mercredi 5 novembre 2008

Interlude technologique

Pour ceux qui ne dissèquent pas les commentaires laissés par le Piou, et les subtiles allusions que je laisse trainer de temps en temps, j'ai craqué pour l'iPhone. Et mes problèmes existentiels ont été miraculeusement résolus après que l'écran de mon fidèle PowerBook à propulsion Motorola ait décidé de se mettre aux abonnés absents de manière aléatoire. J'ai été contrainte et forcée de dilapider l'argent du contribuable pour acheter son remplaçant, un MacBook Pro qui carbure à Intel et tourne sous Léopard. J'en suis (pour l'instant) très satisfaite, même si dans l'affaire j'ai perdu la dernière version d'un article suite à une monstrueuse erreur de ma part lors du transfert des données ...

et pendant que je donne dans l'interlude, n'oubliez pas de passer par et de participer!

mardi 4 novembre 2008

Le retour du foutage de gueule

Tout d'abord, en réponse à Aisling qui s'inquiète de savoir si un chercheur prodiguant quelques heures d'enseignement est rémunéré, je dirai que çà dépend d'où il enseigne...
Prenons un exemple que je connais bien (ma pomme pour ceux qui dorment déjà en lisant ces lignes). Si j'enseignais disons à Neverland, université où sévit Anthropopotame, non seulement cette université couvrirait mes frais de TGV, mais encore elle me verserait des espèces sonnantes et trébuchantes pour une prestation variant du médiocre au pas trop mauvais selon l'humeur de l'étudiant suivant le cours. Malheureusement pour moi, j'enseigne à l'université de la Mérantaise, attendu que je trouve plus simple de traverser le couloir pour accéder à la salle de cours que de dépendre de la SNCF pour réaliser le même exercice. Et bien c'est financièrement stupide, puisque les 8 hrs d'enseignement que je prodigue bon an mal an ne me sont pas payées. Rien, nada, juste la gloire. Et comme je fais partie d'une espèce particulièrement crétine, pour le même prix, je mets mes cours en ligne en ajoutant des informations pour ceux qui voudraient approfondir le sujet.

Mais reprenons donc l'analyse des promesses de lendemains qui chantent émanant de notre chère ministre (que 10 000 diodes éclairent ses pensées).
Un autre moyen de gagner plus pour le chercheur, serait de bénéficier de la prime d'excellence scientifique (celle là même qui va remplacer la prime d’encadrement doctoral et de recherche) au titre justement de l'excellence scientifique. Donc plus besoin d'enseigner, dans ce cas il suffit de collectionner les Science et Nature. On apprend aussi que:
Les lauréats de distinctions scientifiques internationales ou conférées par les organismes de recherche devraient naturellement bénéficier de la prime d’excellence scientifique, dont le montant pourrait alors atteindre 25 000 €.

On imaginera sans peine la joie d'Albert Fert de toucher 25 000 € après avoir reçu 500 000 € de la main du roi de Norvège Suède ...
Toutes ces bonnes nouvelles nous amènent à la fin de la page 14, et ... rien. On parle ensuite des personnels techniques, administratifs et des bibliothèques, du nouveau mode de recrutement des Maitres de Conférence (lié à l'application de la LRU), de l'amélioration de la carrière des Professeurs ...
Page 19, on retrouve un vague espoir qu'une solution est prévue pour améliorer les carrières des chercheurs "de base", sur le thème "La nécessité d’offrir des perspectives de carrière". Bon, je vous rassure, c'est plié en 5 lignes sur le document d'origine. Les voici:
Les maîtres de conférences peuvent naturellement postuler sur des emplois de professeurs libérés par le départ à la retraite de leur titulaire, mais les possibilités peuvent être augmentées en transformant des emplois vacants de maîtres de conférences en professeurs, sur la base des demandes formulées par les universités. Il en est de même pour les emplois de directeurs de recherche dont le nombre sera accru au bénéfice des chargés de recherche.

Ben voila, la solution est simple. Pour nous offrir des perspectives de carrière, il suffit de prendre des postes frais pour les jeunes, et les transformer en postes moins frais pour les vieux. Je suis vraiment désolée pour tous ceux qui espèrent obtenir un poste, mais il est très clair que l'amélioration des carrières des personnels de recherche (enfin de quelques heureux élus) se fera au détriment de leur recrutement.
Et voila c'est fini. Mais me dirons ceux qui ont survécu à la lecture de ces deux billets indigestes, le rapport fait 23 pages et tu n'en es qu'à la page 19 ... Naïfs que vous êtes. Les dernières pages sont consacrées aux promotions des PRAG, des BIATOS, et à la revalorisation des salaires des Présidents d'Université.
Ce qui tombe plutôt bien finalement, car je commençais à me lasser de la lecture de ce ramassis de solutions miracles à deux balles.

lundi 3 novembre 2008

Foutage de gueule

Reçu aujourd'hui de la direction du CNRS, les nouvelles dispositions visant à améliorer le salaire des chercheurs.
Franchement, notre ministre à nous nous prend carrément pour des poires (et je me censure), même si elle n'est pas Dior addict.

Petit retour sur ce qui devrait être accueilli par les hourras de la foule en délire. Pour aller à l'essentiel, ce n'est pas au CNRS qu'il faut bosser pour avoir une chance de voir son salaire augmenter (même au "mérite").

Commençons par citer Valérie Pécresse (que la peste bubonique lui soit épargnée):
Les lois du 18 avril 2006 et du 10 août 2007 constituent le socle sur lequel les uuiversités et les organismes de recherche construisent leur développement respectif qui a vocation à s'inscrire dans un partenariat fructueux et équilibré entre ces établissements.
Or, ce développement dépend tout entier de ceux qui font leur richesse, en l'occurrence pour les organismes de recherche, les chercheurs, les ingénieurs, les personnels d'encadrement,techniques et administratifs.
Par voie de conséquence, je considère que le «Plan Carrières 2009-2011» que j'ai le plaisir de vous transmettre, constitue un volet indispensable du mouvement de réforme aujourd'hui engagé.
Je souhaite, au travers de celui-ci, reconnaître et valoriser l'engagement professionnel, les compétences, et l'excellence des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Les mesures qui le déclinent ont ainsi pour objectif affirmé d'attirer et de garder les meilleurs d'une génération en rendant les métiers attractifs, en début de carrière et tout au long de celle ci, par un avancement accéléré et une politique indemnitaire de qualité.
Mon action est guidée par la triple ambition d'harmoniser par le haut les grilles de rémunération et les régimes indemnitaires afin de garantir l'équité, de promouvoir une transparence accrue des décisions et de reconnaître la qualité de la recherche.

C'est émouvant, non??

Une fois rangés les mouchoirs, voici ce qui nous est proposé concrètement:

Le document pdf s'intitule "Fiches sur les mesures du plan Carrières". Mais quand on l'ouvre, le titre est: Attirer les talents à l'Université. Déjà, sans être devin, on se dit qu'on est en train de se moquer de nous.
La première proposition est Offrir un vrai contrat de travail pour les Doctorants. Donc, jusqu'à présent, les bulletins de paie que les élus du ministère recevaient ne devaient pas correspondre à un contrat de travail. Plus sérieusement, je sais pertinament que nombre de doctorants préparent leur thèse dans des conditions épouvantables, et je suis ravie de lire que tous auront un contrat de travail. Mais celà signifie t'il que les universités auront obligation de refuser l'inscription d'un étudiant sans contrat? Que nenni, puisque c'est l'inscription qui conditionnera l'accès au contrat! (en tout cas, c'est ce que je comprends)

▪ Le contrat doctoral sera applicable dans les universités comme dans les organismes de recherche, sous la forme d’un contrat de droit public de trois ans, conditionné par l’inscription en doctorat.
▪ Ce contrat pourra être prolongé d’un an pour circonstances exceptionnelles dans le déroulement de l’activité de recherche. Il le sera en outre de droit, en cas de congé de maternité, de paternité, de congé d’adoption ou de congé maladie de longue durée.
▪ La rémunération minimale fixée sur le plan national pourra être augmentée au-delà de ce montant plancher au bénéfice des doctorants et de l’attractivité des établissements.
▪ Le contrat doctoral pourra prévoir que le doctorant assure les missions qui sont le propre des métiers de la recherche, à savoir la valorisation, les missions de conseil ou d'expertise pour les entreprises ou les collectivités publiques, et bien sûr l'enseignement.
Dans le cadre de ce contrat, l'employeur devra proposer au doctorant toutes les formations nécessaires à l'accomplissement de ses missions (préparation de sa thèse et/ou activités complémentaires qui lui sont confiées), et assurer une préparation à l'insertion professionnelle.
De mention d'un salaire minimum décent, d'une indexation quelconque soit sur le SMIC soit sur le point d'indice, aucune trace...
Mais bon, me direz vous, il ne s'agit que de doctorants, pas de personnel permanent.

Nous y voila dans la section suivante, qui concerne la revalorisation des carrières des enseignants-chercheurs. Oyez oyez, futurs candidats, notre gouvernement dans son infinie bonté vous recrutera directement au 2ème échelon. ah non, je plaisantais!!! Vous serez toujours recruté au 1er échelon, mais il ne durera qu'un an (contre deux actuellement). On respire. Mais vous pourrez faire valoir vos activités antérieures (thèse, post-doc, ATER, privé) pour gagner des années d'ancienneté qui vous propulseront dans les hauteurs de la grille indiciaire.
Ce qui donne, toujours selon le document envoyé par notre ministre (le grassage est ministériel),
la rémunération sera augmenté d’autant : rémunération minimale (sur la base du seul doctorat): 2328 € au lieu de 2068 € actuellement, rémunération maximale : 2838 € au lieu de 2328 € actuellement. Au total, au lieu d’être recruté aux premiers échelons du corps des maîtres de conférences, le docteur qui aura eu des expériences professionnelles antérieures, sera reclassé selon le cas, au 2e, au 3e, voire au 4e échelon.


Quelle générosité! Ce recrutement royal ne sera applicable qu'aux concours 2009, mais ils vérifieront que ceux recrutés les années précédentes ne soient pas lésés. Donc, ami post-doctorant, si tu veux gagner ta vie ... ben, vas donc voir dans un autre pays parce que ce n'est toujours pas ici que tu auras des fins de mois sans souffrance.

Ensuite vient l'épisode des chaires université-organismes de recherches. Je vous renvoie chez Anthropopotame et chez le Piou pour mesurer l'impact de la mesure. L'impact réel de la mesure, est que ces postes seront pris sur le contingent des postes CNRS, mais çà on se garde bien de le préciser. Donc, résumons, le CNRS embauche des enseignants-chercheurs qui n'enseigneront pas (non, n'exagérons rien, qui enseigneront peu).
En utilisant les possibilités offertes par les comités de sélection créés par la loi du 10 août 2007, une université et un organisme de recherche pourront recruter ensemble un maître de conférences dont le profil aura été défini dans le cadre d’une politique scientifique concertée :
▪ Ce jeune maître de conférences, recruté à parité par des représentants de l’université et de l’organisme, sera ensuite placé, de droit, en délégation auprès de l’organisme, et déchargé pour 2/3 de sa charge d’enseignement.
▪ Il bénéficiera d’une prime significative de 6 000 à 15 000 € par an (prime de recherche et d’encadrement doctoral) et de crédits destinés à soutenir sa recherche (de 10 à 20 000 € par an), l’organisme remboursant à l’université une quotité de la masse salariale.

Au passage, ce sont les mêmes qui refusent d'acter qu'avec la charge d'enseignement des universitaires, il est quasi miraculeux de faire de la recherche compétitive ...

La mesure suivante concerne l'Institut Universitaire de France (IUF), et donc s'adresse à des enseignants-chercheurs seniors (comprendre professeurs).

Bon, mais et les chercheurs?? On y arrive avec la section suivante, "Accélérer l’avancement de tous les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche en élargissant les possibilités de promotion".
Je traduis, pour ceux qui ne maitrisent pas le langage ministériel: on va augmenter les promotions à masse salariale constante. Donc, pour que je sois mieux payée, désolée les jeunes, mais vous aurez moins de postes. Ah non, tiens, je ne serai pas mieux payée:
Cette mesure s’applique à tous les personnels, c'est-à-dire :
▪ aux enseignants-chercheurs pour l’accès à la hors classe des maîtres de conférences, à la 1ère classe et à la classe exceptionnelle des professeurs ;
▪ aux chercheurs pour l’accès à la première classe des chargés de recherche ; pour l’accès à la 1ère classe et à la classe exceptionnelle des directeurs de recherche;
▪ aux personnels administratifs, techniques et des bibliothèques pour l’accès au grade ou au corps supérieur dans les universités comme dans les organismes de recherche.

Pas d'amélioration du passage CR1 - DR ni MdC-PR ... et toujours pas de création d'une hors classe pour les CR. Bon, c'est plus facile quelque part, je sais que je vais perdre en salaire d'année en année jusqu'à mes 65 (euh 70 merci l'UMP) ans. Sacrément motivant non?

D'ailleurs, histoire que les choses soient bien claires, notre ministre nous donne des exemples:
Exemples pour les enseignants-chercheurs : doublement des taux de promotion
▪ Accès à la Hors classe des Maîtres de conférences : ratio actuel : 10%
Mesures du plan : 15% en 2009, 17,5% en 2010 et 20% en 2011
▪ Accès à la 1ère classe des professeurs : ratio actuel : 10%
Mesures du plan : 12% en 2009 ; 13,5% en 2010 et 15% en 2011
▪ Accès à la classe exceptionnelle des professeurs: ratio actuel : 8%
Mesures du plan : 10% en 2009 ; 12,5% en 2010 et 15% en 2011
Exemples pour les personnels BIATOS : augmentation de tous les taux de promotion
Une grande disparité existe aujourd’hui dans les taux de promotion selon le corps auquel appartient l’agent. Cette situation, absolument inéquitable, ne peut perdurer car elle induit des blocages incompréhensibles pour certains :
▪ taux de passage à la hors classe des ingénieurs de recherche : 4,3%
▪ taux de passage à la hors classe des ingénieurs d’études: 20 %
→ Il s’agit naturellement d’augmenter progressivement le taux de promotion des ingénieurs de recherche en amplifiant une stratégie amorcée dés 2008.

Ne cherchez pas, nulle trace de la situation dans les EPST non universitaires.

Il faut se rendre à la page 13 du document (sur 23) pour arriver enfin à ce qui m'interesse (mon compte en banque): "Les mesures indemnitaires pour les chercheurs"

voila de quoi il s'agit (j'hésite franchement à hurler de rire...)
L’évolution de la prime d’encadrement doctoral et de recherche en une prime d’excellence scientifique permettra d’en faire bénéficier les chercheurs.
Naturellement, les principes d’attribution et les aspects financiers seront strictement identiques pour les enseignants-chercheurs et pour les chercheurs :
▪ Nécessité d’accomplir au moins le tiers d’un service d’enseignement, soit 64 heures TD.
▪ Evaluation tous les quatre ans par une instance collégiale pour avis,
▪ Décision de la direction de l’établissement munie de cette évaluation et des critères validés par les instances de l’établissement,
▪ Modulation possible entre un taux plancher de 3500 euros et taux plafond de 15000 euros.
▪ Possibilités d’abonder l’enveloppe budgétaire grâce aux ressources propres, notamment provenant des contrats de recherche.

Donc, résumons. Si je veux gagner plus, je dois travailler plus (çà me rappelle quelque chose, mais quoi ? ). Pour 64 hr TD, il s'agit de 3800 € (dont on ne sait s'il s'agit de brut ou de net), soit environ 59 € de l'heure. Sachant, que pour assurer 64 hr d'enseignement, il faut compter du temps de préparation, et que l'énervé de service qui tient ses comptes nous indique que pour 44 hr d'enseignement il lui a fallu 78 hr de préparation, gnnnnn règle de trois, compter 113 hr, çà nous met l'heure d'enseignement supérieur à presque 34 €. C'est mon coté épicier, on ne se refait pas; franchement, je ne trouve pas que ce soit attractif.

Compte tenu de l'heure et du fait qu'il me reste environ 10 pages à commenter, je m'en vais saucissonner ce papier.
Suite donc au prochain épisode ...

samedi 1 novembre 2008

Wish List

Cher lecteur, chère lectrice,

Dans un peu moins d'un mois, ce blog soufflera sa première bougie.
A cette occasion, nous aimerions bien que tu t'exprimes un peu (et pas que la petite dizaine de commentateurs réguliers). Comment es-tu arrivé ici, es-tu lecteur occasionnel ou régulier, préfères tu la rive droite ou la rive gauche, doivent elles continuer à cohabiter ???
Autant de questions existentielles qui nous tarautent ...

Mais soyons clairs, ici ce n'est pas l'école des Fans, notre intention n'est pas de nous repaître de commentaires laudateurs (même si nous prendrons plaisir à les lire !), juste de faire connaissance avec toi qui nous lis.

Narayan et Roberta

Houla, la schizophrénie me guette ...

jeudi 30 octobre 2008

Petit retard de biblio

Heureusement que je lis le Piou tous les jours... J'apprends ce soir que je suis en retard sur ma biblio "sauvons Léon". Donc, demain matin j'irai acheter le journal qui en sait plus que les interessés, pour mesurer l'étendue des dégats.

Je suis toujours surprise par les hasards de calendrier cela dit. Quand on sait que nous serons en évaluation AERES (l'agence qui lave plus blanc que blanc) les 16 et 17 décembre, il devenait urgent de relancer le buzz ...

jeudi 23 octobre 2008

Le temps de lire...

... les 63 billets écrits par des magistrats (mais pas exclusivement) en colère contre leur ministre, et je reviens en ligne...
Allez chez Eolas, lisez, et peut être serez vous frappés comme moi des similitudes de l'exaspération de la justice et de la recherche.
Il serait temps que ce gouvernement prenne conscience qu'à traiter comme des moins que rien des personnes qualifiées et motivées par leur métier, l'Etat ne sortira pas vainqueur. Et derrière l'Etat, il y a des citoyens.

lundi 20 octobre 2008

Un nouveau labo

Normalement, on pourrait s'attendre quand on emménage dans de nouveaux locaux réhabilités, à ce que:

1- l'installation corresponde aux plans établis
2- les normes minimales de sécurité en vigueur soient respectées
3- les équipements aient été vérifiés
4- le chantier ait été nettoyé

Mais il faut se rendre à l'évidence, sur les berges de la Mérantaise, ces standards n'ont pas cours. Avec deux ans de retard sur la date prévue, nous avons enfin pu nous installer dans nos nouveaux locaux dont je savais déjà que la pièce principale ne correspondait pas à ce que j'avais demandé.
Il se trouve que la pièce technique est un pur cauchemar. Elle ne ressemble que très moyennement à ce qui était demandé, et surtout elle comporte un florilège de réalisations dangereuses pour les utilisateurs:

- Fil dénudé trainant au sol (bon, en fait pas si grave, vu que la hotte n'a pas été raccordée électricité ... raccordement devant être réalisé en priorité)
- Ma préférée, bloc de prises au dessus de l'évier
- Pas de lumière dans les locaux, rendant les manipulations après le coucher du soleil hum, comment dire aléatoires?
- Trou dans le mur extérieur (30 x 30 quand même), nous permettant d'avoir une chambre froide naturelle, faute d'avoir obtenu l'installation de celle qu'on nous avait promis (trop cher parait-il). Prévoir un budget mitaines et grog pour cet hiver.

Franchement c'est vrai, pourquoi installer deux équipes juniors de biochimie et leur donner des conditions décentes de travail? Nous craignons tous l'évaluation de l'AERES, mais en fait le travail de sape est bel et bien initié au niveau local.

Je ne perds pas espoir que la situation s'améliore dans le moyen terme. J'ai en effet eu l'agréable surprise de voir le vitrier ce matin. Il est finalement venu remplacer un carreau cassé il y a 18 mois, intervention qui avait été reclassée "urgentissime" il y a deux semaines par la responsable sécurité. Donc maintenant, j'ai l'échelle de temps utilisée sur le campus... dans un an, si tout va bien, les locaux devraient être conformes à mes besoins.

Je renonce finalement à publier des photos. Par pitié pour l'honneur de notre institut et de l'université dont il dépend.

dimanche 19 octobre 2008

décriptons le nouveau logotype

Donc le CNRS (le cnrs devrais-je dire) change son image de communication. Un tout nouveau logotype présenté hier ici même dans sa version petit format.
Version grand format, voila ce que çà donne:



Afin de décripter ce visuel, je vous livre ce que le Journal du CNRS nous apprend:

Les lettres sont en minuscule pour démysthifier l'institut et le rendre plus accessible. Dingue, il fallait y penser. Je persiste à dire que je perçois le CNRS comme un truc tout petit avec ce graphisme. Sans compter qu'un acronyme est en général indiqué en majuscule mais bon... Ainsi, pour démysthifier nos différents ministères, je propose qu'on les signale en minuscules, mesr, mae, minefi, rien à dire, tout de suite je m'en sens plus proche.
Les lettres sont inscrites dans une forme arrondie et compacte qui exprime l'unité que conservera le cnrs (va falloir s'habituer à le minusculer...). Je vous passe le reste du signifiant de la forme pas tout à fait ronde, ceux qui veulent tout savoir peuvent aller .
Quant à la barre blanche (qui m'évoque un nez dans un visage triste sur le petit format) elle est remplacée par ce qui devrait être notre leitmotiv à venir "dépasser les frontières" ou en version internationale "advancing the frontiers" (est-ce vraiment correct en anglais? Je trouve que çà sonne bizarre).

Si avec tout çà on ne fait pas de bonne science, c'est que nous sommes vraiment des parasites.

samedi 18 octobre 2008

lifting

Notre bonne vieille maison change son image.
De çà

on passe à çà

Je n'étais pas particulièrement fan du premier, mais depuis 30 ans qu'on l'avait sous les yeux il était devenu indissociable de la maison.
Le nouveau me semble un peu ridicule, et contrairement à l'argumentaire développé par ses concepteurs, je le trouve petit et réducteur. Un tout petit cnrs enfermé dans sa bulle, voila ce que m'évoque ce visuel.
Et vous?

jeudi 16 octobre 2008

ah ben dis donc!!

Bon, le Piou fait du Roberta!! Et moi je fais ma feignasse (normal hein quand on bosse au CNRS..).
Alors allez lire son dernier papier, je n'ai rien à y ajouter, en fait j'aurais presque pu l'écrire si j'avais eu le courage...

Franchement, elle se moque de qui notre ministre (que mille synchrotrons rayonnent sur sa tête1) ?


1 Y a pas de raison qu'il n'y en ait que pour l'autre d'abord!

lundi 13 octobre 2008

Bricol'girls

Certes, je suis silencieuse depuis le début du mois. Mais les journées sont plus que courtes pour qui déménage un labo...

Résumé des épisodes précédents:
Ici, je racontais comment les travaux qui avaient déjà un an de retard allaient tourner au cauchemar
, je confirmais que mes pires prévisions étaient encore trop optimistes
Enfin, j'adoptais une nouvelle stratégie pour pouvoir déménager avant que les locaux précédents ne s'apparentent à un meublé sordide pour clandestins.

Et donc, la semaine du 29 septembre au 3 octobre nous déménageâmes enfin...

Dit comme cela, tout est simple. En fait, la situation fut bien plus éprouvante nerveusement.
Alors que j'étais en congrès aux états-unis, je reçu un appel au secours de mon thésard, à qui on avait dit que le déménagement se ferait le 22 septembre non négociable si l'on voulait l'aide des hommes en bleu. Sauf qu'il était hors de question que j'accepte un tel dictat alors que j'attendais depuis 2 ans. Cette date que l'on tentait de nous imposer tombait pile entre deux avions.
Après un échange de mails d'une amabilité toute relative, et un passage éclair au labo, je réussi à imposer les 29 et 30 septembre comme jours de transumance.

Il me semblait évident que si ce déménagement se précipitait c'est que les travaux étaient enfin fini-n-i-ni.

Je n'ai vraiment pas été déçue!

En deux jours nous avons bougé tout le lourd et tout réinstallé ...
Sauf que les meubles muraux du nouveau labo (choisis début septembre) n'avaient pas été commandés... et donc de rangement aucun. A ce jour, la situation est toujours en stand-by, et la vaisselle stérile entassée dans des cartons qui migrent au gré des besoins en espace des uns et des autres.
Sauf que la cellule informatique qui devait finaliser le cablage, ne m'avait pas prévenue que je devais fournir les cables ethernets, switch et autres gadgets permettant de se connecter, laissant la partie labo coupée du monde (sans téléphone, le responsable ne voyant pas l'intérêt d'un téléphone dans un labo...).
Sauf que les services techniques de la fac ne sont toujours pas venus changer le carreau cassé (tant que le labo était vide, il n'y avait pas urgence c'est logique!) ni élaguer l'arbre dont les branches bloquent deux autres fenêtres.
Sauf que la nature ayant horreur du vide, et mon emménagement ayant tardé, l'espace dans le -80°C qui m'était réservé avait été réquisitionné par une autre équipe. Tout le matériel biologique du groupe est donc localisé dans l'ancien batiment (nous espérons pouvoir faire le transfert cette semaine).

Coté bureaux, guère mieux, puisque j'ai fini par aller chercher scie sauteuse et perceuse chez moi pour terminer l'aménagement des locaux (ce qui m'a valu une engueulade sur le thème "c'est pas à toi de faire çà"; certes, mais quand ceux dont c'est le job ne font pas ...), que j'ai attendu plus d'une semaine les adresses IP pour mes machines, et que j'ai réalisé que nous avions 1 seule clé bureau pour 5 utilisateurs (détail qui a son importance quand celui qui a la clé part en verrouillant sans avoir vérifié qu'il était effectivement le dernier à partir...).

Et çà c'est pour les bonnes nouvelles...

La suite un autre jour, avec photos à l'appui.

Vous comprendrez je l'espère mon absence de communication bloguesque, mais là vraiment, le coeur n'y était pas.

Sinon mes nouvelles recrues sont hyper efficaces et bricoleuses ... heureusement !!

vendredi 10 octobre 2008

Un de plus

Faute de temps, j'arrive un peu après la bataille pour commenter l'attribution du Nobel de littérature à J-M. Le Clezio.
A ma grande honte, je dois avouer n'avoir jamais rien lu de cet auteur...
Comme il n'est jamais trop tard pour combler cette lacune culturelle, toute suggestion de lecture est la bienvenue.

lundi 6 octobre 2008

Cocorico

Deux nobels de médecine en plus pour notre petit pays: Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, pour leur découverte du VIH. Ils partageront la gloire et les sous avec un allemand, Harald zur Hausen, pour sa découverte du VPH.

De l'américain, Robert Gallo, avec qui Pasteur fut en bisbille pour les brevets liés au VIH point de trace. Voilà qui devrait clore définitivement la polémique sur le sujet ...

vendredi 3 octobre 2008

Orange aime ses vieux clients

Bon, tout de suite, je dois avouer qu'à mon retour de vacances j'ai craqué .... j'ai couru dans une boutique Orange m'offrir le petit dernier de la Pomme. Première surprise, le commercial (à vu de nez pas plus de 25 ans) me parle comme si j'étais une demeurée. Bon, certes mon ancien portable est un brin ringard (il me fallait un modèle à grosses touches rapport à la vue qui baisse) et le forfait ante déluvien (jamais changé depuis 2001, c'est dire), sans envoi de sms ! Mais il me convenait fort bien (le forfait) vu que je préfère un clavier d'ordi à un clavier de téléphone pour écrire quelque chose (je ne sais pas parler smeusse, je tape tous les mots en entier, un vrai dinosaure!).
Bref, le gentil garçon me classe illico dans la catégorie "dépassée par le progrès voulant frimer avec un iphone", et donc me parle comme si j'avais plus de 70 ans...

Hors, m'apprend-t'il, je dois changer de numéro de téléphone pour accéder à l'objet tant désiré. Parce que je dois prendre un nouveau forfait, le mien ne pouvant être transféré sur la F1 de la téléphonie mobile (rapport à la 3G ou un truc approchant). Je dois donc résilier mon abonnement actuel, qui se trouve expirer mi-octobre, et ouvrir un nouveau contrat. Le tout me permettant de ne payer QUE 149€ le joujou au lieu de 509€ hors forfait téléphonique (et là, je ne vois pas à quoi çà sert de se payer un iphone, mais c'est une autre histoire).

Très bien lui rétorqué-je, mais le portage de numéro permet de les conserver non?
(vieille peut être, mais quand même un peu au courant)
Ah non, me répond-il, le portage ne s'applique qu'aux clients venant de chez nos concurrents.
Quand je vous dit qu'Orange aime ses vieux clients ...

Là, je dois avouer que j'ai un peu hésité quand même (si vous connaissiez mon ancien numéro, vous comprendriez pourquoi!), mais bon, j'ai franchi le pas du changement de numéro. A l'annonce du nouveau, j'ai pleuré. Il est nul, je ne le mémoriserai jamais même après avoir envoyé un millier de smeusses annonçant à mes différents contacts que j'ai un nouveau numéro.

Lorsque je demandai ensuite au crétin vendeur si je pouvais me servir "worldwide" du bibelot (je ne trouvais tout simplement pas le mot français pour le dire, une semaine d'english speaking m'ayant reconnecté les neurones sur la langue de Shakespeare), j'eu comme réponse "vous parlez un peu anglais vous ? (sourire de tueur de Narayan commençant à ne plus trouver çà drôle) Vous voulez dire dans le monde entier ? ah non".

Comment diable peut on vendre un tel bijou sans rien y connaitre ?
J'insiste, en parlant plus clairement: vous voulez dire que je ne peux m'en servir qu'en France???
Ah... vous voulez téléphoner vers l'étranger ou de l'étranger ?
Les deux mon petit, les deux.
Ben non , ce n'est pas dans le forfait.
D'accord, mais si je paye en plus, je peux le faire non?
Ah bien sur dans ces conditions vous pouvez le faire. Enfin, pas partout. Afrique et Asie sont injoignables à partir de l'iphone.

Après une petite seconde de réflexion pour vérifier que je ne connais personne ni ne compte aller prochainement sur ces deux continents, je finis par accepter le deal, signe le nouveau contrat et paye mon joujou.

Et pour la résiliation de l'ancien contrat ? Ah, il faut que vous téléphoniez au service client parce que nous ne pouvons pas effectuer cette opération (très fort, non? Dans une boutique Orange, vous pouvez vous abonner, pas vous désabonner!).

Rentrée chez moi, je fais un peu bisquer Baloo avec l'objet tant convoité, puis un peu plus tard dans la soirée, j'appelle le service client (signalé fonctionner 7/7 et 24/24 sur mes factures). Je finis par avoir un opérateur qui après m'avoir demandé plein de renseignements, s'enquiert de ma requète (résiliation) et me répond qu'on ne peut résilier un abonnement qu'entre 8 heures et 20 heures !!!

Le lendemain, j'arrive finalement à joindre l'opérateur de résiliation:
Et puis-je savoir Madame, pourquoi vous nous quittez ?
Mais je ne vous quitte pas, en fait je viens d'acheter un iphone et j'ai donc dû prendre un nouveau contrat.
Mais c'est pas possiiiiiiible, c'est vraiment n'importe quoi ! (là je dois dire que j'étais un peu larguée)
Vous pouviez tout à fait faire évoluer votre forfait pour le rendre compatible Iphone. Un forfait xxxx çà ne se lâche pas!

De plus en plus perplexe, je lui dit que de toutes façons je n'avais pas assez de points sur le "changez de mobile" pour faire l'opération à un tarif raisonnable.
Que nenni, me répond-il (enfin pas textuellement, on est chez Orange), nous faisons une offre commerciale pour nos plus anciens clients qui ont un historique de paiement irréprochable (catégorie dans laquelle je rentrais vous l'aurez deviné). Vous seriez passé par le service client, tout aurait été résolu sans problème. En fait, les agences commerciales sont au courant de la promotion, mais comme la rémunération des commerciaux est calée sur les ouvertures de contrats, ils vous racontent n'importe quoi ...

Là j'ai marqué un grand silence ... puis,
Et donc, vous ne pouvez pas rattraper le coup ?
Ben non, c'était trop tard, si encore j'avais appelé la veille .... (je l'ai bien fait crétin, mais la notion du 24/24 chez Orange ne correspond pas à la mienne).

En résumé, Orange ne pratique le portage que pour piquer des clients à la concurrence.
Orange prévoit des conditions avantageuses pour ses anciens clients, mais ne juge pas utile de les prévenir (pas de courrier, pas de mail, pas de sms, aucune information même subliminale sur leur site web, nul à ch.. au demeurant), et quand le client s'aperçoit qu'il s'est fait avoir, n'a pas prévu non plus de geste commercial réparateur.

Quand je vous disais qu'Orange aime ses vieux clients ...

Sinon, l'Iphone c'est trop génial!

C'est la folie dans le labo

Et une structure qui pète, une!!

Bon, manque un petit bout qui résiste, mais normalement il devrait se révéler à nos yeux ébahis très bientôt (les bécanes tournent comme des malades pour boucler la modélisation).

On ne pouvait faire mieux pour la pendaison de crémaillère ... merci les cristallographes!

jeudi 2 octobre 2008

Piouthon

C'est pas cool du côté de la Bay area. Pas cool du tout, vu que le Piou s'est envoyé en l'air grâce à un conducteur imprudent.
On ne peut pas faire grand'chose (sauf à envoyer un kit antidépresseur à base de conserves de La Belle Chaurienne), mais on peut faire un tout petit geste (ou plusieurs) pour l'aider à racheter le matériel détruit dans l'accident: cliquer sur les liens pubs de google, dont la pertinence m'impressionne (clinique du genou, arthrose, prothèses !!).
C'est là qu'il faut aller.

A vos souris, et à votre bon coeur.

lundi 29 septembre 2008

D-day

Aussi incroyable que cela puisse paraître, je suis en plein déménagement de labo...
Juste ce qu'il me fallait pour me remettre dans le rythme après mes voyages de septembre, et surtout juste à temps avant l'arrivée de deux nouveaux gentils membres ce mercredi, on est très joueurs au bord de la Mérantaise !

Je vous rassure, les travaux ne sont pas terminés, disons que le minimum vital est assuré (eau, gaz, électricité .. encore que la pièce machine soit loin d'être fonctionnelle). Il manque les placards, et quelques bricoles, mais bon, on fera sans.

Le vrai miracle est que tout s'est débloqué alors que j'étais aux USA. Tout çà grâce à un ultimatum stratégiquement envoyé à la direction de l'institut (sur le thème, si je n'ai pas déménagé le 30/09, je ne bouge plus dans les nouveaux locaux). Et quand on agace Dieu, il fait tomber sa colère sur ses ouailles ...

J'aurai dû y penser plus tôt ...

vendredi 26 septembre 2008

Mama mia !

Ne plus jamais dire de mal du taxi parisien. J'ai trouvé pire (ou mieux si l'on est adepte des émotions fortes): le taxi Barcelonais...

Sinon, beau temps, mer calme. Côté science en revanche, j'ai rarement été aussi mauvaise lors d'une présentation orale. On va mettre çà sur le compte du jet lag pas tout à fait récupéré. C'est vrai, c'est pas comme si j'avais terminé mes diapos à 2 h du matin pour me lever à 5h30...

mercredi 24 septembre 2008

Je craque

Entre les problèmes de déménagement de labo (que je développerai sous peu) et ma malédiction pérégrine, franchement j'envisage le Prozac ...

Donc, demain matin je dois quitter les berges de la Mérantaise dès l'aube pour aller prendre un avion direction l'Espagne. Par la grâce des marchés publics (que l'université nous impose toujours quand bien même la loi qui l'en dispense est en vigueur depuis un an), je n'ai pas trop mon mot à dire sur le choix du billet (juste le jour et la tranche horaire, ce qui est déjà pas mal en réfléchissant). Bref, je dois donc attraper un vol AF à CDG, double source de problèmes de voyage s'il en est.

Coté AF, tout à l'air normal.
Coté RER, il fallait s'en douter, une nouvelle grève est en vigueur depuis lundi, et comme de bien entendu, la connection RATP-SNCF n'est plus assurée gare du Nord.

J'en suis à me demander si je ne vais pas passer la nuit à l'hotel à Roissy pour être sure de ne pas rater mon vol de 9h...

Vu le nombre de billets qui s'accumulent sur mes galères de déplacements, je vais peut être créer un nouveau libellé...

mardi 23 septembre 2008

ira, ira pas?

Depuis le 9 septembre, la campagne d'inscription sur la liste de qualification est ouverte.
Date de clôture, le 14 octobre 2008, 17h heure de Paris.

Pour participer, c'est .

Perso, je me tâte ...

lundi 22 septembre 2008

Sea Science'n Sun

Voilà qui résume assez bien cette semaine de congrès outre Atlantique. Côté science, j'avoue supporter de moins en moins que ne soit présenté en plénière que ce qui est publié. Quand on est à jour de la biblio, on n'apprend pas grand'chose. Le seul topo présentant des résultats non publiés concernait une hypothèse foireuse qui n'a pas pu être validée (et ce n'est pas faute d'avoir réalisé des milliards de manips plus couteuses les unes que les autres). La nouveauté se trouvait plus sur les posters, et donne une idée de ce qui va bientôt sortir dans la littérature, et qui constituera donc l'essentiel du prochain congrès dans deux ans.

De la science donc, mais également beaucoup d'extra-science:
  1. Les derniers potins des labos, qui est avec qui, qui a quitté qui, éléments essentiels pour ne pas commettre d'impair lors des conversations autour du bar.
  2. Les complaintes sur les thésards et/ou post-docs qui ne sont plus ce qu'ils étaient (comprendre ce que nous étions) puisqu'ils osent prendre des vacances, des week end, et qu'ils passent leur vie au téléphone ou sur msn ... Complainte entonnée par tous les chefs avec qui j'ai abordé le sujet1. Bref, on se demande bien comment les labos américains arrivent toujours à sortir autant de Science ou Molecular Cell.
  3. Les complaintes sur les financements de plus en plus difficiles à obtenir. Là, j'avoue avoir été très surprise car la situation aux USA semble également compliquée, certains groupes qui sont des leaders dans mon domaine se retrouvant dans une situation budgétaire critique.
  4. Les prochains congrès ou l'on va aller, et où l'on se retrouvera pour tenir les mêmes discussions.
  5. Et bien sur, l'élection présidentielle à venir avec beaucoup de pessimisme quant aux chances qu'Obama a de l'emporter ...
Finalement, le seul vrai intérêt de ce workshop c'est de se faire connaitre (ou de se rappeler à la mémoire de certains), et de consolider ou agrandir son réseau, du politique pour au moins 80% donc.

Pour ceux qui n'évoluent pas dans le monde académique, je recommande vivement la lecture de David Lodge:
Changement de décor, Jeu de société, Un tout petit monde (tout particulièrement ce dernier centré sur les congrès).

Du pur bonheur!

1Mon ancien patron de post-doc m'a même dit que lorsque ses 3 PhD students auraient soutenu, il n'en reprendrait pas (they're not enough dedicated to science...), et ne fonctionnerait plus qu'avec des post-docs. Je me demande bien d'où sortiront les post-docs si plus personne ne veut former de doctorants ...

dimanche 21 septembre 2008

çà se bouscule au portillon

A mon tour de piquer ma crise....
Y sont devenu quoi mes lecteurs?? Z'avez vu le lien commentaire???
Franchement, si personne ne juge utile de se manifester, je vais peut-être jeter l'éponge...

Le pied

Quand je pense que des millions de voyageurs doivent se déchausser et déambuler pieds nus dans les aéroports parce que quelques années auparavant un crétin au cerveau reformaté espérait faire sauter un avion grâce à ses semelles piégées, je me dis que son club de fanatiques a remporté une petite victoire.


Note à moi même: ne plus prendre l'avion avec ma nouvelle paire de Converse à double laçage trop cool.

mercredi 17 septembre 2008

The Great Gig in the Sky

Dire que je n'ai chargé aucun morceau de Dark Side sur mon i-machin...
Un de plus à quitter ce qui est toujours malgré les années qui passent mon groupe préféré.
Tchao Rick.

dimanche 14 septembre 2008

Qu’est-ce que je disais …

? Rien de nouveau sous le soleil, la malédiction du voyageur est toujours en pleine activité comme vous allez le constater.

Je suis donc partie à Boston, faire une cure de science de l’autre coté de l’Atlantique. De toutes mes galères d’avion, je pense que ce dernier vol sera dans mes favoris. Environ trois heures après le décollage, nous avons eu une annonce : « y a t’il un médecin dans l’avion ? Si oui, qu’il se fasse connaître de toute urgence ».
A ce moment, je n'ai pu m’empêcher de penser qu’avec ma chance légendaire, le pilote devait être sub-claquant. Fort heureusement, la situation n’était pas aussi dramatique, bien que grave. La chef de cabine de la Business Class avait fait un malaise cardiaque, suffisamment sérieux pour que notre vol soit détourné sur l’Islande. Atterrissage sur l'aéroport de Keflavik, évacuation de la malade, re-fuel, puis attente d’un créneau pour pouvoir décoller vers Boston. A l’arrivée, 4h30 de retard (pour un vol censé durer 8 heures), et donc pas de shopping à Harvard Square …
Il ne me reste plus qu’à croiser les doigts pour le retour.

Bien entendu, nous avions également eu une galère en allant à Edimbourg, mais tellement classique qu’elle ne mérite pas d’être mentionnée.

vendredi 12 septembre 2008

Nouveau monde

Départ demain pour les USA, direction Boston puis Cape Cod, pour 8 jours de workshop ...
Au programme, de la science, encore de la science, rien que de la science.
Voila qui va me faire du bien!
Si en bonus la météo est clémente, ce sera parfait.

dimanche 7 septembre 2008

La rentrée de la rive droite

.. n'a rien eu à envier à celle de la rive gauche.

Outre la gestion psychologique du retour au rythme scolaire,
(le gnome dépèche toi tu vas être en retard; le gnome accélère tu vas être en retard; mais qu'est ce que j'ai fait pour avoir un enfant comme çà qui trouve malin d'être en retard à l'école dès le premier jour ??? en augmentant le volume sonore à chaque intervention puisqu'il est reconnu que le son est très efficace pour rattraper le temps perdu)
la gestion stratégique du remplissage de lave linge couplée au vidage de valise,
la gestion subtile du vide sidéral qui remplissait mon frigo,
(le vide remplit-il vraiment, je m'interroge?)

je devais préparer quelque peu ce week end, consacré exclusivement au jubilé de Baloo.
(comprendre fête le samedi, coma le dimanche, on n'a plus vingt ans ...)

Bref, une semaine d'enfer, où j'ai à peine eu le temps de faire ma revue de blogs et pas du tout le temps de me consacrer aux chroniques. Avec la semaine qui s'annonce, j'ai peur de continuer à avoir une production minimaliste ici bas, et pourtant, ce n'est pas par manque d'inspiration ...

Rentrée sur la rive gauche

Que dire de cette semaine de rentrée, sinon qu'elle a été terrible ?

Premier jour, ouverture de la boite mail ... il m'a fallu la journée pour trier 4 semaines de réception, et je tiens à remercier les ressources informatiques de l'université et l'efficacité de leur filtre anti-spam qui m'auront permis de ne pas manquer les dernières promotions sur le vie à gras, de prendre des nouvelles de Mmes Dallo, Babacar, Dimo et leurs copines qui me promettent régulièrement de gagner une fortune en leur rendant un infime service, et m'évitent la lecture inutile des "table of content" de PNAS, EMBO, Cell, Nature et autres revues perverses.
Passé l'étape de ré-adressage correct des catégories sus-citées, j'ai ensuite découvert que j'avais manqué une réunion importante pour l'évaluation AERES, réunion d'une telle portée stratégique qu'aucun des participants n'a jugé utile de faire un compte rendu pour les irresponsables (dont je fais partie) qui avaient choisi de prendre leurs vacances en Août.
J'ai également découvert avec bonheur que je devais proof-reader un papier, lire, corriger et modifier différents documents pour la veille, approuver des modifications budgétaires, etc etc.

J'ai donc passé 3 jours pleins à gérer les diverses situations qui étaient de fait devenues urgentissimes. Le quatrième jour m'a enfin permis de travailler sur le dernier papier en cours de rédaction, et de passer l'après midi en réunion (chic, çà me manquait).
Il n'y avait pas de 5ème jour, puisque j'avais eu la bonne idée de reprendre le mardi. D'ailleurs si quelqu'un sait mettre les enfants en stase les jours sans école et sans centre de loisir, je suis preneuse.

La semaine qui s'annonce risque d'être tout aussi occupée, avec ce que j'ai programmé (terminer la rédaction du papier), ce qui immanquablement va me tomber dessus en dernière minute, et les préparatifs liés à mon départ en congrès samedi prochain , direction Boston.

Tout bien considéré, et uniquement de ce coté de la Mérantaise, il est clair que disparaitre du monde moderne pendant quatre semaines était une erreur colossale ...

mardi 26 août 2008

Clichés d'Ecosse

Tradition oblige










La cathédrale de St Andrews (enfin ce qu'il en reste ...)

















Vue de Stirling, The Highland cow, William (Braveheart) Wallace

lundi 25 août 2008

Faire et défaire ...

... les valises, c'est toujours être en vacances.

Donc, après avoir vidé les valises écossaises (pulls, chaussettes, KWay), fait tourné deux machines aujourd'hui, je m'apprête à refaire les bagages pour la troisième fois des vacances.

Départ demain pour la Brie, destination certes peu exotique mais excellente pour le repos. J'explique. Je pars avec le Gnome me faire dorloter par ma môman (comprendre, je ne fais pas la bouffe, je ne mets pas le couvert, je ne fais pas la vaisselle, je ne fais RIEN).

Au programme, ballades en vélo si le temps le permet direction le très secret meilleur roncier producteur de mures sauvages, ramassage des dites mures, et confitures, confitures, confitures...

Et deux matinées exclusivement réservées à mon loisir favori, la photo à la chaine de l'état civil ancien d'un village voisin (prévu, la numérisation des registres de 1792 à 1802).

Après tout çà, il faudra se résoudre à rebrancher les neurones "boulot", l'évaluation AERES étant prévue mi-octobre ...

Flowers of Scotland

L'Ecosse c'est beau, mais c'est humide,
mais qu'est-ce que c'est beau, mais qu'est ce que c'est humide...

8 jours bien remplis, un peu de tourisme, un peu de science, re-un peu de tourisme, le tout sous un ciel gris plomb, des trombes d'eau et une température extérieure allant de 13°C les mauvais jours à 18°C LE jour de beau temps (nous étions alors à Edimbourg).

La très bonne surprise de ce séjour, aura été de découvrir que le Haggis, c'est bon! Je ne détaillerai pas sa composition par pitié pour les âmes sensibles, mais moi qui n'aime rien j'ai vraiment regretté de ne pas en avoir plus dans l'assiette.

Nous sommes devenus imbattables sur l'histoire de l'Ecosse. En gros, ils ont passé leur temps à se bastonner entre eux pour savoir qui serait le roi, jusqu'à ce que les anglais mettent tout le monde d'accord ... L'exception notable à ce résumé est la pâté que les Ecossais ont infligés à l'Angleterre (Braveheart pour ceux qui se cultivent uniquement au ciné), et qui est évoquée dans l'hymne "national" écossais, Flowers of Scotland.

O Flower of Scotland
When will we see
Your like again,
That fought and died for
Your wee bit Hill and Glen
And stood against him (ENGLAND !)
Proud Edward's Army,
And sent him homeward
Tae think again.

The Hills are bare now
And Autumn leaves lie thick and still
O'er land that is lost now
Which those so dearly held
That stood against him
Proud Edward's Army
And sent him homeward
Tae think again.


Those days are past now
And in the past they must remain
But we can still rise now
And be the nation again
That stood against him (ENGLAND !)
Proud Edward's Army
And sent him homeward,
Tae think again.

0 Flower of Scotland
When will we see
Your like again,
That fought and died for
Your wee bit Hill and Glen
And stood against him
Proud Edward's Army,
And sent him homeward
Tae think again.


En italique les couplets qui ne sont pas chantés lors des matches, et pour ceux qui veulent entendre ce que çà donne, c'est . Le England entre parenthèses n'est pas dans le texte, mais traditionnellement, les écossais le hurle lors des matches contre la perfide Albion (ils ont la rancune tenace !).

lundi 18 août 2008

Chroniques de la connerie ordinaire

Au bord de la rivière, il nous fut donner de côtoyer la famille candidatant pour le titre de « connard de l’année ». Alors que nous et d’autres parents passions notre temps à expliquer à nos rejetons que jeter des cailloux dans la rivière est certes un jeu passionnant pour peu qu’on soit génétiquement pourvu d’un X et d’un Y, il n’en demeurait pas moins que c’était un jeu con ET dangereux, certains nageurs ayant la stupide habitude de se mouvoir sous l’eau, donc d’être invisible aux yeux de l’apprenti lanceur de poids,
alors donc que nous tentions de tenir notre rôle d’éducateur, cette famille composée d’une brochette d’adultes décérébrés et d’une ribambelle d’enfants entre 18 mois et 15 ans (au jugé) avait érigé comme THE jeu de l’été de caillasser la partie de la famille se baignant.

Quand on a un peu suivi l’actualité fait-divers de l’été, on comprendra pourquoi un tel comportement eu vite fait de me faire voir rouge. A ma grande honte, je me suis abstenue de toute intervention, ayant le secret espoir qu’un de ces crétins se prendrait enfin un galet dans la tronche. L’apprentissage par l’erreur, est un des meilleurs à mon avis.
Làs, les lanceurs étaient d’une telle maladresse que jamais ils n’atteignirent leur but (heureusement soit dit en passant pour les innocents baigneurs qui se trouvaient à proximité).

Cela dit, l’actualité de Bonifacio est dramatique. Lisant les news web sur des sites de haute tenue (LCI, Yahoo, et j’en passe et des meilleures) je suis sidérée de la violence des commentaires laissés par les lecteurs. En bref, laissons ces ados pourrir en prison pour les 20 ans à venir, ils n’avaient qu’à réfléchir. Ben oui, mais le propre de la connerie est que si on réfléchissait …Loin de moi l’idée de ne pas sanctionner ces deux jeunes ados, dont la crétinerie sans borne a conduit au décès d’un bébé. Il me semble malheureusement que la prison n’est pas la bonne réponse, surtout dans ce cas précis où l’incarcération est préventive. On les voit mal retourner demain balancer des pavés dans la mer.
Et surtout, surtout, je suis sidérée de découvrir autant d’adultes responsables et respectueux des lois qui ont été auparavant des ados responsables et respectueux des lois.

dimanche 17 août 2008

Lectures estivales

En 16 jours, j’aurai avalé un certain nombre de pages, avec à la clé finalement pas mal de déception.

Millénium, ou comment ai-je pu me faire ballader ? Bon, je n’ai rien contre les best-sellers, mais forcément j’en attends beaucoup, souvent trop en fait. Bref, j’avais lu le tome 1 en Juillet, et avais été agréablement surprise. Sans états d’âmes, j’ai donc mis les tomes 2 et 3 dans les valises… Franchement, on peut très bien s’arrêter sur le premier. Le deuxième est plus convenu, le troisième limite chiant, sauf deux chapitres en fin de bouquin.

A genoux (M. Connelly) : LA déception du mois. Non pas que l’histoire ne soit pas intéressante, mais le père Connelly, sur ce coup là a fait du service minimum. Un Harry Bosch sans vague à l’âme, ni bitures sur la terrasse en écoutant un standard jazz (enregistrement 1958 sinon c’est nul), ni même engueulade avec la hiérarchie, çà fait bizarre. Ce qui m’a le plus déçu c’est d’avoir dès le deuxième chapitre compris qui était le meurtrier, bien que le mobile m’ai échappé (mais il est d’un tel convenu que j’espérai mieux). Surtout c’est torché, genre je ne vais pas faire 50 pages de plus.

Profondeurs (H. Mankell) : rien à dire, du grand Mankell, d’un déprimant ! Franchement, lire cet auteur ne donne pas envie d’aller vivre en Suède … Bon, un bon roman, d’une tristesse épouvantable (quoique, les ames grises sont bien pire dans le genre). A lire sous le soleil impérativement !

La course au mouton sauvage (H. Murakami) : Génial m’avait dit la libraire… comme somnifère oui, je confirme génial ! Bon, je n’accroche pas du tout à ce livre. Moralité, je l’ai commencé deux jours avant le départ, l’ai laissé tomber en cours de vacances pour lire tous les autres, puis m’y suis remise pour le voyage retour…Et bien, même en voiture je me suis endormie, moi qui suis une passagère flippée incapable de somnoler, on ne sait jamais, la mort pourrait me rattraper pendant le sommeil. Donc toujours pas fini, et à mon avis j’en serai au même point au retour d’Ecosse.

Le vrai problème de tout çà, est que je n’ai plus un seul livre en stock pour la suite des vacances, et pas le temps de passer au ravitaillement. Il me faudra donc soignement choisir quelques compagnons de relecture pour la semaine à venir.

samedi 16 août 2008

Ratatouille

C'est un de mes plats préférés, à réaliser et à déguster.
L'inconvénient, c'est qu'il faut avoir 1h30 devant soi pour se lancer.
L'avantage, c'est que pendant 1h30 on est indisponible.

Voila donc pour les gourmets qui passeraient par là, la recette de la Ratouille1 maison:

Prévoir:
Une belle aubergine
2 oignons jaunes
Un poivron (jaune pour l'esthétique du plat, mais rouge ou vert font l'affaire)
3 courgettes de bonne taille (pas trop grosses)
4 tomates charnues et juteuses (l'idéal est de prendre de l'olivette)

Huile d'olive, sel, poivre, ail, herbes de provence.
1 grande poële, un faitout (en fonte de préférence)

C'est parti pour 1h30 de boulot:

- Couper l'aubergine en rondelles (1/2 rondelles dans la partie la plus large). Les répartir sur un plat, saupoudrer de gros sel. Réserver.
- Emincer les oignons, les faire blondir à la poële dans de l'huile d'olive.
-Pendant qu'ils dorent, débiter le poivron en lamelles puis en dés. Bien ôter les pépins et les parties blanches à l'intérieur.
- Transférer les oignons dans le faitout en les égouttant.
- Faire revenir le poivron dans la poële (ajouter une goutte d'huile si les oignons ont tout bu)
- Pendant ce temps, débiter les courgettes en rondelles fines. Surveillez les poivrons, çà brule très vite...
- Transférer les poivrons dans le faitout en les égouttant.
- Faire revenir les courgettes dans la poële en ajoutant de l'huile si nécessaire. On arrive dans la partie consommatrice de temps, car je fais dorer toutes les tranches sur les deux faces.... donc, peu de courgettes à la fois dans la poële, et retourner chaque tranche une à une...
- Lorsque les tranches sont bien dorées, transférer dans le faitout, et continuer jusqu'à être venu à bout du stock de courgettes.
- Egoutter les aubergines qui ont dû rendre un peu d'eau. Ne pas hésiter à presser les tranches pour qu'elles dégorgent bien. Faire revenir l'aubergine dans la poële en ajoutant de l'huile d'olive régulièrement (incroyable ce que la chair d'aubergine peut pomper comme huile...). Comme pour les courgettes, veiller à ce que les tranches soient dorées des deux cotés.
- Transférer l'aubergine dans le faitout.

- Mélanger tous les légumes revenus à la spatule. Saler, poivrer, ajouter des herbes de provence (il faut être généreux) et l'ail (personnellement, j'utilise l'ail lyophilisée). Les puristes mettront une ou deux gousses d'ail et un bouquet garni, thym, persil, laurier.

- Débiter les tomates en quartiers, les mettre sur les légumes revenus. Couvrir le faitout, cuire 45 minutes à feu doux. Penser à touiller les légumes de temps en temps. Ce qu'il se passe pendant cette dernière étape, les tomates rendent du jus, les légumes rendent l'huile, le tout se mélangeant. Une bonne ratatouille n'est pas sèche, elle est juteuse.

- Après cuisson, soit on est raccord et on consomme immédiatement (je n'y arrive jamais), soit on réchauffe avant de servir...

S'il en reste c'est également très bon froid !

La semaine prochaine, la recette du Haggis, puisqu'après deux semaines dans les collines cévenoles nous partons nous geler dans les Highlands...



1Ainsi nommée désormais, car le Gnome lorsqu'il était plus jeune ne pouvait se sortir du "tatouille", et avait décidé de simplifier en Ratouille.

vendredi 1 août 2008

Transumance

Cré vin dieu!
Voilà l'été, les vacanciers vont arriver
Voilà l'été, les vacanciers vont arriver
Y s'en viennent on sait pas d'où
Y s'en vont par un autre bout
Voilà l'été, c'est l'invasion des vacanciers.

Lucien (c'est mon fils!)
Écris donc "œufs frais" sur la porte
En deux mots imbécile!

C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

Le vacancier du mois d'août, c'est vraiment une race à part
C'est comme des hiboux avec leurs lunettes noires
Y se promènent quasiment nus
On voit plus de poil que de tissu
Moi je rigole quand y s'assoient dans mes gratte-culs.

etc, etc...
Les Vacanciers/ Ricet Barrier

Le blog se met donc au vert pour un mois ... peut être moins si j'ai du courage lors des escales raccordées au monde virtuel ...

mercredi 30 juillet 2008

billet pipole

A la demande générale d'anthropopotame, je vais quelque peu éclaircir la situation familiale de l'auteur....

Donc, je suis mariée à Baloo (qui n'est pas si ours que çà ...)
Nous avons produit le Gnome (8 ans, beau comme un coeur, un peu homme des bois depuis quelques temps)
Nous avons aussi un chat, Oggy, quelques fleurs sur le balcon, et depuis peu une nouvelle voiture !

Dans une vie antérieure, Baloo était l'époux de Madame Ex, dont il a eu deux enfants:

Fifille (aucune inspiration pour lui trouver un surnom adapté) qui n'arrive pas à sortir de la crise d'adolescence malgré les années qui passent...
Le Padawan, dix ans plus vieux que son frère

Donc, les garçons c'est le terme générique adapté pour parler de tous les XY de la maison ... qu'ils y vivent en permanence ou pas.

samedi 26 juillet 2008

consensus

Je voulais

Baloo et les garçons voulaient

Donc nous avons acheté


Logique non?

Conclusion de cette première journée chez le Lion:
Il faut acheter un kit pour qu'elle soit iPod compatible (bande de nazes)

Il faut vraiment que je passe à l'iPhone pour pouvoir moi aussi profiter du bluetooth (oui je sais, toutes les excuses sont bonnes..)

vendredi 25 juillet 2008

En vrac

Ouaip, aïe didite

ce matin j'ai ENFIN réussi à monter la côte finale SANS mettre pied à terre ...

Du coup, je suis vachement moins motivée pour arrèter de fumer.

Demain nous prendrons livraison de notre nouveau petit bijou de technologie automobile, iPod compatible on espère (les discussions avec le vendeur n'étaient pas très limpides sur ce point).

Dimanche nous récupérons le Gnome.

Finalement nos vacances auront été super courtes, et de nouveau nous en aurons profité pour bosser comme des gros nazes au lieu de faire la fête ...

Bon, c'est pas le tout, mais il est temps de rentrer à la maison (tout en descente ou presque, le pied) prendre l'apéro, et faire des adieux émus à notre carosse ...

jeudi 24 juillet 2008

Avant, après

Le dernier post du Piou, m’a inspiré un commentaire fort long, que j’ai décidé du coup de republier ici (p’tite flemme moi avec cette chaleur).
Commencez donc par lire le texte d’origine ici. Ma réaction ne concerne que la partie concernant l'enseignement universitaire en France.

Avant, la formation universitaire permettait l’obtention de cinq diplômes.

Le premier cycle universitaire, permettait d’obtenir le DEUG (Diplôme d’études Universitaires Générales) en deux ans. On avait droit à 1 redoublement (1ere ou 2eme année), soit diplômer en 2 ou 3 ans.
Le DEUG permettait de s’inscrire en Second cycle universitaire, sans sélection (sauf pour les MST, qui ne permettaient pas de contracter une Maladie Se-xuel-lement Transmissible, mais d’obtenir une Maitrise de Sciences et Techniques).

Le second cycle universitaire permettait d’obtenir deux diplômes :
La Licence en 1 an, soit Bac +3 (qu’on pouvait redoubler ou tripler), puis
La Maitrise, en 1 an, soit Bac + 4 (qu’on pouvait également redoubler ou tripler, les deux diplômes étant dissociés).
Il était également possible de passer deux licences ou deux maitrises pour les inconscients courageux.

Une fois la Maitrise en poche, on candidatait pour l’entrée en DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies), première année du troisième cycle universitaire. Seuls les meilleurs des maitrises étaient pris après sélection sur dossier et entretien.

A titre d’exemple, j’ai obtenu une Maitrise de Biochimie de l’Université Paris VI. Nous étions environ 180 étudiants en maitrise, dont un tiers primants, doublants et triplants confondus a obtenu le sésame (environ 90). Chaque DEA accueillant environ 20 étudiants (toutes universités confondues). Ainsi, dans le DEA que j’ai suivi seules 3 places étaient réservées aux étudiants de Paris VI sur un total de 24… En d’autres termes, les 90 lauréats n’entraient pas tous en troisième cycle.

Ensuite, il « suffisait » de sortir dans les premiers de la promotion de DEA (autour de 20), pour obtenir une bourse de doctorat, la bourse étant attribuée principalement au mérite de l’étudiant, et accessoirement au sujet de thèse qu’il avait choisi (par exemple, une de mes amies ayant suivi le DEA de virologie dont elle était sortie 2eme, s’est vu refuser sa bourse de thèse parce qu’elle avait choisi un sujet d’immunologie).
Une fois attribuée la fameuse bourse de thèse du ministère (dont le nom changeait en fonction de l’inspiration des gouvernements) on avait deux ans, renouvelable une troisième année, pour obtenir des résultats brillants nous promettant un avenir radieux permettant de partir en post-doctorat à l’étranger, l’ANR n’existant pas encore.

Après, on est passé en LMD. (je copie le commentaire laissé chez le Piou, j’ai la flemme de ré-écrire)

L = licence, obtenue après 3 ans d'études (L1, L2, L3); exit le DEUG.
M = Master, obtenu après 2 ans d'études (M1, M2); exit maitrise et DEA
D= Doctorat, en principe à boucler en 3 ans.

Bon, ce n'est pas que du marketing. Parce que les gus qui ont une licence, s'inscrivent en master (il y a un tri des dossiers en théorie, mais vu les baisses d'effectif... c'est un peu l'école des fans). Le master est un diplome en 2 ans. Donc, si tu as ta 1ere année, tu passes en 2eme (celle qui remplace le DEA). Bref, plus de sélection pour cette année de préparation à la recherche. En revanche, c'est toujours sur le principe du DEA, cours/TP recherche, séminaires, et stage labo. Soutenance orale et écrite. Si tu foires ta 2eme année (çà arrive …) tu redoubles ! Inutile en revanche de vouloir tenter d’obtenir une bourse de thèse dans ce cas.

Tout çà pour dire, que des blaireaux t'en voit pas mal en M2...

Pour avoir une bourse de thèse, il ne suffit plus d'être bien classé en Master (donc différent du DEA). Il faut passer le concours de l'école doctorale. Et là (au moins dans l'ED dont je dépends) c'est le délire total! Parce que c'est franchement d'un niveau 2 à 3 log au dessus du master, et qu'on demande aux impétrants de maitriser leur sujet de thèse du bout des doigts (celle là même qu'ils n'ont pas encore commencé...). Il faut avoir prévu le plan B, au cas où le projet ne marcherait pas comme prévu, etc etc...
Vu la longueur de mon commentaire, je vais me le poster chez moi, hein...avec deux ou trois détails de plus du coup !

Alors, c'était-y mieux avant ou après? difficile de trancher. L'objectif était d'harmoniser un peu les formations universitaires en Europe. Un des grosses différences avec le système précédant, est que chaque année il faut obtenir un certain nombre d'ECST (si des universitaires pouvaient me donner la traduction...). Donc, théoriquement on gagne en flexibilité. 60 ECST de l'université de Lamotte-Beuvron seront reconnues partout (enfin, il parait... j'ai un peu de doutes sur la question). Ainsi, au lieu d'avoir trois enseignements en maitrise, ils en ont 150 beaucoup en M1, composés d'EC courtes et d'EC longues (50 heures d'enseignement). Nos amis professeurs ont du se casser la tête pour découper leurs enseignements précédents. Le résultat est un morcellement complet, qui fait que trouver deux gus qui ont suivi exactement le même parcours relève de l'exploit.

Pour conclure, je pense qu'il est encore un peu tôt pour faire un bilan (chez nous, la réforme a 4 ans, autrement dit, on verra sortir les premiers doctorants à la fin de l'année. Ce qui est cependant très perceptible c'est la différence notable de niveau et d'implication qui existe entre le M2 et le DEA.

mercredi 23 juillet 2008

SOS plomberie

Je fais face à de sérieux problèmes de tuyaux.

J'adore les purifications, toujours une galère à l'horizon.
Quand la pression monte, le débit doit baisser...
Et 0.2 ml/min c'est bien moins rapide que 0.5 ml/min...

Pourvu que çà ne colmate pas, pourvu que çà ne colmate pas.

Heureusement que je n'ai pas d'horaire cette semaine. Mais bon, j'aurai préféré une soirée ciné ou resto (surtout resto, le frigo est vide) à une soirée labo ...

dimanche 20 juillet 2008

T'as voulu voir Vierzon...

Ben en fait, non pas trop, mais je n'ai pas eu le choix...

Ce matin le Gnome partait en colo. Lever 7h30, préparation un peu au radar, nous avions rendez vous à 8h45 pas très loin de la maison.
8h30, brossage de dent Gnomesque, et ...
Papa, il y a un truc qui me gratte dans le cou
Auscultation paternelle suivie d'un
Mais c'est quoi cette merde ?
Contre expertise maternelle, verdict
P de B de M ... c'est une tique
(la salope s'était planquée dans la nuque sous les cheveux)
Aussitôt panique à bord, parce que la tique chez nous on n'aime pas, mais alors pas du tout. Appel à la maison médicale de garde, consultation téléphonique (surtout, n'y touchez pas - ben non puisqu'on appelle...), conciliabule médical se concluant par
Il faut que vous alliez au urgences pédiatriques
Bien, super, mais alors pour un départ à 9h30 çà va pas le faire ...

Nous sommes passés prevenir les accompagnateurs que nous devions aller à l'hopital avant de leur confier notre petit, et qu'il y avait de fortes chances que nous ne puissions être revenus à temps.
Puis nous sommes allés perdre une heure aux urgences (ben non, Doug Ross n'était pas de garde), heure pendant laquelle la saloperie de tique overdosée au sang de mon fils lassée d'attendre le doc s'est décrochée seule, et traine donc désormais quelque part dans un couloir du service de pédiatrie.
Après deux avis médicaux, il a finalement été décidé de pratiquer 10 jours d'antibiothérapie à haute dose (merci les docs de ne pas vouloir prendre de risques, sérieux je vous aurai presque embrassées).
Ensuite, chasse à la pharmacie de garde, puis départ pour Lamotte-Beuvron (à proximité de Vierzon). Il n'y a jamais que 2 heures d'autoroute ... 4 avec le retour...

Franchement, on n'aurait pu trouver mieux comme activité pour notre premier jour de vacances (par vacances, comprendre semaine sans enfant ...)
Et au retour de colo, coupe para pour le Gnome

samedi 19 juillet 2008

Mission impossible

Sur les berges de la Mérantaise, nous sommes plutôt enclins à télécharger légalement.

Ainsi, nous sommes de fidèles clients de l'iTune Music Store.
Nous sommes également de grands fans de Lost (vous allez voir le rapport très vite).

La saison 4 vient de commencer sur TF1, chaine que nous ne regardons au demeurant quasiment pas vu l'indigence des programmes proposés. Par un malheureux concours de circonstances, nous n'étions pas chez nous les deux derniers week ends, et avons totalement oublié de programmer le magnétoscope pour pouvoir visionner les épisodes un soir de semaine.

Je me suis donc mise en quête d'un moyen d'obtenir les 4 épisodes ratés. C'est ainsi que j'ai pu trouver que la chaine sus-nommée proposait un service de VOD, moyennant un cout modique (2€ l'épisode).
Amère constatation, je dois payer pour avoir le droit de regarder pendant 48 heures un épisode que j'aurais pu regarder ad nauseam si j'avais plus de mémoire qu'un poisson rouge.
Néanmoins, hier soir je me suis lancée dans la récupération des épisodes.

Première étape: créer un compte. Je remplis minutieusement le questionnaire, et choisis de NE PAS m'abonner à la newsletter. Réception du mail de confirmation:

Cher(e) client(e),

Félicitations, votre inscription au site TF1VISION et à sa newsletter est validée.

Voici le rappel de vos identifiants :

(...)

Vous serez régulièrement informé de nos offres spéciales et de notre actualité !

Merci de votre confiance.

L’équipe TF1VISION.

Dire que çà m'énerve est un euphémisme...
Néanmoins, je décide de continuer, et là l'aventure a pris un coté, comment dire..... merdo-softesque.

Deuxième étape, vérification du système d'exploitation: je me fais recaler, le seul système supporté est windows XP (donc utilisateur sous vista, tu te feras également jeter...)
Comme je suis du genre tétue, je suis allée faire les yeux doux à Baloo pour qu'il me laisse poser mes doigts effilés1 sur son clavier relié à une bécane homologuée. Et tout allant pour le mieux, nous passons l'inspection.
Troisième étape, validation du navigateur: de nouveau jetée, puisque nous avons le mauvais gout de préférer Firefox à IE...
Retour à la case départ, en lançant le navigateur ad hoc. Moment de joie intense quand je valide les trois premiers tests... làs, nous voila recalés au 4ème qui vérifie le soft de lecture, un truc répondant au doux nom de WMP, si vous voyez de quoi je veux parler... Et oui, soit disant notre version est trop ancienne pour nous permettre de lire le fichier que nous finirons peut être par acheter...
Ne reculant devant aucun sacrifice, Baloo décide de charger la dernière version du soft en question. A partir de là, la situation m'a quelque peu échappé, trente milliards de fenêtres s'ouvrant pour nous demander si nous voulions réellement entreprendre l'action que nous avions commandé, et tous les risques liés à ladite action, bref, du merdosoft dans toute sa splendeur...
Bilan de presque deux heures de bataille acharnée: nous avons réussi l'upgrade, qui pour une raison qui m'échappe n'a pas été reconnu par le site. Donc impossible d'acheter les épisodes convoités. De plus toutes les tentatives pour désinstaller la version WMP qui cause problème ont échoué, la version la plus récente étant systématiquement restaurée (merci qui?).

Au final, force m'est de constater que l'honnêteté n'est pas vraiment récompensée, et que si je veux voir les quatre premiers épisodes manqués, il me faudra m'orienter vers une autre solution....

1Penser à arrêter de lire B. Cartland à l'occasion...

mise à jour: après 24 heures de recherches laborieuses n'ayant abouti à rien, je viens de trouver (enfin) un moyen légal de voir les épisodes ratés. Je suis furieuse de ne pas y avoir pensé plus tôt. Mais c'est sans surprise finalement... merci la pomme !

jeudi 17 juillet 2008

Demandez le programme

Plus que deux semaines pour plier le premier jet d'un papier, et faire les manips que je n'ai pas le temps de lancer hors période d'été traditionnellement plus calme.

Autant dire mission impossible...

Après, deux semaines de vacances (fromage de chêvre, kayak, bulle)

Une semaine de congrès en Ecosse

Re-une semaine de vacances (confitures, vélo, archives)

Rentrée des classes, deux semaines d'écriture

Une semaine de congrès à coté de Boston
(d'ailleurs si mes lecteurs de la Boston area avaient une adresse d'un hôtel correct et pas trop cher pour une nuit à Boston ... )

Deux jours de remise en forme

Cinq jours de congrès en Espagne

Arrivée de deux nouveaux gentils membres dans le groupuscule

Ben je vais pas m'ennuyer moi... m'est avis que demain je vais m'apercevoir qu'on est déjà le 1er octobre...

Deux sur trois

Bilan du 1er semestre 2008:

Un papier accepté (voila qui me rapproche du statut de publiant...)

Demande de création d'équipe acceptée

Demande de financement ANR planté


Sentiment plus que mitigé, il faut que j'accélère ma production, j'écris trop lentement.
Il faut aussi que j'obtienne un financement l'an prochain, c'est impératif sinon en 2010 je me mets au macramé.

Bon, ben je vais retourner à mes publis alors...

Drame existentiel

L'iPhone 3G vient de sortir aujourd'hui.

C'est la première fois que je flashe sur un téléphone portable (mais est-ce vraiment un téléphone, je vous le demande ?)

Le prix a considérablement baissé depuis la sortie du 1er iPhone.

Le premier forfait est toujours surdimensionné pour mon utilisation.

Oui, mais, il me fait VRAIMENT envie...

Oui mais, la compatibilité ordi nécessite au minimum l'OS 10.4.1, et j'en suis toujours au 10.3.9 sur le power book...

Bref, si je veux craquer sur l'iPhone, il faut que je change d'ordinateur portable....

Et là du coup, ce n'est plus du tout raisonnable.

C'est vraiment dur d'être Mac-addicted...

lundi 7 juillet 2008

Même pas drôle

Ce soir, j’ai fait un flop. Un de ceux dont on a du mal à se relever.

Flash back : le diner, au moment du dessert (des fraises à la chantilly). Soudain, le Gnome se penche sur son assiette, pour humer le mélange. Et là, le réflexe atavique, directement issu du cerveau reptilien… je lui pousse la tête dans la chantilly.
Il n’a pas trouvé çà drôle, son père non plus d’ailleurs (moi en revanche…)
Il a quitté la cuisine en courant, et est parti pleurer dans sa chambre.
De là il a hurlé
Je ne mangerai PLUS JAMAIS de fraises à la crème fouettée !

J’ai donc dû me fendre d’une autocritique, et présenter mes plus plates excuses.
Cà n’a pas suffit.
Il a décidé de m’infliger une punition.
Après une longue réflexion, il a finalement choisi de me condamner à écrire 50 fois
Je ne mets pas la tête des autres dans leur assiette.

Aucun humour ce môme…

vendredi 4 juillet 2008

Pourquoi tant de haine?

Je découvre un peu en retard un article du Monde intitulé « Le CNRS adopte une réforme qui évite son démembrement ». Ce n’est pas tant l’article qui m’a perturbé, que les commentaires des lecteurs. Je pensais que le Monde était un journal plutôt de centre gauche, lu par un lectorat plutôt situé dans les catégories dites intellectuelles. A la lecture des commentaires, je vais quelque peu réviser mon opinion.

Malheureusement, il n’est possible de laisser une contribution que lorsqu’on est abonné au journal. Et je n’ai aucune intention de prendre un abonnement dans l’unique but de répondre à des personnes qui de toutes façons ne liront pas ma réponse, ou bien penseront que je mens, ou que je suis atteinte de corporatisme aïgu, ou…. Toute ressemblance avec une situation récente n’est absolument pas fortuite. De part et d’autre, c’est la même intolérance.

Ici, je suis chez moi, et je ne vais pas me priver de reprendre certains arguments et d’y répondre.


De l’incapacité des chercheurs à produire des résultats:
(fautes d’orthographe d’origine)
« que l'on casse cette clique qui, en cinquante ans, n'a produit en France aucune decouverte majeure dans aucun domaine »
« Effectivement, il faut cesser de qualifier ces gens de "chercheurs". On a besoin de "Trouveurs". Comme personne n'est capable de lui fixer des objectifs, qualitatifs comme quantitatifs, le CNRS vogue vaguement, ne faisant parler de lui que lorsque ses mesquins avantages sont remis periodiquement en question. »
« PICASSO aimait dire "je ne cherche pas ! je trouve" tout le contraire des fonctionnaires du CNRS qui eux pouraient s'exclamer en coeur " on ne trouve RIEN on cherche !!! " »
« ce que refusent de voir la pluspart d'entre vous, c'est que la recherche française n'est PAS à un niveau mondial convenable. »

Bon, donc nous ne trouvons rien, nous ne produisons rien de correct et ce depuis la nuit des temps. Laissons de coté les prix Nobel et médailles Fields.
Morceaux choisis sur 2008 (source journal du CNRS):

Juillet 08 : James Badro, chargé de recherche du CNRS à l'Institut de Minéralogie et de Physique des Milieux Condensés, médaille de bronze 2007 du CNRS, lauréat "Jeunes Chercheurs" 2008 de l' ERC, vient de se voir attribuer la médaille Macelwane de l'AGU (American Geophysical Union), la plus haute distinction pour un jeune géophysicien aux Etats-Unis. Il est le 2e Français à recevoir cet honneur depuis la fondation de la médaille en 1962.
Juillet 08 : Cancer du sein : Comment les cellules tumorales rompent les amarres pour aller former des métastases. L'équipe de Philippe Chavrier, directeur de recherche CNRS, vient de découvrir une des « clés » permettant aux cellules cancéreuses mammaires de briser les liens qui les relient à la tumeur.
Juin 08 : Un logiciel pour mieux diagnostiquer la maladie d'Alzheimer au stade précoce. Des chercheurs CNRS du Laboratoire de neurosciences cognitives et d'imagerie cérébrale ont mis au point un logiciel de traitement d'images permettant la mesure automatique du volume de l'hippocampe, une structure cérébrale atrophiée aux premiers stades de la maladie d'Alzheimer. A l'avenir, cet outil pourrait aider efficacement les médecins à établir un diagnostic précoce de cette maladie.
Juin 08 : Du nouveau dans les premiers peuplements eurafricains ? Une mandibule complète d'Homo erectus a été découverte par une équipe franco-marocaine co-dirigée par Jean-Paul Raynal, directeur de recherche au CNRS.
Juin 08 : le glaciologue Claude Lorius, directeur de recherche émérite CNRS, est le premier français à recevoir le Prix Blue Planet, l'une des plus prestigieuses récompenses internationales dans le domaine de l'environnement.
Fevrier 08 : Joseph Sifakis, directeur de recherche au CNRS médaillé d'argent du CNRS en 2001, vient de se voir décerner le Prix Turing 2007, la plus haute distinction en Informatique, prix prestigieux considéré comme l'équivalent du prix Nobel de ce domaine.

Je pense que cela se passe de commentaires supplémentaires.

Des salaires et de la sécurité de l’emploi :
« Que des gens puissent choisir de se faire payer à vie par ceux qui bossent et produisent […] »
« Les chercheurs à vie peuvent continuer à dormir tranquille, leur statut n'est pas menacé »
« il suffit de rencontrer des gens du CNRS quand on bosse en entreprise pour comprendre leur rejet du monde réel (sauf leur paie) »
« Derrière quelques pointures scientifiques de renommée mondiale se cachent la forêt des petits malins, bien ou moyennement payés, qui profitent d'un système […] »

J’ai fait 10 ans d’études après le bac, je me suis expatriée deux ans aux USA. J’ai eu mon premier emploi stable à 30 ans. J’ai dû, à plus de 40 ans, repasser un diplôme pour pouvoir continuer à encadrer des doctorants.
Lorsque je suis entrée au CNRS, j’ai consenti une baisse salariale de plus de 20%.
Je suis en poste depuis 17 ans, et depuis un an j’ai terminé ma carrière en terme de rémunération. Ce qui signifie que les 18 prochaines années seront à salaire constant.
A l’heure de la retraite, n’ayant cotisé que 38 ans (35 ans de CNRS plus 3 ans de doctorat), je me verrai appliquer une décote non négligeable. Et vous savez quoi ? J’ai de la chance ! La moyenne d’âge au recrutement ne cesse de s’élever (je dirai à la louche autour de 35 ans).

Je suis royalement payée 24€ net de l’heure (primes incluses) sur la base de 38h30 hebdomadaire. Mes semaines de travail se trouvent être bien plus entre 42 et 45 heures, ce qui veut dire que je travaille plus pour gagner moins.

N’importe quel cadre d’une banque doit avoir un salaire équivalent voire supérieur au mien, un travail à vie (un CDI quoi !), et profite d’avantages réels (faibles taux d’intérèts sur les emprunts, 13ème voire 14ème mois…). Qui s’insurge de cette situation ?

Alors qu’on me parle de ma paie, qu’on considère que je suis bien payée, que je profite du système me fait vomir. Lequel de ces donneurs de leçons aurait accepté de partir vivre à l’étranger sur un contrat où du jour au lendemain on peut être remercié ? Lequel de ces donneurs de leçons accepterait d’aller travailler le week end, ou de passer ses soirées à tenter de rattraper le retard accumulé, sans envisager une minute que cela conduise à un meilleur salaire ou à des jours de récupération ? Lequel de ces donneurs de leçons accepterait à niveau socio-professionnel équivalent d’avoir un salaire horaire à peine deux fois supérieur au salaire que demande une femme de ménage en région parisienne ? Malgré tout, les revendications des chercheurs n’ont jamais concerné leur salaire, mais se sont toujours concentrées sur les crédits leur permettant de travailler.

Croyez vous que nous faisions ce choix pour profiter du système ? Non, aussi stupide que cela puisse paraître, c’est parce que nous aimons la science, que nous sommes avides de connaissance, que nous avons foi en l’avenir. Et pour cela, nous sommes prèts à consentir d’énormes sacrifices dans notre vie privée, et pas seulement pécuniers.

Nous ne demandons pas qu’on nous admire ou qu’on nous sanctifie, nous demandons juste qu’on cesse de nous mépriser.

mercredi 2 juillet 2008

Libertad !

Ingrid Betancourt vient d'être libérée après plus de 6 ans de captivité.

Je renonce à trouver les mots justes pour célébrer cet évènement. Le seul qui tourne et retourne dans ma tête est

ENFIN....

Qui l'eut cru?

En lisant un article du Point, j'apprends que
les reponsables militaires considèrent que le processus de réforme a été très mal engagé, même s'ils n'en contestent pas la nécessité sur le fond.

Incroyable, cela fait un point commun entre les chercheurs et la grande muette....

mardi 1 juillet 2008

Nouveau plan stratégique au CNRS

Je viens de télécharger le plan stratégique du CNRS adopté ce matin par le CA. Le temps de lire et digérer ses 54 pages, et j'essaierai d'en faire une présentation.
Mais pas ce soir, car j'ai une soirée "de filles", et qu'on a des trucs autrement plus importants à discuter que la réforme de la maison....
Pour ceux qui ne peuvent pas attendre, vous le trouverez .