lundi 10 novembre 2008

Bénévolat

Décidemment, chers lecteurs, vous devriez vous manifester plus souvent, vos commentaires me permettant de fournir ce blog en billets !
Donc, Aisling m’interpelle dans les commentaires de celui-ci, concernant mon activité bénévole d’enseignement sur les berges de la Mérantaise.

Désolée d'être bassement matérielle, mais quel est l'intérêt pour vous de donner des cours non-rémunérés? - A priori, même les thésards évitent ce genre d'arnaque! Est-ce la gloire de l'enseignement? Est-ce la possibilité d'observer les étudiants pour récupérage potentiel éclairé d'étudiants de Master/Thèse? Est-ce pour étoffer un dossier de qualif PR en cas de besoin? N'y a-t-il aucun moyen d'obtenir ces maigres avantages en étant justement rémunéré? Déjà que les vacations sont payées modestement, et ce au mieux 6 mois après le début des cours, j'ai du mal à concevoir le volontariat généralisé que vous décrivez. Même si pour 8h eq TD par an, on peut se dire, "bon..." j'aimerai aussi savoir comment l'université peut comptabiliser ce volontariat dans les heures effectives d'enseignement? Est-ce que les heures d'enseignement ne doivent pas correspondre au service de chacun des intervenants, PR, MCF, vacataires, moniteurs etc.?

La première des raisons, n’est pas dans la liste des possibles énumérés. Elle est affligeante de banalité, et tient dans cette phrase « j’aime enseigner ». J’aime quand je vois une lueur d’intérêt s’allumer dans les regards, j’aime l’idée de faire progresser l’élève non seulement dans l’étendue de ses connaissances mais également dans son mode de réflexion. Oui, c’est utopique, et non je n’ai pas une âme de missionnaire. C’est pourquoi certaines des autres hypothèses sont également correctes.
Enseigner, c’est se faire connaître des étudiants, et pouvoir éventuellement les attirer au laboratoire, pour des stages M1 et/ou M2. Pour l’instant, cette stratégie n’a pas été hyper payante (une stagiaire volontaire M1). C’est se faire connaître des collègues enseignants, qui seront plus enclins à envoyer des étudiants dans le labo d’un « apprenti » collègue (bien plus efficace, 2 stagiaires M1 un stagiaire M2).
Enseigner, c’est faire du bien à son CV pour une éventuelle qualification PR, c’est indéniable, l’avenir dira si cette stratégie est efficace.

Au delà de ces diverses considérations, il est clair que je préfèrerais largement être rémunérée, ce d’autant plus que certain enseignant-chercheur de ma connaissance a réussi à se faire verser des heures complémentaires alors même qu’il n’effectuait pas un service complet à l’université. Mais bon, je fais beaucoup moins peur !!
Ce qui m’a été dit (que je n’ai jamais vérifié de près) est que je ne peux pas être rémunérée parce que je travaille sur le campus. Comme je l’ai dit précédemment, si j’enseignais ailleurs en France, je serais sans aucun doute payée et remboursée de mon transport. Le pourquoi de la règle m’échappe, mais c’est ainsi, et je le savais en acceptant. Quant à parler de volontariat généralisé, c’est un peu abusif, nous sommes finalement peu à intervenir dans les UE. Et j’imagine que mes collègues intervenants sont tout autant altruistes que moi.

Comment sont décomptées ces heures au niveau de l’université, j’avoue n’en avoir aucune idée … mais peut-être des enseignants-chercheurs lisant ce blog pourront-ils nous l’expliquer.

jeudi 6 novembre 2008

Une journée de vacances

C'est ce que je m'étais accordé hier, afin d'assurer au Gnome une journée "calme" avant le retour à la mine.
Que dire de cette journée? Qu'elle fut finalement presque ordinaire.
Lever 7 hr, je voulais bosser un peu sur le papier avant le réveil du Gnome.
10 hr, appel du labo. Urgence. Je négocie de n'arriver qu'une heure plus tard, histoire d'avoir le temps de lancer une lessive, prendre une douche, bref de l'ordinaire d'une journée de mère au foyer.
Retour à la maison 13h30 (merci Miyazaki d'avoir assuré le baby-sitting; Le voyage de Chihiro, pas mon préféré mais bon...). Préparer le déjeuner, déjeuner, étendre la lessive...
Tiens, si je regardais mes mails ? Erreur colossale, puisque j'ai du coup pris connaissance d'un message urgent, me demandant de modifier un document pour l'évaluation AERES qui se profile.
Décision de m'y atteler sans plus tarder (merci Miyazaki d'assurer l'occupation du Gnome; Le château ambulant, j'aime bien). Envoi du document en fin d'après midi.
Ah tiens, il fait déjà nuit ...
Alors que le Gnome prenait son bain, appel concernant la réunion de travail qui aura lieu demain. Mise au point de détails d'importance.
Préparer le dîner, et se nourrir sans attendre Balou dont le retour était prévu à pas d'heure. Remplir le lave vaisselle, le démarrer, coucher le Gnome.
Coup de téléphone du labo, problème de température excessive dans une pièce. Heureusement, je n'ai pas eu à me déplacer.
Arrivée de Balou, deuxième service.
Tiens, il est 21 hr ... je suis aussi fatiguée qu'à la fin d'une journée de boulot. Bon, allez, je vais me vautrer devant Grey's anatomy, après tout, je peux bien m'offrir une soirée de vacances ...

mercredi 5 novembre 2008

Interlude technologique

Pour ceux qui ne dissèquent pas les commentaires laissés par le Piou, et les subtiles allusions que je laisse trainer de temps en temps, j'ai craqué pour l'iPhone. Et mes problèmes existentiels ont été miraculeusement résolus après que l'écran de mon fidèle PowerBook à propulsion Motorola ait décidé de se mettre aux abonnés absents de manière aléatoire. J'ai été contrainte et forcée de dilapider l'argent du contribuable pour acheter son remplaçant, un MacBook Pro qui carbure à Intel et tourne sous Léopard. J'en suis (pour l'instant) très satisfaite, même si dans l'affaire j'ai perdu la dernière version d'un article suite à une monstrueuse erreur de ma part lors du transfert des données ...

et pendant que je donne dans l'interlude, n'oubliez pas de passer par et de participer!

mardi 4 novembre 2008

Le retour du foutage de gueule

Tout d'abord, en réponse à Aisling qui s'inquiète de savoir si un chercheur prodiguant quelques heures d'enseignement est rémunéré, je dirai que çà dépend d'où il enseigne...
Prenons un exemple que je connais bien (ma pomme pour ceux qui dorment déjà en lisant ces lignes). Si j'enseignais disons à Neverland, université où sévit Anthropopotame, non seulement cette université couvrirait mes frais de TGV, mais encore elle me verserait des espèces sonnantes et trébuchantes pour une prestation variant du médiocre au pas trop mauvais selon l'humeur de l'étudiant suivant le cours. Malheureusement pour moi, j'enseigne à l'université de la Mérantaise, attendu que je trouve plus simple de traverser le couloir pour accéder à la salle de cours que de dépendre de la SNCF pour réaliser le même exercice. Et bien c'est financièrement stupide, puisque les 8 hrs d'enseignement que je prodigue bon an mal an ne me sont pas payées. Rien, nada, juste la gloire. Et comme je fais partie d'une espèce particulièrement crétine, pour le même prix, je mets mes cours en ligne en ajoutant des informations pour ceux qui voudraient approfondir le sujet.

Mais reprenons donc l'analyse des promesses de lendemains qui chantent émanant de notre chère ministre (que 10 000 diodes éclairent ses pensées).
Un autre moyen de gagner plus pour le chercheur, serait de bénéficier de la prime d'excellence scientifique (celle là même qui va remplacer la prime d’encadrement doctoral et de recherche) au titre justement de l'excellence scientifique. Donc plus besoin d'enseigner, dans ce cas il suffit de collectionner les Science et Nature. On apprend aussi que:
Les lauréats de distinctions scientifiques internationales ou conférées par les organismes de recherche devraient naturellement bénéficier de la prime d’excellence scientifique, dont le montant pourrait alors atteindre 25 000 €.

On imaginera sans peine la joie d'Albert Fert de toucher 25 000 € après avoir reçu 500 000 € de la main du roi de Norvège Suède ...
Toutes ces bonnes nouvelles nous amènent à la fin de la page 14, et ... rien. On parle ensuite des personnels techniques, administratifs et des bibliothèques, du nouveau mode de recrutement des Maitres de Conférence (lié à l'application de la LRU), de l'amélioration de la carrière des Professeurs ...
Page 19, on retrouve un vague espoir qu'une solution est prévue pour améliorer les carrières des chercheurs "de base", sur le thème "La nécessité d’offrir des perspectives de carrière". Bon, je vous rassure, c'est plié en 5 lignes sur le document d'origine. Les voici:
Les maîtres de conférences peuvent naturellement postuler sur des emplois de professeurs libérés par le départ à la retraite de leur titulaire, mais les possibilités peuvent être augmentées en transformant des emplois vacants de maîtres de conférences en professeurs, sur la base des demandes formulées par les universités. Il en est de même pour les emplois de directeurs de recherche dont le nombre sera accru au bénéfice des chargés de recherche.

Ben voila, la solution est simple. Pour nous offrir des perspectives de carrière, il suffit de prendre des postes frais pour les jeunes, et les transformer en postes moins frais pour les vieux. Je suis vraiment désolée pour tous ceux qui espèrent obtenir un poste, mais il est très clair que l'amélioration des carrières des personnels de recherche (enfin de quelques heureux élus) se fera au détriment de leur recrutement.
Et voila c'est fini. Mais me dirons ceux qui ont survécu à la lecture de ces deux billets indigestes, le rapport fait 23 pages et tu n'en es qu'à la page 19 ... Naïfs que vous êtes. Les dernières pages sont consacrées aux promotions des PRAG, des BIATOS, et à la revalorisation des salaires des Présidents d'Université.
Ce qui tombe plutôt bien finalement, car je commençais à me lasser de la lecture de ce ramassis de solutions miracles à deux balles.

lundi 3 novembre 2008

Foutage de gueule

Reçu aujourd'hui de la direction du CNRS, les nouvelles dispositions visant à améliorer le salaire des chercheurs.
Franchement, notre ministre à nous nous prend carrément pour des poires (et je me censure), même si elle n'est pas Dior addict.

Petit retour sur ce qui devrait être accueilli par les hourras de la foule en délire. Pour aller à l'essentiel, ce n'est pas au CNRS qu'il faut bosser pour avoir une chance de voir son salaire augmenter (même au "mérite").

Commençons par citer Valérie Pécresse (que la peste bubonique lui soit épargnée):
Les lois du 18 avril 2006 et du 10 août 2007 constituent le socle sur lequel les uuiversités et les organismes de recherche construisent leur développement respectif qui a vocation à s'inscrire dans un partenariat fructueux et équilibré entre ces établissements.
Or, ce développement dépend tout entier de ceux qui font leur richesse, en l'occurrence pour les organismes de recherche, les chercheurs, les ingénieurs, les personnels d'encadrement,techniques et administratifs.
Par voie de conséquence, je considère que le «Plan Carrières 2009-2011» que j'ai le plaisir de vous transmettre, constitue un volet indispensable du mouvement de réforme aujourd'hui engagé.
Je souhaite, au travers de celui-ci, reconnaître et valoriser l'engagement professionnel, les compétences, et l'excellence des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Les mesures qui le déclinent ont ainsi pour objectif affirmé d'attirer et de garder les meilleurs d'une génération en rendant les métiers attractifs, en début de carrière et tout au long de celle ci, par un avancement accéléré et une politique indemnitaire de qualité.
Mon action est guidée par la triple ambition d'harmoniser par le haut les grilles de rémunération et les régimes indemnitaires afin de garantir l'équité, de promouvoir une transparence accrue des décisions et de reconnaître la qualité de la recherche.

C'est émouvant, non??

Une fois rangés les mouchoirs, voici ce qui nous est proposé concrètement:

Le document pdf s'intitule "Fiches sur les mesures du plan Carrières". Mais quand on l'ouvre, le titre est: Attirer les talents à l'Université. Déjà, sans être devin, on se dit qu'on est en train de se moquer de nous.
La première proposition est Offrir un vrai contrat de travail pour les Doctorants. Donc, jusqu'à présent, les bulletins de paie que les élus du ministère recevaient ne devaient pas correspondre à un contrat de travail. Plus sérieusement, je sais pertinament que nombre de doctorants préparent leur thèse dans des conditions épouvantables, et je suis ravie de lire que tous auront un contrat de travail. Mais celà signifie t'il que les universités auront obligation de refuser l'inscription d'un étudiant sans contrat? Que nenni, puisque c'est l'inscription qui conditionnera l'accès au contrat! (en tout cas, c'est ce que je comprends)

▪ Le contrat doctoral sera applicable dans les universités comme dans les organismes de recherche, sous la forme d’un contrat de droit public de trois ans, conditionné par l’inscription en doctorat.
▪ Ce contrat pourra être prolongé d’un an pour circonstances exceptionnelles dans le déroulement de l’activité de recherche. Il le sera en outre de droit, en cas de congé de maternité, de paternité, de congé d’adoption ou de congé maladie de longue durée.
▪ La rémunération minimale fixée sur le plan national pourra être augmentée au-delà de ce montant plancher au bénéfice des doctorants et de l’attractivité des établissements.
▪ Le contrat doctoral pourra prévoir que le doctorant assure les missions qui sont le propre des métiers de la recherche, à savoir la valorisation, les missions de conseil ou d'expertise pour les entreprises ou les collectivités publiques, et bien sûr l'enseignement.
Dans le cadre de ce contrat, l'employeur devra proposer au doctorant toutes les formations nécessaires à l'accomplissement de ses missions (préparation de sa thèse et/ou activités complémentaires qui lui sont confiées), et assurer une préparation à l'insertion professionnelle.
De mention d'un salaire minimum décent, d'une indexation quelconque soit sur le SMIC soit sur le point d'indice, aucune trace...
Mais bon, me direz vous, il ne s'agit que de doctorants, pas de personnel permanent.

Nous y voila dans la section suivante, qui concerne la revalorisation des carrières des enseignants-chercheurs. Oyez oyez, futurs candidats, notre gouvernement dans son infinie bonté vous recrutera directement au 2ème échelon. ah non, je plaisantais!!! Vous serez toujours recruté au 1er échelon, mais il ne durera qu'un an (contre deux actuellement). On respire. Mais vous pourrez faire valoir vos activités antérieures (thèse, post-doc, ATER, privé) pour gagner des années d'ancienneté qui vous propulseront dans les hauteurs de la grille indiciaire.
Ce qui donne, toujours selon le document envoyé par notre ministre (le grassage est ministériel),
la rémunération sera augmenté d’autant : rémunération minimale (sur la base du seul doctorat): 2328 € au lieu de 2068 € actuellement, rémunération maximale : 2838 € au lieu de 2328 € actuellement. Au total, au lieu d’être recruté aux premiers échelons du corps des maîtres de conférences, le docteur qui aura eu des expériences professionnelles antérieures, sera reclassé selon le cas, au 2e, au 3e, voire au 4e échelon.


Quelle générosité! Ce recrutement royal ne sera applicable qu'aux concours 2009, mais ils vérifieront que ceux recrutés les années précédentes ne soient pas lésés. Donc, ami post-doctorant, si tu veux gagner ta vie ... ben, vas donc voir dans un autre pays parce que ce n'est toujours pas ici que tu auras des fins de mois sans souffrance.

Ensuite vient l'épisode des chaires université-organismes de recherches. Je vous renvoie chez Anthropopotame et chez le Piou pour mesurer l'impact de la mesure. L'impact réel de la mesure, est que ces postes seront pris sur le contingent des postes CNRS, mais çà on se garde bien de le préciser. Donc, résumons, le CNRS embauche des enseignants-chercheurs qui n'enseigneront pas (non, n'exagérons rien, qui enseigneront peu).
En utilisant les possibilités offertes par les comités de sélection créés par la loi du 10 août 2007, une université et un organisme de recherche pourront recruter ensemble un maître de conférences dont le profil aura été défini dans le cadre d’une politique scientifique concertée :
▪ Ce jeune maître de conférences, recruté à parité par des représentants de l’université et de l’organisme, sera ensuite placé, de droit, en délégation auprès de l’organisme, et déchargé pour 2/3 de sa charge d’enseignement.
▪ Il bénéficiera d’une prime significative de 6 000 à 15 000 € par an (prime de recherche et d’encadrement doctoral) et de crédits destinés à soutenir sa recherche (de 10 à 20 000 € par an), l’organisme remboursant à l’université une quotité de la masse salariale.

Au passage, ce sont les mêmes qui refusent d'acter qu'avec la charge d'enseignement des universitaires, il est quasi miraculeux de faire de la recherche compétitive ...

La mesure suivante concerne l'Institut Universitaire de France (IUF), et donc s'adresse à des enseignants-chercheurs seniors (comprendre professeurs).

Bon, mais et les chercheurs?? On y arrive avec la section suivante, "Accélérer l’avancement de tous les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche en élargissant les possibilités de promotion".
Je traduis, pour ceux qui ne maitrisent pas le langage ministériel: on va augmenter les promotions à masse salariale constante. Donc, pour que je sois mieux payée, désolée les jeunes, mais vous aurez moins de postes. Ah non, tiens, je ne serai pas mieux payée:
Cette mesure s’applique à tous les personnels, c'est-à-dire :
▪ aux enseignants-chercheurs pour l’accès à la hors classe des maîtres de conférences, à la 1ère classe et à la classe exceptionnelle des professeurs ;
▪ aux chercheurs pour l’accès à la première classe des chargés de recherche ; pour l’accès à la 1ère classe et à la classe exceptionnelle des directeurs de recherche;
▪ aux personnels administratifs, techniques et des bibliothèques pour l’accès au grade ou au corps supérieur dans les universités comme dans les organismes de recherche.

Pas d'amélioration du passage CR1 - DR ni MdC-PR ... et toujours pas de création d'une hors classe pour les CR. Bon, c'est plus facile quelque part, je sais que je vais perdre en salaire d'année en année jusqu'à mes 65 (euh 70 merci l'UMP) ans. Sacrément motivant non?

D'ailleurs, histoire que les choses soient bien claires, notre ministre nous donne des exemples:
Exemples pour les enseignants-chercheurs : doublement des taux de promotion
▪ Accès à la Hors classe des Maîtres de conférences : ratio actuel : 10%
Mesures du plan : 15% en 2009, 17,5% en 2010 et 20% en 2011
▪ Accès à la 1ère classe des professeurs : ratio actuel : 10%
Mesures du plan : 12% en 2009 ; 13,5% en 2010 et 15% en 2011
▪ Accès à la classe exceptionnelle des professeurs: ratio actuel : 8%
Mesures du plan : 10% en 2009 ; 12,5% en 2010 et 15% en 2011
Exemples pour les personnels BIATOS : augmentation de tous les taux de promotion
Une grande disparité existe aujourd’hui dans les taux de promotion selon le corps auquel appartient l’agent. Cette situation, absolument inéquitable, ne peut perdurer car elle induit des blocages incompréhensibles pour certains :
▪ taux de passage à la hors classe des ingénieurs de recherche : 4,3%
▪ taux de passage à la hors classe des ingénieurs d’études: 20 %
→ Il s’agit naturellement d’augmenter progressivement le taux de promotion des ingénieurs de recherche en amplifiant une stratégie amorcée dés 2008.

Ne cherchez pas, nulle trace de la situation dans les EPST non universitaires.

Il faut se rendre à la page 13 du document (sur 23) pour arriver enfin à ce qui m'interesse (mon compte en banque): "Les mesures indemnitaires pour les chercheurs"

voila de quoi il s'agit (j'hésite franchement à hurler de rire...)
L’évolution de la prime d’encadrement doctoral et de recherche en une prime d’excellence scientifique permettra d’en faire bénéficier les chercheurs.
Naturellement, les principes d’attribution et les aspects financiers seront strictement identiques pour les enseignants-chercheurs et pour les chercheurs :
▪ Nécessité d’accomplir au moins le tiers d’un service d’enseignement, soit 64 heures TD.
▪ Evaluation tous les quatre ans par une instance collégiale pour avis,
▪ Décision de la direction de l’établissement munie de cette évaluation et des critères validés par les instances de l’établissement,
▪ Modulation possible entre un taux plancher de 3500 euros et taux plafond de 15000 euros.
▪ Possibilités d’abonder l’enveloppe budgétaire grâce aux ressources propres, notamment provenant des contrats de recherche.

Donc, résumons. Si je veux gagner plus, je dois travailler plus (çà me rappelle quelque chose, mais quoi ? ). Pour 64 hr TD, il s'agit de 3800 € (dont on ne sait s'il s'agit de brut ou de net), soit environ 59 € de l'heure. Sachant, que pour assurer 64 hr d'enseignement, il faut compter du temps de préparation, et que l'énervé de service qui tient ses comptes nous indique que pour 44 hr d'enseignement il lui a fallu 78 hr de préparation, gnnnnn règle de trois, compter 113 hr, çà nous met l'heure d'enseignement supérieur à presque 34 €. C'est mon coté épicier, on ne se refait pas; franchement, je ne trouve pas que ce soit attractif.

Compte tenu de l'heure et du fait qu'il me reste environ 10 pages à commenter, je m'en vais saucissonner ce papier.
Suite donc au prochain épisode ...

samedi 1 novembre 2008

Wish List

Cher lecteur, chère lectrice,

Dans un peu moins d'un mois, ce blog soufflera sa première bougie.
A cette occasion, nous aimerions bien que tu t'exprimes un peu (et pas que la petite dizaine de commentateurs réguliers). Comment es-tu arrivé ici, es-tu lecteur occasionnel ou régulier, préfères tu la rive droite ou la rive gauche, doivent elles continuer à cohabiter ???
Autant de questions existentielles qui nous tarautent ...

Mais soyons clairs, ici ce n'est pas l'école des Fans, notre intention n'est pas de nous repaître de commentaires laudateurs (même si nous prendrons plaisir à les lire !), juste de faire connaissance avec toi qui nous lis.

Narayan et Roberta

Houla, la schizophrénie me guette ...

jeudi 30 octobre 2008

Petit retard de biblio

Heureusement que je lis le Piou tous les jours... J'apprends ce soir que je suis en retard sur ma biblio "sauvons Léon". Donc, demain matin j'irai acheter le journal qui en sait plus que les interessés, pour mesurer l'étendue des dégats.

Je suis toujours surprise par les hasards de calendrier cela dit. Quand on sait que nous serons en évaluation AERES (l'agence qui lave plus blanc que blanc) les 16 et 17 décembre, il devenait urgent de relancer le buzz ...

jeudi 23 octobre 2008

Le temps de lire...

... les 63 billets écrits par des magistrats (mais pas exclusivement) en colère contre leur ministre, et je reviens en ligne...
Allez chez Eolas, lisez, et peut être serez vous frappés comme moi des similitudes de l'exaspération de la justice et de la recherche.
Il serait temps que ce gouvernement prenne conscience qu'à traiter comme des moins que rien des personnes qualifiées et motivées par leur métier, l'Etat ne sortira pas vainqueur. Et derrière l'Etat, il y a des citoyens.

lundi 20 octobre 2008

Un nouveau labo

Normalement, on pourrait s'attendre quand on emménage dans de nouveaux locaux réhabilités, à ce que:

1- l'installation corresponde aux plans établis
2- les normes minimales de sécurité en vigueur soient respectées
3- les équipements aient été vérifiés
4- le chantier ait été nettoyé

Mais il faut se rendre à l'évidence, sur les berges de la Mérantaise, ces standards n'ont pas cours. Avec deux ans de retard sur la date prévue, nous avons enfin pu nous installer dans nos nouveaux locaux dont je savais déjà que la pièce principale ne correspondait pas à ce que j'avais demandé.
Il se trouve que la pièce technique est un pur cauchemar. Elle ne ressemble que très moyennement à ce qui était demandé, et surtout elle comporte un florilège de réalisations dangereuses pour les utilisateurs:

- Fil dénudé trainant au sol (bon, en fait pas si grave, vu que la hotte n'a pas été raccordée électricité ... raccordement devant être réalisé en priorité)
- Ma préférée, bloc de prises au dessus de l'évier
- Pas de lumière dans les locaux, rendant les manipulations après le coucher du soleil hum, comment dire aléatoires?
- Trou dans le mur extérieur (30 x 30 quand même), nous permettant d'avoir une chambre froide naturelle, faute d'avoir obtenu l'installation de celle qu'on nous avait promis (trop cher parait-il). Prévoir un budget mitaines et grog pour cet hiver.

Franchement c'est vrai, pourquoi installer deux équipes juniors de biochimie et leur donner des conditions décentes de travail? Nous craignons tous l'évaluation de l'AERES, mais en fait le travail de sape est bel et bien initié au niveau local.

Je ne perds pas espoir que la situation s'améliore dans le moyen terme. J'ai en effet eu l'agréable surprise de voir le vitrier ce matin. Il est finalement venu remplacer un carreau cassé il y a 18 mois, intervention qui avait été reclassée "urgentissime" il y a deux semaines par la responsable sécurité. Donc maintenant, j'ai l'échelle de temps utilisée sur le campus... dans un an, si tout va bien, les locaux devraient être conformes à mes besoins.

Je renonce finalement à publier des photos. Par pitié pour l'honneur de notre institut et de l'université dont il dépend.

dimanche 19 octobre 2008

décriptons le nouveau logotype

Donc le CNRS (le cnrs devrais-je dire) change son image de communication. Un tout nouveau logotype présenté hier ici même dans sa version petit format.
Version grand format, voila ce que çà donne:



Afin de décripter ce visuel, je vous livre ce que le Journal du CNRS nous apprend:

Les lettres sont en minuscule pour démysthifier l'institut et le rendre plus accessible. Dingue, il fallait y penser. Je persiste à dire que je perçois le CNRS comme un truc tout petit avec ce graphisme. Sans compter qu'un acronyme est en général indiqué en majuscule mais bon... Ainsi, pour démysthifier nos différents ministères, je propose qu'on les signale en minuscules, mesr, mae, minefi, rien à dire, tout de suite je m'en sens plus proche.
Les lettres sont inscrites dans une forme arrondie et compacte qui exprime l'unité que conservera le cnrs (va falloir s'habituer à le minusculer...). Je vous passe le reste du signifiant de la forme pas tout à fait ronde, ceux qui veulent tout savoir peuvent aller .
Quant à la barre blanche (qui m'évoque un nez dans un visage triste sur le petit format) elle est remplacée par ce qui devrait être notre leitmotiv à venir "dépasser les frontières" ou en version internationale "advancing the frontiers" (est-ce vraiment correct en anglais? Je trouve que çà sonne bizarre).

Si avec tout çà on ne fait pas de bonne science, c'est que nous sommes vraiment des parasites.

samedi 18 octobre 2008

lifting

Notre bonne vieille maison change son image.
De çà

on passe à çà

Je n'étais pas particulièrement fan du premier, mais depuis 30 ans qu'on l'avait sous les yeux il était devenu indissociable de la maison.
Le nouveau me semble un peu ridicule, et contrairement à l'argumentaire développé par ses concepteurs, je le trouve petit et réducteur. Un tout petit cnrs enfermé dans sa bulle, voila ce que m'évoque ce visuel.
Et vous?

jeudi 16 octobre 2008

ah ben dis donc!!

Bon, le Piou fait du Roberta!! Et moi je fais ma feignasse (normal hein quand on bosse au CNRS..).
Alors allez lire son dernier papier, je n'ai rien à y ajouter, en fait j'aurais presque pu l'écrire si j'avais eu le courage...

Franchement, elle se moque de qui notre ministre (que mille synchrotrons rayonnent sur sa tête1) ?


1 Y a pas de raison qu'il n'y en ait que pour l'autre d'abord!

lundi 13 octobre 2008

Bricol'girls

Certes, je suis silencieuse depuis le début du mois. Mais les journées sont plus que courtes pour qui déménage un labo...

Résumé des épisodes précédents:
Ici, je racontais comment les travaux qui avaient déjà un an de retard allaient tourner au cauchemar
, je confirmais que mes pires prévisions étaient encore trop optimistes
Enfin, j'adoptais une nouvelle stratégie pour pouvoir déménager avant que les locaux précédents ne s'apparentent à un meublé sordide pour clandestins.

Et donc, la semaine du 29 septembre au 3 octobre nous déménageâmes enfin...

Dit comme cela, tout est simple. En fait, la situation fut bien plus éprouvante nerveusement.
Alors que j'étais en congrès aux états-unis, je reçu un appel au secours de mon thésard, à qui on avait dit que le déménagement se ferait le 22 septembre non négociable si l'on voulait l'aide des hommes en bleu. Sauf qu'il était hors de question que j'accepte un tel dictat alors que j'attendais depuis 2 ans. Cette date que l'on tentait de nous imposer tombait pile entre deux avions.
Après un échange de mails d'une amabilité toute relative, et un passage éclair au labo, je réussi à imposer les 29 et 30 septembre comme jours de transumance.

Il me semblait évident que si ce déménagement se précipitait c'est que les travaux étaient enfin fini-n-i-ni.

Je n'ai vraiment pas été déçue!

En deux jours nous avons bougé tout le lourd et tout réinstallé ...
Sauf que les meubles muraux du nouveau labo (choisis début septembre) n'avaient pas été commandés... et donc de rangement aucun. A ce jour, la situation est toujours en stand-by, et la vaisselle stérile entassée dans des cartons qui migrent au gré des besoins en espace des uns et des autres.
Sauf que la cellule informatique qui devait finaliser le cablage, ne m'avait pas prévenue que je devais fournir les cables ethernets, switch et autres gadgets permettant de se connecter, laissant la partie labo coupée du monde (sans téléphone, le responsable ne voyant pas l'intérêt d'un téléphone dans un labo...).
Sauf que les services techniques de la fac ne sont toujours pas venus changer le carreau cassé (tant que le labo était vide, il n'y avait pas urgence c'est logique!) ni élaguer l'arbre dont les branches bloquent deux autres fenêtres.
Sauf que la nature ayant horreur du vide, et mon emménagement ayant tardé, l'espace dans le -80°C qui m'était réservé avait été réquisitionné par une autre équipe. Tout le matériel biologique du groupe est donc localisé dans l'ancien batiment (nous espérons pouvoir faire le transfert cette semaine).

Coté bureaux, guère mieux, puisque j'ai fini par aller chercher scie sauteuse et perceuse chez moi pour terminer l'aménagement des locaux (ce qui m'a valu une engueulade sur le thème "c'est pas à toi de faire çà"; certes, mais quand ceux dont c'est le job ne font pas ...), que j'ai attendu plus d'une semaine les adresses IP pour mes machines, et que j'ai réalisé que nous avions 1 seule clé bureau pour 5 utilisateurs (détail qui a son importance quand celui qui a la clé part en verrouillant sans avoir vérifié qu'il était effectivement le dernier à partir...).

Et çà c'est pour les bonnes nouvelles...

La suite un autre jour, avec photos à l'appui.

Vous comprendrez je l'espère mon absence de communication bloguesque, mais là vraiment, le coeur n'y était pas.

Sinon mes nouvelles recrues sont hyper efficaces et bricoleuses ... heureusement !!

vendredi 10 octobre 2008

Un de plus

Faute de temps, j'arrive un peu après la bataille pour commenter l'attribution du Nobel de littérature à J-M. Le Clezio.
A ma grande honte, je dois avouer n'avoir jamais rien lu de cet auteur...
Comme il n'est jamais trop tard pour combler cette lacune culturelle, toute suggestion de lecture est la bienvenue.

lundi 6 octobre 2008

Cocorico

Deux nobels de médecine en plus pour notre petit pays: Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, pour leur découverte du VIH. Ils partageront la gloire et les sous avec un allemand, Harald zur Hausen, pour sa découverte du VPH.

De l'américain, Robert Gallo, avec qui Pasteur fut en bisbille pour les brevets liés au VIH point de trace. Voilà qui devrait clore définitivement la polémique sur le sujet ...

vendredi 3 octobre 2008

Orange aime ses vieux clients

Bon, tout de suite, je dois avouer qu'à mon retour de vacances j'ai craqué .... j'ai couru dans une boutique Orange m'offrir le petit dernier de la Pomme. Première surprise, le commercial (à vu de nez pas plus de 25 ans) me parle comme si j'étais une demeurée. Bon, certes mon ancien portable est un brin ringard (il me fallait un modèle à grosses touches rapport à la vue qui baisse) et le forfait ante déluvien (jamais changé depuis 2001, c'est dire), sans envoi de sms ! Mais il me convenait fort bien (le forfait) vu que je préfère un clavier d'ordi à un clavier de téléphone pour écrire quelque chose (je ne sais pas parler smeusse, je tape tous les mots en entier, un vrai dinosaure!).
Bref, le gentil garçon me classe illico dans la catégorie "dépassée par le progrès voulant frimer avec un iphone", et donc me parle comme si j'avais plus de 70 ans...

Hors, m'apprend-t'il, je dois changer de numéro de téléphone pour accéder à l'objet tant désiré. Parce que je dois prendre un nouveau forfait, le mien ne pouvant être transféré sur la F1 de la téléphonie mobile (rapport à la 3G ou un truc approchant). Je dois donc résilier mon abonnement actuel, qui se trouve expirer mi-octobre, et ouvrir un nouveau contrat. Le tout me permettant de ne payer QUE 149€ le joujou au lieu de 509€ hors forfait téléphonique (et là, je ne vois pas à quoi çà sert de se payer un iphone, mais c'est une autre histoire).

Très bien lui rétorqué-je, mais le portage de numéro permet de les conserver non?
(vieille peut être, mais quand même un peu au courant)
Ah non, me répond-il, le portage ne s'applique qu'aux clients venant de chez nos concurrents.
Quand je vous dit qu'Orange aime ses vieux clients ...

Là, je dois avouer que j'ai un peu hésité quand même (si vous connaissiez mon ancien numéro, vous comprendriez pourquoi!), mais bon, j'ai franchi le pas du changement de numéro. A l'annonce du nouveau, j'ai pleuré. Il est nul, je ne le mémoriserai jamais même après avoir envoyé un millier de smeusses annonçant à mes différents contacts que j'ai un nouveau numéro.

Lorsque je demandai ensuite au crétin vendeur si je pouvais me servir "worldwide" du bibelot (je ne trouvais tout simplement pas le mot français pour le dire, une semaine d'english speaking m'ayant reconnecté les neurones sur la langue de Shakespeare), j'eu comme réponse "vous parlez un peu anglais vous ? (sourire de tueur de Narayan commençant à ne plus trouver çà drôle) Vous voulez dire dans le monde entier ? ah non".

Comment diable peut on vendre un tel bijou sans rien y connaitre ?
J'insiste, en parlant plus clairement: vous voulez dire que je ne peux m'en servir qu'en France???
Ah... vous voulez téléphoner vers l'étranger ou de l'étranger ?
Les deux mon petit, les deux.
Ben non , ce n'est pas dans le forfait.
D'accord, mais si je paye en plus, je peux le faire non?
Ah bien sur dans ces conditions vous pouvez le faire. Enfin, pas partout. Afrique et Asie sont injoignables à partir de l'iphone.

Après une petite seconde de réflexion pour vérifier que je ne connais personne ni ne compte aller prochainement sur ces deux continents, je finis par accepter le deal, signe le nouveau contrat et paye mon joujou.

Et pour la résiliation de l'ancien contrat ? Ah, il faut que vous téléphoniez au service client parce que nous ne pouvons pas effectuer cette opération (très fort, non? Dans une boutique Orange, vous pouvez vous abonner, pas vous désabonner!).

Rentrée chez moi, je fais un peu bisquer Baloo avec l'objet tant convoité, puis un peu plus tard dans la soirée, j'appelle le service client (signalé fonctionner 7/7 et 24/24 sur mes factures). Je finis par avoir un opérateur qui après m'avoir demandé plein de renseignements, s'enquiert de ma requète (résiliation) et me répond qu'on ne peut résilier un abonnement qu'entre 8 heures et 20 heures !!!

Le lendemain, j'arrive finalement à joindre l'opérateur de résiliation:
Et puis-je savoir Madame, pourquoi vous nous quittez ?
Mais je ne vous quitte pas, en fait je viens d'acheter un iphone et j'ai donc dû prendre un nouveau contrat.
Mais c'est pas possiiiiiiible, c'est vraiment n'importe quoi ! (là je dois dire que j'étais un peu larguée)
Vous pouviez tout à fait faire évoluer votre forfait pour le rendre compatible Iphone. Un forfait xxxx çà ne se lâche pas!

De plus en plus perplexe, je lui dit que de toutes façons je n'avais pas assez de points sur le "changez de mobile" pour faire l'opération à un tarif raisonnable.
Que nenni, me répond-il (enfin pas textuellement, on est chez Orange), nous faisons une offre commerciale pour nos plus anciens clients qui ont un historique de paiement irréprochable (catégorie dans laquelle je rentrais vous l'aurez deviné). Vous seriez passé par le service client, tout aurait été résolu sans problème. En fait, les agences commerciales sont au courant de la promotion, mais comme la rémunération des commerciaux est calée sur les ouvertures de contrats, ils vous racontent n'importe quoi ...

Là j'ai marqué un grand silence ... puis,
Et donc, vous ne pouvez pas rattraper le coup ?
Ben non, c'était trop tard, si encore j'avais appelé la veille .... (je l'ai bien fait crétin, mais la notion du 24/24 chez Orange ne correspond pas à la mienne).

En résumé, Orange ne pratique le portage que pour piquer des clients à la concurrence.
Orange prévoit des conditions avantageuses pour ses anciens clients, mais ne juge pas utile de les prévenir (pas de courrier, pas de mail, pas de sms, aucune information même subliminale sur leur site web, nul à ch.. au demeurant), et quand le client s'aperçoit qu'il s'est fait avoir, n'a pas prévu non plus de geste commercial réparateur.

Quand je vous disais qu'Orange aime ses vieux clients ...

Sinon, l'Iphone c'est trop génial!

C'est la folie dans le labo

Et une structure qui pète, une!!

Bon, manque un petit bout qui résiste, mais normalement il devrait se révéler à nos yeux ébahis très bientôt (les bécanes tournent comme des malades pour boucler la modélisation).

On ne pouvait faire mieux pour la pendaison de crémaillère ... merci les cristallographes!

jeudi 2 octobre 2008

Piouthon

C'est pas cool du côté de la Bay area. Pas cool du tout, vu que le Piou s'est envoyé en l'air grâce à un conducteur imprudent.
On ne peut pas faire grand'chose (sauf à envoyer un kit antidépresseur à base de conserves de La Belle Chaurienne), mais on peut faire un tout petit geste (ou plusieurs) pour l'aider à racheter le matériel détruit dans l'accident: cliquer sur les liens pubs de google, dont la pertinence m'impressionne (clinique du genou, arthrose, prothèses !!).
C'est là qu'il faut aller.

A vos souris, et à votre bon coeur.

lundi 29 septembre 2008

D-day

Aussi incroyable que cela puisse paraître, je suis en plein déménagement de labo...
Juste ce qu'il me fallait pour me remettre dans le rythme après mes voyages de septembre, et surtout juste à temps avant l'arrivée de deux nouveaux gentils membres ce mercredi, on est très joueurs au bord de la Mérantaise !

Je vous rassure, les travaux ne sont pas terminés, disons que le minimum vital est assuré (eau, gaz, électricité .. encore que la pièce machine soit loin d'être fonctionnelle). Il manque les placards, et quelques bricoles, mais bon, on fera sans.

Le vrai miracle est que tout s'est débloqué alors que j'étais aux USA. Tout çà grâce à un ultimatum stratégiquement envoyé à la direction de l'institut (sur le thème, si je n'ai pas déménagé le 30/09, je ne bouge plus dans les nouveaux locaux). Et quand on agace Dieu, il fait tomber sa colère sur ses ouailles ...

J'aurai dû y penser plus tôt ...

vendredi 26 septembre 2008

Mama mia !

Ne plus jamais dire de mal du taxi parisien. J'ai trouvé pire (ou mieux si l'on est adepte des émotions fortes): le taxi Barcelonais...

Sinon, beau temps, mer calme. Côté science en revanche, j'ai rarement été aussi mauvaise lors d'une présentation orale. On va mettre çà sur le compte du jet lag pas tout à fait récupéré. C'est vrai, c'est pas comme si j'avais terminé mes diapos à 2 h du matin pour me lever à 5h30...