interesse (Grande Bretagne) est le 9 juin. Soyons réalistes, c'est mort. D'un sens, c'est plus simple je gagne du temps, je ne monte pas de dossier.
  • Reçu du service communication, l'appel à candidature pour des partenariats avec les entreprises du bassin d'emploi. Il s'agit en fait d'aller présenter des sujets développés à l'université devant des représentants industriels, pour les tenir informés de nos activités, et plus si affinité. Projet à envoyer avant demain soir. Là c'est plus chiant, car j'aimerai bien trouver un contact local, donc je pense que je vais plancher cette nuit, pas le choix.
  • Cerise sur le gateau, la CCSU. Ce matin, j'ai passé deux heures à trier 70 dossiers de candidature ATER (pas toute seule, nous étions 3), afin de leur attribuer un rapporteur. Le gag, c'est que nous ne savons toujours pas quels seront les besoins d'enseignement pour l'année à venir (donc les disciplines succeptibles d'être pourvues d'un poste ATER. Vachement pratique pour sélectionner des candidats) ni le nombre de supports disponibles. Seule information, les nominations doivent avoir lieu début juillet, réunion du CS qui validera le 3 juillet, et auparavant il faudra que la CCSU se réunisse, qu'elle transmette au département qui transmettra au CS. Question à 2 sesterces: on fait comment ? et quand ?

Franchement, je n'en peux plus de travailler dans ces conditions. Et je ne suis pas la seule. Loin de là.

mardi 2 juin 2009

Agence tout risque

Nous avons vécu cet après midi une évacuation d'urgence du laboratoire, en risque chimique.
Une méga fuite d'H2S, juste sous la fenêtre de mon bureau ...
Bonjour l'odeur.
Après 1 heure passée sur le trottoir, le verdict est tombé. Evacuation totale du bâtiment. On a laissé la cellule d'intervention masques à gaz sur le nez tenter de trouver l'origine du problème. Espérons tout sera rentré dans l'ordre et que nous pourrons retourner bosser demain.
Qu'est ce qu'on se marre quand même ...

lundi 1 juin 2009

Ouf !

Enfin, on en vient à bout... Non parce que franchement cette année, le mois de mai a été un pur cauchemar. Pas une semaine sans pont (en fait si, il y en a eu une mais j'avais pris un jour de congé rapport à ma visite aux impôts). Donc que des semaines de quatre jours. L'horreur.

Oui, vous avez bien lu, l'horreur.

Pourquoi? Tout simplement parce que j'ai fait en quatre jours ce que je fais usuellement en cinq coté boulot, et que les ponts ont été totalement surbookés. Donc non seulement je terminais sur les rotules la période boulot, mais il était tout simplement impossible de récupérer pendant les week end.

Heureusement, tout rentre dans l'ordre (enfin pas cette semaine, mais la suivante). Pas trop tôt...

dimanche 24 mai 2009

Bonneteau

Félicitations du jury, pour le bonnimenteur de choc dirigeant l'éducation nationale !
Après avoir diminuer de 2 heures la semaine de classe, et fait consacrer ces deux heures aux élèves "en difficulté", dans le même temps avoir alourdit les programmes, ce qui de fait conduit les enseignants à accelérer le rythme; généré donc des élèves en difficulté, il se félicite de ce que l'aide personnalisée fonctionne et concerne un million d'enfants.

Sauf que, si ces deux heures avaient été maintenues sur du temps de classe, en d'autres termes si les samedi matins avaient toujours été travaillés, il y a fort à parier que l'aide personnalisée n'aurait eu aucune justification de masse.

Bravo donc, d'autant que la suppression de l'école le samedi matin est très populaire chez les parents et les enseignants (ainsi que chez les enfants, pour qui toute demi-journée de libérée est bonne à prendre).

lundi 18 mai 2009

Patience

Semaine de concours, soyez patients, je ferai comme promis une analyse des nouvelles modalités du recrutement des Maîtres de Conférence (normalement ce week end).

Coté rive droite, c'est assez mouvementé également. Je découvre les joies des règles de l'urbanisme, il y aura également matière à produire un billet.

Et oui, je sais Junior, le teasing c'est nul ...

lundi 4 mai 2009

Vous avez demandé la rive gauche...

... ne quittez pas.

Promis, je vais m'atteler à l'écriture d'un billet sur les nouveaux concours MCF qui doivent (parait-il) laver plus blanc.
Mais là, j'ai pas trop le temps parce que c'est la semaine de début des concours, et qu'avec la chance qui me caractérise je me suis retrouvée embarquée dans deux jurys.
Alors, afin d'être le plus pertinente possible, je ne réaliserai l'analyse comparative qu'une fois les concours terminés. Soit après le 22 mai ...

Entretemps, il faudra que je vous raconte deux trois trucs sur la rive gauche... Il y a matière à billet, c'est juste que le coeur n'y est pas (la vie de chercheur est plutôt morose depuis l'automne).

Le retour des héros

Hier soir, je suis allée faire le pitre à minuit sur le parking du RER pour récupérer le Gnome rentrant de tournoi international de rugby.
J'ai récupéré une loque, puante et boueuse (rapport à la pluie normande), à la voix éraillée de ceux qui ont trop bu gueulé dans le car, bref, un rugbyman en herbe ayant gagné ses premiers galons à la force des crampons.
Les mini-poussins ont fait honneur au club, alors qu'ils ont été embarqués dans l'aventure à l'arrache. Ils se sont classés 3ème (sur 16 équipes engagées), n'ayant perdu que la demi-finale personne n'est parfait. Ils ont surtout vaincus les deux équipes anglaises engagées, ce qui a fait sauter de joie tous les pères de mini-pousses.
Ce matin, hélas, ce fut le drame puisque nous ne retrouvons pas la médaille "en or massif, et en vrai or pas comme les autres". Bon, il faut dire que mon fils a quand même réussi à perdre, outre la médaille, son pantalon de survêtement, ses chaussures de rugby et son protège dent. Y a pas, l'effet chromosome Y est parfois terrible...

mercredi 29 avril 2009

Ultramoderne couplitude

Je trouvais jusqu'à peu que Baloo et moi formions un couple ultramoderne, à la pointe des nouvelles technologies, tout ça tout ça. Souvenez-vous, Gmail avait révolutionné notre mode de communication. Plus récemment, nous avons sombré corps et âme dans la spirale Facebook, moyen finalement très efficace pour être à peu près au courant de ce que deviennent les enfants devenus grands.
Nous nous sommes un peu inquiétés pour l'avenir de notre couple, quand il nous est arrivé de communiquer sur nos murs respectifs, alors que nous étions vautrés dans des canapés se faisant face... J'ai récemment été rassurée, quand j'ai vu que Bergère demandait au Mouton quand il comptait aller se coucher ... sur FB. Nous étions bien finalement un couple moderne, dans l'air du temps, ce malgré nos ages vénérables.
Et bien non, finalement nous sommes vraiment des has been. Car je viens de réaliser que le must en matière de communication conjugale, c'était la section commentaire des blogs. Si, si, j'ai des preuves! C'est , et aussi ...
Franchement, la bergerie met la barre très haut ...

le temps qui passe

Il y a pile neuf ans, il m'a fallu 23 minutes pour perdre 11 kg...
Cette année, ça m'aura pris 4 mois pour en effacer 10 (mais ça ne m'a pas fait mal).

dimanche 26 avril 2009

A mon tour ...

... de parler vaccins et vaccination, en écho aux billets du Piou (ici et ) et à celui de Bergère.

Premier commentaire, qui concerne le documentaire sur les accidents vaccinaux (à voir chez Bergère, j'ai la flemme de rechercher l'adresse), que je vous recommande vivement, et j'insiste, de visionner. Je dois dire que j'ai beaucoup appris de ce film et que son ton modéré plaide en sa faveur. Néanmoins, deux ou trois passages m'ont fait réagir. Le premier concerne l'affirmation (incrustée à l'image) que le calendrier vaccinal est le même au Québec et en France, alors que la personne qui parle présente le calendrier en vigueur aux USA (5'43"). Je pinaille me direz vous? Oui et non. Car en France on ne vaccine pas les nouveaux-nés contre l'hépatite B. Ou plus exactement, on ne procède à cette injection que pour les enfants nés de mère séropositive à l'hépatite B (tout comme on soumet à tri-thérapie les nourrissons de mères séropositives VIH). Parce que ces nouveaux nés là, et seuls ceux là, présentent un très haut risque de contamination. Rappelons au passage que ce vaccin n'est pas obligatoire en France.
Autres passages m'ayant gêné, ceux referrant aux accidents vaccinaux de deux enfants. Je ne remets pas en cause l'accident vaccinal, qui pour autant que je puisse en juger doit être considéré comme très probable. Ce qui me gène, c'est que les deux enfants en question présentaient des pathologies pré-vaccinales (une est microcéphale) qui auraient dû alerter les médecins, et leur faire envisager de ne pas procéder à la vaccination. Car les médecins ont accès aux fiches techniques qui stipulent les effets "indésirables" et les contre-indications au contraire des parents (franchement, je n'ai jamais lu les notices des vaccins, et l'aurai-je fait, je n'aurais probablement rien compris).
Ce que j'ai également retenu de ce documentaire est que les accidents vaccinaux se produisent principalement chez des individus "à risque". Il ne semble pas que nous puissions les identifier en "prévention", sauf bien entendu si vous êtes d'une famille à Lupus ou SEP. Une simple consultation bien menée permet sans aucun doute d'identifier de telles personnes. Pour les autres, j'ai peur qu'il soit très difficile de les éviter. Cependant, le bénéfice global apporté à la société par la vaccination devrait justifier à lui seul que la société indemnise ces personnes sans barguigner.
De ce documentaire je retiens également qu'il serait judicieux que l'OMS fasse procéder à une étude épidémiologique sur les adjuvants vaccinaux, et que cette étude ne remettrait pas en cause le principe de vaccination, mais permettrait de diminuer les accidents.

Enfin, il me semble qu'il est de la responsabilité de chaque parent de procéder ou pas aux vaccinations "de confort". En ce qui me concerne, (ou plutôt en ce qui concerne mon fils) j'ai choisi de ne pas. Le vaccin anti varicelle n'est pas disponible en France (sauf pour les personnes atteintes d'une pathologie rénale dont j'ai oublié le nom). J'ai refusé la méningite, car en cas de contact on peut procéder au vaccin immédiatement (et le réseau d'alerte fonctionne très bien). Rotavirus et grippe, c'est également non, même si dans le cas de la grippe l'épisode tristement célèbre de la grippe Espagnole (30 millions de morts au bas mot entre 1918 et 1919) devrait me conduire à militer pour la vaccination de toute la famille.

Pour finir, j'avoue avoir la chance de faire suivre mon enfant par un médecin "responsable". Jamais le Gnome n'a reçu plus d'un vaccin à la fois, et les injections ont toujours été séparées d'au moins 6 mois, et repoussées en cas de rhume, gastro ou autre. Une meilleure sensibilisation des médecins aux risques vaccinaux contribuerait probablement à diminuer les accidents.

PS: j'ai dit n'importe quoi dans un de mes commentaires chez le Piou (enfin, pas moi... Roberta!). On peut tout à fait se faire vacciner contre la rougeole hors association Rubéole/Oreillons. Dont acte.